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Politique Publié le vendredi 20 septembre 2013 | APA

Refus de transférer Simone Gbagbo devant la CPI, le FPI se félicite de la décision du gouvernement

© APA
Simone Gbagbo, l`épouse du président Laurent Gbagbo, lors d`une réunion en sa faveur le 15 Janvier 2011 au Palais de la Culture à Abidjan.
Abidjan- Le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ancien Chef de l'Etat, Laurent Gbagbo s'est félicité vendredi soir de la décision du gouvernement de refuser de transférer l'ex-Première dame, Simone Ehivet Gbagbo devant la Cour pénale internationale (CPI).

''La direction du Parti se félicite du fait que le gouvernement rejoigne le FPI sur sa position affirmant que la Justice ivoirienne est outillée pour connaitre de toutes les affaires sur le territoire national et pour rendre la justice au nom du peuple de Côte d'Ivoire", a déclaré Laurent Akoun, le Secrétaire général du FPI dans un communiqué transmis à APA.

"La Direction du FPI veut se convaincre que la décision de ce jour est prise dans le seul but d'une administration sereine de la Justice au bénéfice de tous", a-t-il ajouté.

La semaine dernière, Simone Ehivet Gbagbo a été maintenue à son poste de Vice-président du FPI suite à la reprise du Parti par son Président statutaire, Pascal Affi N'guessan, un mois après sa sortie de prison.

Le gouvernement ivoirien a refusé vendredi à Abidjan lors d'un conseil des ministres extraordinaire de transférer l'ex-Première dame du pays, Simone Ehivet Gbagbo devant les juridictions de la Cour Pénale Internationale (CPI) , indiquant avoir les moyens nécessaires pour lui assurer une ‘'justice équitable''.

‘' Le gouvernement a décidé d'introduire une requête d'irrecevabilité auprès du greffe de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour arrêter la procédure d'extradition de Simone Gbagbo (...). Le gouvernement estime que les juridictions ivoiriennes sont compétentes et sont à mesure de lui assurer un jugement juste et équitable'', a expliqué le porte-parole du gouvernement, Bruno Nabagné Koné au cours d'une conférence de presse à l'issue de ce Conseil des ministres extraordinaire.

Répondant aux questions de la presse nationale et internationale, M. Koné a expliqué que ‘'ce geste va dans le sens de l'apaisement du climat social en Côte d'Ivoire''.

Selon lui, ‘'3000 détenus pour des délits communs bénéficieront dans les jours avenir d'une grâce présidentielle''. ‘'Cette mesure ne concerne pas les prisonniers politiques'', a-t-il précisé.

En novembre 2012, la CPI a rendu public un mandat d'arrêt contre Simone Gbagbo, l'épouse de l'ex-Président ivoirien, Laurent Gbagbo, pour ‘'crimes contre l'humanité'', commis lors des violences postélectorales de décembre 2010 à avril 2011, qui ont fait plus de 3000 morts.

Fatou Bensouda, procureure générale de la CPI a effectué une visite de travail en juillet dernier en Côte d'Ivoire.

Au cours de cette visite en terre ivoirienne qui s'inscrivait dans le cadre des enquêtes complémentaires dans l'affaire Laurent Gbagbo, Mme Bensouda avait souligné que la volonté du gouvernement ivoirien de vouloir juger Simone Gbagbo était ''une prérogative que le statut de Rome reconnaissait aux autorités ivoiriennes'' (…)''.

‘'Ce sera aux juges de décider si le cas est recevable devant la CPI'', avait-elle conclu. Mme Gbagbo est détenue à Odienné dans le Nord Ouest ivoirien, après la fin de la crise post électorale.

L'ex-président Laurent Gbagbo est détenu à La Haye depuis novembre 2011 par la CPI, qui le soupçonne aussi de crimes contre l'Humanité commis pendant la crise née de son refus à reconnaitre la victoire de son adversaire, Alassane Ouattara à l'issue de la présidentielle du 28 novembre 2010.

LS/APA
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