Le Palais de la culture n’a plus de Directeur. Le locataire des lieux démissionnaire, Sidiki Bakaba, a rangé, lundi dernier, toutes ses affaires qui étaient dans son bureau. Le comédien directeur général, par cet acte, vient de mettre en exécution sa volonté de partir du joyau architectural de Treichville. Hier, ses bureaux étaient hermétiquement fermés. Pour en arriver à cette décision extrême, l’homme de théâtre avait déposé le 18 avril, à la Présidence de la République, une lettre de démission. Depuis cette date jusqu’à ce jour, il n’a reçu aucune réponse ni favorable, ni pour l’en dissuader. Ce silence a suffi pour que l’un des plus grands comédiens du continent décide de prendre en main son destin, c’est-à-dire partir du temple qu’il a dirigé pendant dix ans.
Interrogé sur le bien-fondé d’une telle décision, l’artiste, avec le franc-parler qu’on lui connaît, ne transige pas : «On n’humilie pas un homme de ma trempe. J’ai déposé une lettre de démission depuis deux mois, personne ne m’a répondu. C’est à croire que je n’intéresse personne. Pour moi, je considère que c’est un mépris pour ma personne». Avant de poursuivre : «J’ai beaucoup donné à mon pays pour qu’on me traite comme un moins que rien. Je fais partie de ceux qui ont sauvé la patrie. Je suis le père de «La victoire aux mains nues». Je suis la main de Dieu. Je pense qu’on aurait dû prendre cela en compte. Je ne mérite pas qu’on me méprise et qu’on me salue différemment».
Dans sa colère, il ne manque pas de dénoncer la gestion de son cas au niveau de la Présidence, qui se fait par personnes interposées. «Je voulais un dialogue direct avec le Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, qui est mon grand frère comme il aime à le dire. Je pense que je le mérite. Mais, à chaque fois, on m’empêche de le voir».
M. Bakaba n’a pas apprécié la façon dont le dossier du changement de statut du Palais de la culture a été géré. «Si c’est ma personne qui retarde l’application des arrêtés, je pense qu’il vaut mieux que je parte. Je ne suis attaché à aucun poste. Dans ma culture, on respecte la parole. C’est pourquoi, je ne peux pas accepter d’être un poids pour un changement. J’ai donc pris la décision de partir du joyau architectural afin d’aller continuer ma carrière. Vous savez que j’ai tout perdu sur ce plan à cause du Palais de la culture. Je pense que j’ai joué ma partition, il est temps que je m’en aille. En Afrique il faut que l’on apprenne la culture de la démission quand ça ne va pas».
Au niveau du ministère de la Culture et de la Francophonie, la décision de Sidiki Bakaba semble être une surprise. Le directeur de cabinet, Yves-Marie Kossonou, dira d’ailleurs : «C’est vous qui venez de m’apprendre qu’il a ramassé ses affaires de son bureau. Récemment, nous avions eu une séance au cabinet. Je pense que quand le ministre sera là en fin de semaine, il essayera de plancher sur le dossier».
Issa T. Yéo
Interrogé sur le bien-fondé d’une telle décision, l’artiste, avec le franc-parler qu’on lui connaît, ne transige pas : «On n’humilie pas un homme de ma trempe. J’ai déposé une lettre de démission depuis deux mois, personne ne m’a répondu. C’est à croire que je n’intéresse personne. Pour moi, je considère que c’est un mépris pour ma personne». Avant de poursuivre : «J’ai beaucoup donné à mon pays pour qu’on me traite comme un moins que rien. Je fais partie de ceux qui ont sauvé la patrie. Je suis le père de «La victoire aux mains nues». Je suis la main de Dieu. Je pense qu’on aurait dû prendre cela en compte. Je ne mérite pas qu’on me méprise et qu’on me salue différemment».
Dans sa colère, il ne manque pas de dénoncer la gestion de son cas au niveau de la Présidence, qui se fait par personnes interposées. «Je voulais un dialogue direct avec le Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, qui est mon grand frère comme il aime à le dire. Je pense que je le mérite. Mais, à chaque fois, on m’empêche de le voir».
M. Bakaba n’a pas apprécié la façon dont le dossier du changement de statut du Palais de la culture a été géré. «Si c’est ma personne qui retarde l’application des arrêtés, je pense qu’il vaut mieux que je parte. Je ne suis attaché à aucun poste. Dans ma culture, on respecte la parole. C’est pourquoi, je ne peux pas accepter d’être un poids pour un changement. J’ai donc pris la décision de partir du joyau architectural afin d’aller continuer ma carrière. Vous savez que j’ai tout perdu sur ce plan à cause du Palais de la culture. Je pense que j’ai joué ma partition, il est temps que je m’en aille. En Afrique il faut que l’on apprenne la culture de la démission quand ça ne va pas».
Au niveau du ministère de la Culture et de la Francophonie, la décision de Sidiki Bakaba semble être une surprise. Le directeur de cabinet, Yves-Marie Kossonou, dira d’ailleurs : «C’est vous qui venez de m’apprendre qu’il a ramassé ses affaires de son bureau. Récemment, nous avions eu une séance au cabinet. Je pense que quand le ministre sera là en fin de semaine, il essayera de plancher sur le dossier».
Issa T. Yéo