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Société Publié le mercredi 25 novembre 2015 | APA

La réhabilitation des voies d’accès aux champs d’anacarde, une panacée pour la lutte contre la pauvreté

Bouaké (Côte d’Ivoire) - La réhabilitation de 370,5 km de pistes rurales dans trois grandes régions productrices d'anacarde en Côte d'Ivoire que sont le Gbêkê (Bouaké, Centre-Nord), le Hambol (Katiola, Centre-Nord) et le Gontougou (Bondoukou, Nord-est), dans le cadre du Projet d'appui au secteur agricole (PSAC),cofinancé par la Banque mondiale, l'Agence française de développement (AFD/C2D) et le Conseil du coton et de l'anacarde permettra à terme, selon les producteurs de cette spéculation, de "réduire la pauvreté’’ dans leurs rangs. Reportage.

Gaspard Kouassi Kouadio est propriétaire d'un champ d'anacarde d'une superficie cultivable de 1hectare et demi dans le village de Takassou, situé à 12 km au Nord de Brobo (département de Bouaké).

Selon lui, "avant la réhabilitation de la route, c'était difficile de vendre nos produits (anacarde). Depuis la réhabilitation de la piste menant à son champ, ce producteur espère que cela va lui permettre enfin de vendre sa récolte à un prix raisonnable.

Pour le maire de la commune de Botro (22 km au Nord-ouest de Bouaké), Célestin Yao N'Zué, dit "Coprès", la réhabilitation du tronçon Botro-Bodokro a déjà un impact économique sur sa ville.

"Aujourd'hui, on sort beaucoup de produits à partir de Bodokro" affirme-t-il, ajoutant que ‘'la mévente de nos produits est un vieux souvenir maintenant dans cette zone avec le bon état de la route et la politique de stabilisation des prix par le gouvernement".

Toujours selon le maire de Botro "puisqu'on ne pouvait pas faire sortir les produits quand un acheteur se débrouillait pour arriver dans nos campements il fixait le prix qu'il voulait".

Pour Alagnan Touré, le chef du village de Lougbonou (20 km au Nord de Katiola), la réhabilitation des routes va considérablement contribuer à ‘'l'amélioration des conditions de vie'' des producteurs.

Alain Touré producteur d'anacarde dans la même localité ajoute qu' avec ‘'l'état de nos routes qui s'est amélioré quelques uns de nos amis producteurs qui souhaitaient acheter des voitures pourront le faire maintenant".

"Le monde rural a besoin d'un nouveau souffle et d'un minimum de développement pour prendre la place qu'elle mérite dans le pays" a pour, sa part, plaidé le secrétaire général 1 de la préfecture de région de Katiola, Gilbert Gbagbeu Gué.

C'est au total 370,50 km de route qui sont concernées par cette opération de travaux de reprofilage lourd et de traitement des points critiques (RLTPC) sur les pistes agricoles de la filière anacarde dans le Centre-Nord et le Nord-est de la Côte d'Ivoire.

Le PSAC et ses partenaires financiers et techniques que sont la Banque mondiale, l'Agence Française de développement (AFD, CD2) et le Conseil du coton et de l'anacarde souhaitent contribuer à travers ce projet à l'amélioration de l'accès au marché et à une meilleure productivité de cette spéculation.

La côte d'Ivoire est le premier exportateur mondial d'anacarde avec 700 000 tonnes produits. La région du Hambol vient en quatrième position sur cette production nationale avec environ 70 000 tonnes. Les producteurs de cette région ont empoché lors de la campagne écoulée, la somme de 26.155.366.893 F CFA.

La région de Gbêkê, quant à elle, produit environ 27 000 tonnes sur la même période. Après l'amélioration de l'accès dans leurs zones de production, les producteurs de cette partie du pays espèrent améliorer ces performances lors des campagnes à venir. Les premières récoltes de l'anacarde sont prévues pour le mois de février 2016 en Côte d'Ivoire.

CK/hs/ls/APA

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