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Économie Publié le jeudi 25 août 2011 | Nord-Sud

Odienné : les infrastructures envahies par les arbustes

L’aéroport d’Odienné occupe un espace de 600 hectares. Mais, sur cette superficie, seul l’aérodrome constituant les 2,1 Km de piste en terre battue et parsemée par endroits d’herbes de petite taille, est perceptible. Le tarmac de quelques dizaines de mètres-carrés de bitume dégage l’esplanade du bâtiment de deux niveaux qui fait office d’administration. Excepté ce seul bâtiment qui garde sa peinture jaune et son toit surmonté d’une antenne en forme d’hélice, tous les autres bâtiments de l’aérogare (les uns pour les passagers et les autres pour les bagages et autres marchandises) sont complètement en ruines et décoiffés. Les ateliers présentent les mêmes signes de détresse. Seuls les poteaux et les piliers sont visibles. Le tout presqu’enfoui dans un buisson. C’est le décor qu’offre l’aéroport d’Odienné à environ 4 Km de la capitale du Denguélé. Selon le commandant Damo, ces dommages sont les stigmates de la crise de 2002 où tout le matériel et l’équipement ont été pillés. Toutefois, l’officier explique que l’aéroport d’Odienné a été quelque peu retouché à la faveur de la visite du chef de l’Etat en juillet 2009. Le bâtiment servant actuellement d’administration aurait été réhabilité à cette occasion. Mais, en ce qui concerne les bâtiments et autres équipements, il affirme qu’un rapport détaillé des besoins a été fait à la hiérarchie. Les vols, quant à eux, ne manquent pas à l’aéroport qui ne peut rien offrir d’autre que sa seule piste d’atterrissage. L’Onuci est en peloton de tête des utilisateurs de cette infrastructure. Le dernier décollage en date est celui du mercredi 03 août dernier. Où l’hélicoptère transportant le chef intérimaire de la division des droits de l’Homme, Guillaume N’Gueffa et un avion de type Dash contenant une partie de la délégation qui l’accompagnait prenaient congé de la capitale du Denguélé après y avoir atterri le lundi 1er août. Outre l’Onuci, des vols privés sont enregistrés dans cet aéroport. Si depuis quelques années, on note une présence de personnel dans cet aéroport, force est de constater qu’il ne se limite qu’au commandant en chef, d’une secrétaire et de quelques manœuvres.
Tenin Bè Ousmane

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