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Santé Publié le vendredi 13 janvier 2012 | Notre Voie

Lutte contre le Vih/Sida : 23% des femmes ont accès à la prévention de la transmission mère-enfant

La politique de la prévention de la transmission mère-enfant (Ptme) dans le cadre de la protection du nouveau-né contre le VIH n’est pas accessible à la majorité des femmes en Afrique de l’Ouest et du Centre. C’est Ako Cyriaque, coordonnateur du projet Mother to child (M2C) (De la mère à l’enfant) qui sera officiellement lancé ce samedi à Yopougon Port-Bouët 2, qui a révélé cette information mardi, au cours d’un cocktail de presse à l’hôtel du district au Plateau. «Seulement 23% des femmes bénéficient de la Ptme en Afrique de l’Ouest et du Centre. C’est dire qu’il y a un grand gap de 77% qu’il faut combler », a-t-il indiqué. En Côte d’Ivoire, selon un rapport sur le secteur de la santé réalisé en 2009, 56% des sites de consultation n’offraient pas de services de Ptme et que 60% des femmes enceintes n’avaient pas accès aux services de la Ptme. A en croire, un autre rapport réalisé en 2010 sur le sida en Côte d’Ivoire, sur 13722 femmes enceintes dépistées positives 8120 (59%) ont reçu un premier traitement aux Arv et 6379 (46%) enfants nés de mère séropositive ont reçu un premier soin. Ce qui reste très insuffisant et montre la faible performance de la Ptme et de la prise en charge pédiatrique en Côte d’Ivoire. Et c’est à ce niveau que va agir le projet Mother to child dans la commune de Yopougon. C'est-à-dire contribuer à accroître la demande de services complets de Ptme/Ssr et améliorer la prise en charge des enfants vivant avec le Vih/Sida et leur famille. De façon pratique, Ako Cyriaque a indiqué que le projet M2C initié par un consortium d’Ong (IChange, Femme Actives de Côte d’Ivoire, Watag, Action santé plus) va concerner quatre quartiers précaires de la commune de Yopougon que sont Andokoi, Port-Bouët 2, Koweit et Gesco. Selon le coordonnateur, Une étude menée par Ichange a montré que les femmes à Yopougon, ne fréquentent pas les centres de santé et préfère aller chez les guérisseurs. Et que seulement, 47% des femmes sont dépistées pour le Vih. « Il y a un gros effort à faire », a commenté Ako Cyriaque. Ce sont 15.000 ménages qui seront touchés par ce projet financé à hauteur de 240 millions sur trois ans. Il s’agit pour les initiateurs qui ont eu le soutien de Mme Claire Mulinga, représentante résidente de l’Onusida, de référer les ménages vers les centres de santé et les Cdv et d’offrir des soins et soutien à 297 enfants dépistés positifs à travers l’approche basée sur la famille. «La communauté doit être traité comme un acteur et non comme un bénéficiaire» a affirmé l’orateur. Ako Cyriaque revendique une nouvelle approche qui fait participer la communauté et l’emmène à se prendre en charge. «Les femmes seront formées et recevront des prêts pour des activités génératrices de revenues à la fin du projet», a-t-il annoncé. M. Beblo Kouamé, président de la communauté de Port-Bouët 2 estime qu’il a été séduit par la passion des initiateurs. « Ce qui nous a intéressé, c’est que le projet nous revient (…) En outre, le projet va nous aider à curer nos caniveaux qui ne le +sont pas depuis. Le projet n’est pas seulement fixé sur le vih et il y a d’autres volets qui prennent en compte nos préoccupations », a-t-il estimé.

Coulibaly Zié Oumar

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