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Économie Publié le vendredi 25 octobre 2013 | Nord-Sud

Budget 2014 : Ouattara va encore construire des routes

© Nord-Sud Par Atapointe
Autoroute Abidjan-Singrobo: le ministre Patrick Achi sur le chantier
Vendredi 11 Octobre 2013. Le ministre des infrastructures économiques, M. Patrick Achi au retour de sa tournée dans les régions du Bélier et du Gbêkê, a fait une escale d`inspection sur les 6 lots de réhabilitation de la section autoroutière Abidjan(Gesco) - Singrobo longue de 140Km.
En attendant son adoption par l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances 2014 augure de réels espoirs.


Le gouvernement ivoirien va poursuivre la construction des infrastructures socio-économiques de base, notamment les routes, les établissements scolaires et sanitaires. Tel est le sens du projet de budget adopté par le conseil des ministres du mercredi dernier. Au dire du porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, ce projet de loi de finances qui s’équilibre en ressources et en dépenses à 4248,3 milliards FCFA, met un accent particulier sur la construction des infrastructures. C’est la raison pour laquelle, les dépenses d’investissements passent à 1258 milliards F, soit 29,8% du budget contre 1016 milliards F l’an passé. Déjà en 2013, l’Etat a débuté, entre autres, la construction de l’autoroute de Grand-Bassam, l’autoroute du Nord, le 3ème pont dénommé pont Henri Konan Bédié, les ponts de Bouaflé, de Jacqueville. C’est dire donc qu’avec ce montant record pour 2014, d’importants autres travaux en matière routière seront entrepris. Ce d’autant plus que, a relevé M. Koné, les interventions spécifiques du Programme présidentiel d’urgence (Ppu) vont continuer. Quand on connaît les avantages majeurs qu’a produits ce programme dans plusieurs régions en matière d’infrastructures, les populations peuvent rêver davantage de l’amélioration de leur cadre de vie. Mieux, avec ces investissements, ce sont des milliers d’emplois qui seront créés par les entreprises en charge des travaux. A cela, il faut ajouter les 15.000 emplois qui verront le jour au niveau de l’administration publique, soit 9496 emplois pour le secteur éducation, et 4859 pour celui de la santé. « Nous allons faire une fois de plus la promotion des emplois-jeunes », a affirmé le porte-parole. Autre volet important de ce projet de loi de finances, c’est le paiement de la dette intérieure. Pour 2014, ce sont 24,7% du budget qui seront consacrés au paiement de la dette publique, dont 69% pour la dette intérieure. Cela signifie que le gouvernement ne lésinera pas sur les moyens pour réduire de façon drastique la dette des entreprises nationales, en majorité les Petites et moyennes entreprises (Pme). On se rappelle que nombre d’entrepreneurs ont vivement protesté au cours de cette année contre le retard dans le paiement de leur facture. Ce qui plombe leurs activités. La volonté de leur apporter une bouffée d’oxygène est donc salutaire.

La croissance encore
au rendez-vous !

Au dire de Bruno Koné, à la fin de l’année budgétaire 2014, c’est un taux de croissance de 9,1% qui est prévu. En 2012, la Côte d’Ivoire a atteint un taux important de croissance économique, soit 9,8%. Dans un communiqué de fin de mission produit récemment, Michel Lazare, sous-directeur au développement Afrique du Fmi, a déclaré que le taux de croissance du pays devrait dépasser 8,5% à la fin 2013. C’est dire que le taux de 2014 sera meilleur que celui de l’année précédente. Selon un économiste, Adama Kanté, le maintien de la croissance sur plusieurs années est profitable à une économie. « Avec la reprise des grands travaux, les investissements tant publics que privés sont devenus importants. C’est ce qui justifie cette croissance», a-t-il expliqué. Pour M. Kanté, la croissance est un processus fondamental qui peut transformer la vie des populations dans la mesure où elle crée davantage de biens et de services. Il revient toutefois, dira Lucien Kouamé, économiste-formateur, que les ressources issues de la croissance soient allouées aux secteurs sociaux par les dirigeants politiques afin de lutter contre la pauvreté. Et de poursuivre que c’est à ce niveau que les populations attendent leur gouvernement. Le budget 2014, estimé à 4248 milliards FCFA comparativement à celui de 2013 qui est de 3815 milliards F, est en hausse de 364,5 milliards F, c’est-à-dire un taux d’accroissement de 9,4%.

Ahua K.

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