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Art et Culture Publié le mardi 14 août 2012 | Le Patriote

Festival international de Carthage/Tiken Jah Fakoly devant le public tunisien : “Il faut un économiste pour relever la Côte d’Ivoire, et M. Ouattara est un économiste”

© Le Patriote Par DR
Opération un concert-une école : Tiken Jah offre un bâtiment au groupe scolaire Biafra.
Cérémonie de remise officielle du bâtiment du groupe scolaire Biafra de Treichville après l`opération Un concert-Une école le lundi 25 octobre 2010 à Abidjan.
Le reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly a rencontré une véritable osmose avec le public tunisien mais également les spectateurs étrangers implantés en Tunisie, venus à son concert en ce mardi 07 août. Pourtant, c’était la première fois que l’artiste faisait une prestation dans ce pays d’Afrique du Nord qui a connu et a provoqué la révolution arabe. D’ailleurs, lors du point de presse le lendemain du concert, avec des journalistes tunisiennes (elles étaient trois femmes), Tiken Jah Fakoly a déclaré : «Je suis très heureux d’être en Tunisie», avant d’enchaîner : «La révolution est un processus. Nos ancêtres ont fait des combats et nos parents ont bénéficié des retombées de ces combats. Nos parents ont fait des combats contre la colonisation et nous en avons bénéficié. Donc, si, nous, on mène des combats aujourd’hui, nos enfants bénéficieront de ça !».
Osmose également malgré le fait que Tiken Jah Fakoly soit passé en seconde partie de soirée après One Foundation Crew On a Tribute to Bob Marley. Mais, il semblerait que la majorité du public soit venue pour l’Ivoirien. Nombre de spectateurs chantaient avec l’artiste comme si ce n’était pas la première fois qu’il venait au pays de Bourguiba. D’ailleurs, le chanteur a été touché par cette sorte d’hommage que lui offraient les aficionados tunisiens. Il a même déclaré durant le point de presse : «J’ai été gâté car ce n’est pas évident d’aller dans un pays pour la première fois et de trouver un public en train de chanter presque toutes les chansons. La particularité du concert est qu’il a été programmé pendant le mois du carême. J’ai été touché que le public se soit déplacé pour moi». A son habitude, l’artiste a été très dynamique sur scène, ce qui a fait dire à un spectateur : «Il a dû faire plus de 200 kilomètres !».
Ce qui est ressorti du concert de Tiken Jah Fakoly, c’est son optimiste marquée par cette vivacité à se déplacer. L’artiste s’est dit optimiste, notamment contre la colonisation économique : «On va sortir de la colonisation économique. Je pense que quand les populations seront réveillées, elles donneront du poids aux dirigeants. Et les dirigeants vont imposer leurs décisions (aux Occidentaux). Nous avons besoin de mener l’indépendance politique et l’indépendance économique. Quand la majorité des Africains auront du travail et qu’ils auront à manger, ils penseront à la lutte pour l’indépendance économique, l’indépendance politique».
Donnant l’exemple de la Côte d’Ivoire, il a déclaré aux journalistes tunisiennes, suite à une question de l’une d’entre elles sur le changement politique du pays : «Je pense qu’il va y avoir un changement. En Côte d’Ivoire, on a besoin d’être debout. Le pays était debout au temps d’Houphouët-Boigny. Au moment de la crise, le pays est tombé. Il faut un économiste pour aider le pays à se relever, pour créer des emplois, inciter les investisseurs à (re)venir, et pouvoir affronter les autres défis. Notre maladie, c’est l’économie. Et M. Ouattara est un économiste».
D’ailleurs, Tiken Jah Fakoly compte se réinstaller en Côte d’Ivoire, «car en tant que fils de ce pays, je dois apporter ma contribution à la réconciliation et à sa reconstruction». L’artiste aurait dû revenir en Côte d’Ivoire en juin dernier, mais les événements du Mali l’en ont empêché : «En 2002, j’ai été bien accueilli au Mali. Au moment où je m’apprêtais à rentrer en Côte d’Ivoire, il y a eu le coup d’Etat au Mali. En tant que panafricaniste et personne reconnaissante, j’ai décidé d’y rester par solidarité envers les Maliens, en attendant que le pays se retrouve ».
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