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Politique Publié le mardi 31 août 2021 | L’intelligent d’Abidjan

Libération de Gbagbo : Comment les Jésuites de Côte d’Ivoire ont manœuvré

© L’intelligent d’Abidjan Par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.

‘’La véritable histoire de la libération de Laurent Gbagbo’’ est un ouvrage-témoignage de 112 pages, écrit par le Franco-Ivoirien, Eric Ahouzi, un militant du Parti socialiste (Ps) français depuis 1996 et de l’Internationale socialiste. Il explique, dans son ouvrage, comment les Jésuites de Côte d’Ivoire ont manœuvré secrètement en 2013 pour faire libérer, Affi N’Guessan, Aboudramane Sangaré et autres, en 2018, Simone Gbagbo puis, en 2019 Laurent Gbagbo. Se définissant comme le colibri de la paix en Côte d’Ivoire, l’auteur  dit avoir joué sa petite partition en saisissant par écrit le Ps français via François Hollande alors, président de la République française avec qui, il a eu des bons rapports militants. Enseignant d’économie politique au Centre de recherche et d’action pour la paix (Cerap) à Abidjan en Côte d’Ivoire depuis 2013, le Franco-Ivoirien a profité de cette position professionnelle pour saisir le Vatican via son Secrétaire à l’éducation qui était venu le rencontrer à l’école pour parler d’enseignement. Eric Ahouzi révèle que  les Jésuites ont incarné, à travers des siècles, un christianisme adapté, réel, ouvert à la science et audacieusement engagé dans le débat politique. Ainsi, en Côte d’Ivoire, les Jésuites africains du Cerap ont joué un rôle décisif en 2013 pour la libération des opposants emprisonnés et en 2019, pour l’acquittement de Laurent Gbagbo en écrivant au Saint-Siège. Selon le militant socialiste, c’est une injustice en 2003 avec les accords de Marcoussis qui a jeté, 8 ans plus tard, les bases de l’erreur judiciaire qui verra la Cour pénale internationale (Cpi) induite en erreur pour accuser Laurent Gbagbo de 3000 morts, avant de reconnaître son innocence. Il dit haut et fort qu’il n’a d’yeux que pour Gbagbo depuis des lustres et son engagement pour lui a commencé le 8 février 2003 à Paris lorsqu’il a vu le journal ‘’Le Monde’’ plaquer à sa Une, un rapport de l’Onu sur de supposées exactions commises par le régime socialiste d’Abidjan. Eric Ahouzi affirme, urbi et orbi, dans son ouvrage que tout semblait baigner et converger vers une réélection triomphale de Laurent Gbagbo en octobre 2010 que tous les instituts de sondage donnaient gagnant. Et coup de théâtre ! Il dit avoir demandé, le vendredi 8 novembre 2018 au Père supérieur Jésuite, Eugène Goussikindey, directeur général du Cerap de faire libérer Gbagbo des geôles de la Cpi où il n’avait pas rien à y faire. En outre, l’auteur qualifie Affi N’Guessan de disciple et de dauphin de Gbagbo parce que c’est celui-là-même  qui semble le mieux préparé à lui succéder. Ancien inspecteur du Trésor français, Eric Ahouzi est rentré en Côte d’Ivoire le 17 avril 2009 après avoir passé 20 ans à servir l’administration publique française. Il a vécu la crise postélectorale. Durant sa vie militante au Ps français, il a participé à 3 congrès, à Brest en 1997, à Grenoble en 2000 et à Dijon en 2003 où François Hollande a été élu et réélu.


Mamadou Ouattara

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