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Économie Publié le mercredi 7 décembre 2011 | Le Nouveau Navire

Evénement Lenteur administrative à Côte d`Ivoire Logistique/ N`Dri Kouakou Marius (Directeur général) : “Nous travaillons de façon concertée pour la fluidité au dédouanement”

Parcs engorgés, lourdeurs administratives dans les circuits de dédouanement,
D’immatriculation ou de visite technique, etc. Le guichet unique automobile est décrié ces derniers temps par les professionnels de l`importation de véhicules et autres usagers. Côte d`Ivoire Logistique qui en est le concessionnaire est pointé du doigt. Dans cette interview qu`il nous a accordée, son directeur général, N`Dri Kouakou Marius, par ailleurs ingénieur des Ponts et chaussées, se défend et explique.
Monsieur le directeur général, comment se porte Côte d`Ivoire Logistique ?
Très bien.
Les transitaires que nous avons rencontrés se plaignent de la lenteur de l`administration et de congestion de vos parcs. Qu`en dites-vous ?
Notre rôle est d`organiser toute la logistique pour que les prestataires soient satisfaits. Contrairement aux plaintes des usagers par rapport aux lenteurs et autres, je voudrais dire que les véhicules sortent. Nous sortons entre 200 et 250 véhicules, alors qu`habituellement c`est entre 100 et 120 véhicules qui sortent par jour. Aujourd`hui, nous sommes dans une situation exceptionnelle. Vous savez que la crise post-électorale a fait bloquer les importations et les commandes des véhicules depuis les mois d`octobre et novembre 2010. Maintenant cette levée est faite, ne pensez pas qu`en cette période de sanction, les bateaux n`attendent pas la Côte d`Ivoire. C`est maintenant que les importateurs dans leurs rotations commerciales sont en train de faire venir toutes les commandes qui étaient bloquées. Donc c`est normal que nous ayons une pointe du point de vue des véhicules importés. Mais cette pointe n`est pas une évolution régulière. Elle est évènementielle, due à la situation de crise que nous avons vécue. Ce qui fait que nos parcs qui ont des capacités qui répondent aux importations normales des véhicules en Côte d`Ivoire, sont engorgés. Donc nous ne pouvons pas ouvrir encore d`autres parcs pour en rajouter parce que nous estimons que cette situation va passer. Je suis un chef d`entreprise et je m`organise en fonction de la situation. C`est pour vous dire qu`il n`y a pas de problème et que nous fonctionnons correctement. Mais, je comprends la plainte des usagers qui n`arrivent pas à faire sortir tous leurs véhicules en même temps.

A vous entendre parler, tout semble bon, mais nous, nous avons l`impression que le mal est encore plus profond quand nous écoutons les usagers qui remplissent toutes les formalités mais qui n`arrivent pas à faire sortir leurs véhicules.

C`est ce que j`ai dit tantôt. Aujourd`hui, nous faisons face aux commandes constituées d`une quantité énorme de véhicules à traiter. Mais nous ne pouvons pas traiter tout en même temps. Nous recevons par semaine trois à quatre bateaux. Mais c`est normal qu`il y ait des mécontentements des personnes impatientes. Je vous ai dit que nous faisons sortir en moyenne 200 à 250 véhicules par jour, or il y a plus de 1000 véhicules qui arrivent par jour. Donc nous ne pouvons pas faire autrement. Par rapport à la lenteur, je dis aussi qu`il faudrait qu`au niveau du dédouanement, il y ait une fluidité. Si nous faisons sortir 250 véhicules par jour, il faudrait que la capacité de dédouanement soit fonction de notre capacité de réaction. C`est comme dans un entonnoir, nous mettons les véhicules sur nos parcs, alors il faudrait que les usagers viennent rapidement payer les droits de douane. Pour être plus simple, je vous donne le schéma suivant : quand nous faisons venir les véhicules sur le parc, il faudrait attendre deux ou trois voire même quatre jours pour que l`identification soit faite par la Sicta (Société ivoirienne de contrôle technique automobile, Ndlr). Lorsque cela est fait, il faudra attendre au moins cinq jours pour que le résultat puisse sortir. Et ça, ce sont des dispositions physiques qui sont faites par l`expert choisi par l`Etat de Côte d`Ivoire qui n`est autre que la Sicta. Mais pendant tout ce temps, le véhicule est toujours sur le parc. Sans compter les autres intervenants de la chaîne. Alors l`usager ne doit pas penser que c`est Côte d`Ivoire Logistique qui est en faute. Au bout de ce processus, si vous n`avez pas d`argent pour faire sortir votre véhicule, alors ce n`est pas la faute à notre entreprise. Il y a plusieurs structures qui interviennent dans la chaîne. C`est justement, compte tenu de cette situation exceptionnelle que nous sommes en train de prendre des dispositions pour arranger les choses.

Quelles sont ces dispositions ?
Nous travaillons en concertation, donc souffrez que je ne vous dévoile pas ce que nous prenons comme décisions en groupe. Ce sont des procédures concertées avec la douane. Donc je ne peux pas vous en dire plus.

A quand la mise en application de ces procédures ?
Dès que nous finissons et que nous nous accordons sur les principes. L`application de ces nouvelles procédures devrait se faire dans les jours qui suivent. En ce qui concerne les frais de surestaries, au cas par cas je pense que nous trouverons des solutions idoines. Mais les usagers doivent comprendre que nous travaillons dans une chaîne et que les décisions que nous prenons sont des décisions concertées pour ne pas que cela mette en mal les structures intervenantes. Je me dois aussi de vous dire que le guichet unique automobile est une entité qui est là pour respecter les dispositions réglementaires de l`administration de l`Etat de Côte d`Ivoire. Donc quand nous prenons une décision, nous regardons si cela ne viole pas la réglementation de l`Etat. C`est pour cela que parfois vous avez l`impression que c`est lent. Mais toutes les décisions que nous prenons doivent respecter la réglementation.

Quelle est la responsabilité de Côte d`Ivoire Logistique lorsque l’usager est en règle pour faire sortir son véhicule ?
Nous avons des responsabilités à plusieurs visages. D`abord, une responsabilité pécuniaire vis-à-vis de l`Etat. Nous devons faire en sorte que tous les véhicules d`occasion importés en Côte d`Ivoire soient correctement dédouanés et que l`Etat rentre correctement en possession de son argent. Ensuite, une responsabilité administrative. Nous devons donner la garantie à l`Etat que nous menons à bien notre mission, c`est-à-dire veiller à ce que les textes réglementaires soient appliqués.

A situation exceptionnelle, dispositions exceptionnelles. Que dites-vous à vos usagers ?
Nous sommes encore plus soucieux du confort et la satisfaction des usagers. Nous essayons de contenter l`ensemble des personnes qui viennent nous exposer leurs problèmes. Car, tous les problèmes n`ont pas la même nature. Nous cherchons des solutions globales. D`ici peu, vous allez constater une nette amélioration des choses.
Interview réalisée
Par Coulibaly N`Golo A. et Edmond Kouadio
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