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Politique Publié le mardi 17 mai 2011 | L’intelligent d’Abidjan

Justice / Enquête consécutive aux événements postélectoraux : L’audition du général Guiai Bi Poin reportée

© L’intelligent d’Abidjan Par Gendarmerie nationale
Maintien de l`ordre à Abidjan : le Cecos se prépare pour les élections
Vendredi 8 octobre 2010. Adiaké. Le général de division Guiai Bi Poin Georges (photo), supervise les manoeuvres du Centre des commandement des opérations de sécurité (Cecos), en prévision des élections du 31 octobre prochain
Le Général de brigade Guiai Bi Poin, commandant du Centre de commandement des opérations de sécurité (CeCos) devait être entendu hier lundi par le procureur militaire, Ange Kessy Kouamé. Mais l’audition n’a pu se tenir. Les avocats du mis en cause, à leur tête, Me Thomas Moularé, ont adressé, à en croire le procureur, une lettre à ce dernier pour dire qu’ils n’étaient pas prêts. Au titre des chefs d’accusation, le procureur relève qu’il s’agit d’une affaire de crimes et délits. Dans le cas d’espèce, il faut permettre à la défense de constituer toutes les pièces afférentes au dossier du prévenu. En clair, tous les éléments qui peuvent leur permettre d’organiser la défense. ‘’Ses avocats ont dit qu’ils n’étaient pas prêts et nous avons fait droit à leur demande. L’audition est donc reportée et une nouvelle date sera communiquée’’, a dit Ange Kessy au téléphone. Sur la disponibilité du général trois étoiles, le Commissaire du gouvernement dit ne pas avoir de doute. ‘’Le Général se montre honnête. De tous les officiers convoqués, il a été le premier à se présenter alors qu’il est le plus gradé de tous. Il est honnête. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas coupable. Il peut avoir des indices mais l’indice est un terme juridique et le soupçon un terme littéraire’’, a expliqué le procureur. Puis de conclure que toutes les dispositions prises par ses services s’inscrivent dans le sens d’un procès équitable où les droits des uns et des autres doivent être respectés. Outre le général Guiai Bi Poin, mis aux arrêts vendredi 14 mai et libéré le même jour, 52 officiers sont dans le viseur du commissaire du gouvernement. Il exécute ainsi sa feuille de route remise par le Premier ministre le 4 mai 2011 pour ouvrir des enquêtes visant des personnalités militaires dans le cadre des événements postélectoraux. Ce sont les faits se rapportant à des crimes et délits. Et depuis le 29 avril, les officiers supérieurs Robé Gogo Joachim, commandant adjoint du (Cecos), Négblé César, commandant de la Direction de Surveillance du Territoire (Dst), Yoro Claude, Directeur des unités d’intervention (CeCos) et Tiagnéré Jean Luc, chef du district de police de Yopougon sont aux arrêts. Le colonel Obou Gado Valentin (commandant de la première légion mobile), le colonel Aka Baouéli (commandant le Bureau logistique), le commandant Goué Léopold Magloire du Groupement GCS, le chef d`Escadron Jean Noël Abéi( commandant des Blindés), le chef d`Escadron Yapo Seka Anselme, le capitaine Kouakou Kan Roland, le capitaine Adou Sylvain( responsable du Bureau étude école de la gendarmerie) et le MDL-chef Nassé Guédé (chef de service général du groupe d`appui Cecos) sont quant à eux sur la liste des officiers qui doivent être entendus avec le général Guiai Bi Poin. Le procureur Ange Kessy a trente jours, à compter du 4 mai, pour boucler ses enquêtes.

S.Débailly

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