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Société Publié le jeudi 2 mai 2013 | Xinhua

Côte d’Ivoire : les travailleurs dénoncent le coût élevé de la vie

ABIDJAN - Les syndicats de travailleurs ont dénoncé mercredi à Abidjan la paupérisation "grandissante" de la population ivoirienne dans un contexte marqué par une stagnation des salaires face à une envolée des prix des produits de première nécessité.

"L'Ivoirien n'a plus de mots et de voix pour crier sa souffrance face au coût élevé de la vie", a affirmé le secrétaire général de Fédération des syndicats autonomes de Côte d'Ivoire ( Fesaci), Traoré Mamadou Dohia, lors d'une rencontre avec le Premier ministre Daniel Kablan Duncan à l'occasion de la célébration de la fête du Travail.

L'existence du travailleur ivoirien est menacée, selon Traoré Mamadou Dohia, par une "paupérisation grandissante" qui sévit de façon "endémique" depuis une dizaine d'années dans les familles ivoiriennes et qui affecte la santé, le logement, l'alimentation et l'école.

"Savez-vous que beaucoup de familles dans notre pays n'arrivent plus à s'offrir deux repas par jour ?", a-t-il demandé au Premier ministre non sans relever le "paradoxe" que "chaque jour, les prix des denrées de première nécessité s'envolent vers le firmament.

"Nous ne supportons plus la cherté de la vie", a également dénoncé la Confédération syndicale Humanisme par la voix de son secrétaire général, Soro Mamadou, qui croit savoir que "les prix sur les marchés ont explosé".

Même son de cloche avec l'Union générale des travailleurs de Côte d'Ivoire (UGTCI).

"Nous ne pouvons plus joindre les deux bouts, nos salaires peinent dans les escaliers quand les prix se sont envolés dans les ascenseurs", s'est lamenté son secrétaire général, Joseph Ebagnérin.

Comme s'ils s'étaient passé le mot, les responsables syndicaux ont, tour à tour, demandé au Premier ministre de faire baisser les prix de consommation de tous les produits y compris, le pétrole, l'électricité, l'eau, le gaz.

Les centrales syndicales ont également présenté, entre autres, comme doléances, le relèvement du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) à 60 000 francs CFA (120 dollars) contre 37 500 francs CFA actuellement, le déblocage des salaires avec effets financiers dans la Fonction publique, l'adoption du nouveau statut général de la Fonction publique, la revalorisation des allocations familiales et de logement.

"Les attentes ne peuvent plus attendre, il faut les satisfaire maintenant", a martelé le secrétaire général de la Confédération syndicale Humanisme.

"Sur tous ces points, je veux vous rassurer que le gouvernement a pris la pleine mesure de vos attentes", a répondu le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan.

Il a reconnu que le taux de pauvreté touche 50% de la population ivoirienne non sans affirmer que le gouvernement veut le réduire à 25% en 2015.

"Les autorités ivoiriennes partagent avec les travailleurs le légitime souci de l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail", a indiqué Daniel Kablan Duncan qui a insisté sur la " reprise" de l'économie ivoirienne avec une croissance de 9,8% en 2012.

"Les performances méritent d'être consolidées sur plusieurs années pour dégager des marges budgétaires", a-t-il dit affirmant que les populations devraient "mieux sentir" les effets de la croissance "dès la fin de l'année 2013".

Il a annoncé que le statut général de La Fonction publique révisé est en "cours d'examen" par le gouvernement en vue de sa finalisation, tout comme le déblocage des salaires et les changements indiciaires avec effets financiers.

Le Premier ministre a également annoncé des rencontres périodes "tous les six mois" avec les responsables syndicaux pour "préserver le dialogue" en vue d'une "paix durable".
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