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Société Publié le dimanche 22 février 2026 | AIP

Le sous-préfet de Koun-Fao appelle ses administrés à adhérer au PRESFOR

Koun-Fao, 22 fév 2026 (AIP) – Le sous-préfet de Koun-Fao, Mme Kadja Patricia Dakoury, a exhorté les populations à adhérer pleinement au Programme de renforcement de la sécurisation foncière rurale (PRESFOR), lors d’une campagne de sensibilisation organisée à l’esplanade Badou Antoine de la gendarmerie, sous la supervision de l’Agence foncière rurale (AFOR).


L’autorité administrative a rappelé, vendredi 20 février 2026, le bien-fondé de ce programme, fruit d’un accord conclu entre le PRESFOR et la Banque mondiale pour la période 2024-2029, avec l’appui de l’opérateur technique GEC (ETAFAT-CGEA2TF).


Le sous-préfet a invité les chefs de village à faciliter l’établissement de certificats fonciers au profit des femmes, afin de promouvoir leur autonomisation à travers les cultures maraîchères dans les bas-fonds. Un appel particulier a également été lancé aux jeunes pour accompagner les agents de terrain dans la conduite des opérations.

Elle a par ailleurs recommandé aux parents et aux contractants d’aplanir leurs différends et de privilégier la contractualisation, en permettant aux allogènes de bénéficier de certificats en cas de dons ou de legs.


L’initiative vise la délivrance d’environ 500 000 certificats fonciers sur une superficie de cinq millions d’hectares, ainsi que la signature de 250 000 contrats agraires dans 16 régions, couvrant 52 départements, 218 sous-préfectures et plus de trois millions de villages.

« Ce projet est plus que bénéfique pour les populations rurales, car il garantit la sécurisation des terres et prévient les conflits fonciers », a-t-elle souligné, invitant les communautés à s’y engager activement.


Présentant un bilan à mi-parcours, la coordinatrice du GEC-ETAFAT-CGEA2TF, Mme Ouattara Kadiatou Zokou, a indiqué que sur 285 villages du département de Koun-Fao, 283 ont déjà fait l’objet d’ingénierie foncière, une avancée notable.

Toutefois, la superficie enregistrée reste faible avec 22 250 hectares sécurisés, loin des performances du département voisin de Sandégué, en raison notamment de cahiers d’intention insuffisamment renseignés ou sans estimation précise des superficies.


Elle a précisé que la délimitation des territoires villageois ne vise pas à retirer les terres aux populations, mais plutôt à renforcer la cohésion sociale et la sécurisation foncière. À ce jour, seule la localité pilote de N’Gorato totalise environ 1 300 hectares sécurisés dans la sous-préfecture de Koun-Fao.


Au nom des populations, Nanan Boko du village de Kouakoukrakro-Koun-Ahounzi s’est engagé à faciliter le travail de l’opérateur afin de permettre au département de rattraper son retard. Les habitants ont toutefois expliqué leur faible engouement par l’absence de délivrance du premier certificat foncier, estimant qu’il constituerait un facteur de motivation.

Réagissant à cette préoccupation, Mme Zokou a rappelé que le projet est limité dans le temps et qu’au-delà de la période d’exécution, le coût d’obtention d’un certificat foncier pour un hectare pourrait atteindre près de 1,5 million de francs CFA. Elle a également relevé que seulement 140 contrats agraires ont été signés à ce jour, appelant à davantage d’efforts.


Elle a insisté sur la nécessité d’intensifier la sensibilisation afin d’atteindre les objectifs et d’éviter d’éventuelles mises sous tutelle des terres par l’État, tout en soulignant que l’enjeu est de léguer aux générations futures des terres sécurisées, à l’abri des conflits fonciers.

Le représentant de l’AFOR, N’Guessan Bedel, a pris part aux échanges.


(AIP)

aa/nmfa/cmas

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