Les communautés côtières d’Adiaké, Grand-Bassam, Jacqueville et Grand-Lahou ont appelé vendredi 13 février 2026, l’État à protéger les écosystèmes menacés par le changement climatique, lors d’un atelier national organisé à Abidjan par INADES-Formation, en partenariat avec l’ONG canadienne SUCO.
Lors de ce plaidoyer adressé aux autorités nationales, les participants ont attiré l’attention sur la destruction accélérée des mangroves, les inondations récurrentes, la pollution des zones côtières et l’érosion du littoral, qui fragilisent les écosystèmes et compromettent les moyens de subsistance des populations locales. Ils ont dénoncé la coupe abusive des mangroves, l’occupation anarchique des zones à risques et l’insuffisance des infrastructures de drainage.
Le document de plaidoyer, fruit de plusieurs consultations communautaires dans les zones côtières, a été lu par Angeline Diplo, présidente de la Scoops Wadochi, basée à Braffedon, au nom des groupements et coopératives bénéficiaires du projet Action climatique féministe en Afrique de l’Ouest (ACF-AO).
« Les conséquences socioéconomiques de ces phénomènes, notamment la baisse des ressources halieutiques, l’insécurité alimentaire, la recrudescence des maladies hydriques, la perte d’habitations et les déplacements forcés de populations, sont particulièrement préoccupantes dans la zone de Grand-Lahou, fortement exposée à l’érosion côtière », a souligné Mme Diplo.
Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer la représentativité des femmes dans les instances de gouvernance locale, compte tenu de leur rôle central dans la gestion des ressources naturelles et la résilience communautaire. Des actions en faveur du leadership féminin, de l’autonomisation économique et de la participation citoyenne ont été recommandées.
Parmi les principales propositions figurent, le renforcement de l’application des lois environnementales, la restauration et le reboisement des mangroves, l’amélioration des systèmes de drainage, la mise en place de plans communaux de gestion des déchets et le soutien aux activités génératrices de revenus durables au profit des femmes et des jeunes.
En retour, les communautés se sont engagées à poursuivre les actions de reboisement, à lutter contre la pollution par la sensibilisation et l’écocitoyenneté, à renforcer la surveillance communautaire du littoral et à promouvoir une gouvernance locale plus inclusive, appelant tous les acteurs à agir ensemble pour un littoral ivoirien durable et résilient.
(AIP)
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