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Politique Publié le mercredi 8 juin 2011 | Soir Info

Pour sa défense : Gbagbo met de l’ordre

© Soir Info Par Prisca
Pré campagne électorale du candidat du FPI : 10.000 femmes apportent leur soutien au président Laurent Gbagbo
Samedi 11 septembre 2010. Abidjan, Treichville. Palais de la culture Bernard B. Dadié. Photo: le président Laurent Gbagbo
La bataille était devenue rude. Au point où l’on ne savait plus qui était habilité à le défendre.

Finalement, il a lui-même tranché. Laurent Gbagbo a dressé la liste de ses avocats, a-t-on appris de source proche de l’homme. L’ancien président de Côte d’Ivoire a profité de la visite que les avocats lui ont rendue, jeudi 26 mai 2011, dans sa résidence surveillée de Korhogo, pour désigner ceux qui sont chargés de le défendre auprès de la Justice. Il a signé ce jour-là un mandat pour désigner ses avocats. Ce sont Me Jacques Vergès, Me Roland Dumas, Me Marcel Ceccaldi et Me Lucie Bourthumieux. Mme Odéhouri, la Conseillère spéciale chargée des Affaires juridiques de Laurent Gbagbo, a, quant à elle, été chargée d’assurer la coordination de toutes les actions de ces hommes de droit.

On le voit, l’ex-chef de l’Etat a décidé de mettre de l’ordre dans ce qui s’apparentait à un cafouillage. Au plus fort de cette bataille entre avocats, on s’en souvient, la fille de Simone Gbagbo, Marie-Antoinette Singleton, avait écrit, lundi16 mai 2011, au Procureur de la République près le Tribunal de première instance d'Abidjan. Elle avait signifié au magistrat Koffi Kouadio Simplice, chargé de l’enquête préliminaire sur Laurent Gbagbo et ses proches, les avocats qu’elle a cooptés. « …je tiens à vous indiquer que Madame Lucie Bourthoumieux agit sans mandat, et ne peut donc légalement ni représenter ni assister le président Laurent Gbagbo, son épouse Madame Simone Ehivet Gbagbo, son fils Michel Gbagbo ainsi que leurs collaborateurs. Le comportement de cet avocat qui nuit à la défense de mes parents et de leurs collaborateurs ne saurait trouver un soutien auprès des autorités judiciaires ivoiriennes dont vous êtes un des garants », avait-elle martelé. Au courrier qu’elle a adressé au Procureur, Marie-Antoinette Singleton a joint le mandat désignant les avocats « dûment habilités ». Etaient absents sur cette liste, en plus de Me Lucie Bourthumieux, Me Jacques Vergès, Me Roland Dumas et Me Ceccaldi. Ils avaient été exclus. Purement et simplement.

Or, ce sont Me Jacques Verges, Me Marcel Ceccaldi et Me Lucie Bourthoumieux qui avaient fait le déplacement d’Abidjan, vendredi 6 mai 2011, pour assister à l’audition de Laurent Gbagbo. Ils avaient été refoulés -du moins Me Jacques Verges et Me Marcel Ceccaldi- pour documents non conformes et non validés par l'ambassade de Côte d'Ivoire en France, selon les autorités ivoiriennes. Par solidarité, Me Lucie Bourthoumieux est retournée avec ses collègues en France. « Manifestement, on ne veut pas que le président Gbagbo soit défendu.

Je suis très pessimiste sur l'avenir d'un régime qui traite les avocats de cette manière », s’était insurgé Me Vergès. Et Me Marcel Ceccaldi de regretter que « les autorités se livrent à une palinodie de justice. Nous sommes expulsés contre toutes les règles. J'ai écrit un mail le 4 mai au procureur de la République d'Abidjan pour lui demander de favoriser notre entrée sur le territoire national ivoirien et nous sommes refoulés ».

Avec le mandat signé par Laurent Gbagbo, ces avocats peuvent reprendre les choses en main. Déjà, au plus fort de la crise post-électorale, Me Jacques Vergès et Me Roland Dumas étaient venus sur les bords de la lagune Ebrié pour soutenir l’ex-homme fort d’Abidjan.

SYLLA A.

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