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Sciences Publié le dimanche 26 septembre 2010 |

Nature - Des scientifiques retrouvent trois espèces d’amphibiens

© Par DR
Semaine de la recherche: le Prix de la recherche (SEPRI) lancé
Abidjan, palais de la culture, les 6, 7 et 8 juillet 2010.
zegreenweb.com - Une équipe de scientifiques de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) et de l’organisation Conservation international vient d’annoncer la découverte de trois espèces d’amphibiens que l’on croyait perdues à jamais.

Ces experts sont partis à la recherche d’une centaine d’espèces préjugées éteintes en Amérique Latine, en Asie et en Afrique (dix huit pays). Une expédition d’autant plus bienvenue que plus d’un tiers des amphibiens – qui sont les plus primitifs de tous les vertébrés terrestres – sont menacés d’extinction à cause de la perte de leur habitat, du changement climatique et des maladies.

Les recherches se sont concentrées sur des espèces dont certaines n’avaient pas été vues depuis plusieurs décennies. Ainsi la salamandre du Turkestan (région d’Asie centrale), dont la dernière observation remontait à… 1909.

L’équipe a donc pu retrouver trois espèces d’amphibiens : la salamandre aux pieds écartés (Chiropterotriton mosaueri - qui n’avait plus été vue depuis 1941) observée au Mexique et deux espèces de grenouilles établies dans l’ouest de l’Afrique. En Côte-d’Ivoire, les experts ont repéré dans un marais près de la frontière libérienne la Grenouille des roseaux du mont Nimba (Hyperolius nimbae), une petite grenouille marron. Cette espèce-ci avait été observée pour la dernière fois en 1967. En République Démocratique du Congo (RDC), les scientifiques ont découvert la Grenouilles des roseaux ‘Omaniundu’ (Hyperolius sankuruensis), parsemée de petites tâches vertes presque fluorescentes et qui se faisait désirer depuis 1979. Selon David Sewell, scientifique qui étudie la conservation des amphibiens à l’Ecole d’Anthropologie et de conservation à l’Université de Kent (Grande-Bretagne), ces minuscules amphibiens vivent en effet le plus souvent sous les rochers dans les ruisseaux et sont particulièrement difficiles à observer.

« (Re)trouver trois espèces d’amphibiens relève déjà de la prouesse, mais quid des quatre-vingt dix-sept autres ? (…) La plupart d’entre elles sont probablement éteintes », a reconnu David Sewell.

Des découvertes encourageantes

Parmi les espèces qui n’ont pas été retrouvées lors de l’expédition, certaines comme la grenouille à incubation gastrique, qui vit en Australie, pourraient être très utile pour la recherche en médecine. Elle pourrait en effet aider à comprendre comment la grenouille atténue la production d’acide chlorhydrique dans l’estomac, et une telle découverte pourrait aboutir à un traitement de l’ulcère de l’estomac chez l’homme. Les chances de la retrouver sont toutefois infimes dans la mesure où elle n’a plus été vue depuis 1985 et est inscrite sur la liste rouge de l’UICN.

Trevor Beebee n’en reste pas moins optimiste. D’après ce généticien à l’Université du Sussex (Grande-Bretagne), on ne peut pas affirmer que toutes les espèces ont disparues compte tenu du milieu hostile et difficile d’accès pour l’Homme dans lequel elles vivent.

Souvent méconnus du grand public, les amphibiens sont pourtant très utiles pour les humains. Ils sont en effet d’excellents prédateurs d’insectes qui véhiculent des maladies ou qui ravagent les récoltes agricoles. Les amphibiens sont aussi de parfaits baromètres de la santé des écosystèmes, étant particulièrement sensibles au réchauffement climatique et à la dégradation des habitats naturels.

Ces découvertes inespérées sont de bon augure pour la suite de l’expédition. Elles sont aussi la preuve que l’actualité de la biodiversité ne consiste pas qu’en de mauvaises nouvelles.

par Stéphanie Hugot-Lusignan
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