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Société Publié le mardi 31 mai 2011 | Le Patriote

Tuerie des femmes à Abobo, enlèvement des étrangers au Novotel / Dogbo Blé et une vingtaine de militaires auditionnés

© Le Patriote Par DR
Crise post-électorale: arrestation du général Dogbo Blé Brunot, ex-commandant de la Garde républicaine
Dogbo Blé Brunot (Centre), un général fidèle à l`ancien Président Laurent Gbagbo qui avait refusé de se rendre, a été arrêté par des soldats de la FRCI à Abidjan, le 15 avril 2011. A gauche sur la photo, le Commandant Touré Hervé "Vetcho"
Il est temps pour le général Dogbo Blé Brunot, patron de la garde républicaine sous Gbagbo et ses acolytes de répondre de leurs actes. Avec lui, le commandant Dua Kouassi Norbert, Aide de camp de Laurent Gbagbo, Négblé Dogba César, ex-directeur de la DST (Direction de la surveillance du territoire) et Yoro Claude, directeur des unités d’intervention de la police nationale, c’est une vingtaine de militaires qui ont été interrogés hier à Korhogo par le commissaire du Gouvernement, Ange-Bernard Régis Kessi Kouamé autour de quatre points. D’abord sur l’enlèvement des quatre étrangers de l’hôtel Novotel d’Abidjan. Les deux français que sont le directeur de l`hôtel Novotel d`Abidjan, Stéphane Frantz di Rippel, l`homme d`affaires Yves Lamblin, directeur de la société SIFCA, le malaisien Chelliah Pandian et le béninois Raoul Adeossi, tous kidnappés le 04 avril à l’hôtel Novotel. Ensuite, les armes cachées à la présidence, puis sur le massacre des femmes d’Abobo et les obus jetés au marché d’Abobo. Que sont devenus les quatre personnes enlevées à l’hôtel Novotel ? A ce jour, les enquêteurs disent que les quatre hommes ont été enlevés par des éléments de la garde républicaine et des miliciens. Conduits à la présidence, leurs traces disparaissent dans ces lieux. Sont-ils encore vivants ? Si oui alors où sont-ils ? Certainement que le mystère va perdre une bonne couche de son épaisseur au bout de ces trois jours d’audition si ce n’est déjà le cas au bout de la première journée. Après les âpres combats qui ont permis la reprise de la présidence, les hommes du commandant Chérif Ousmane y ont découvert une gigantesque cache d’armes aussitôt impressionnantes que dévastatrices. Qui a déposé ces armes en ces lieux ? Pour quel but ? Qui en avait la responsabilité ? Autant de questions que le procureur militaire et ses hommes vont tenter d’élucider. Le jour de son arrestation, le général Dogbo Blé déclinait toute responsabilité dans le massacre des femmes d’Abobo. A-t-il les arguments qui peuvent le disculper ? Rien n’est moins sûr. Car à en croire des sources, les hommes qui ont lâchement abattu les femmes d’Abobo relevaient de la garde républicaine bel et bien commandée par un Dogbo Blé qui avait fini par avoir entre ses mains plus de pouvoir que le chef d’Etat-major Philippe Mangou. Quatre heures de temps pour la première journée d’audition des inculpés incarcérés à Korhogo. De 11h30 à 15h30. Les auditions qui se tiennent à la compagnie territoriale de Korhogo (CTK) et à l’Etat Major des FRCI iront jusqu’au mercredi. Le commissaire du gouvernement, le capitaine de Frégate Ange Kessi qui n’a pas voulu lever le secret militaire sur les dires des mis en cause qui ont été cuisinés quatre heures durant a tout de même annoncé au moment où il reprenait son avion pour quitter Korhogo à l’aéroport de Karakoro : «le général Dogbo Blé se porte très bien, il respire la forme, il est très bien traité. La deuxième journée des auditions va continuer demain (NDLR : aujourd’hui) avec les enquêteurs qui sont restés sur place. C’est une enquête qui va se poursuivre jusqu’à ce que la vérité éclate. »

Mack Dakota, Correspondant

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