Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a présenté les grandes orientations de la politique étrangère de la Chine à l’occasion d’une conférence de presse organisée le 8 mars 2026 lors de la quatrième session de la 14ᵉ Assemblée populaire nationale. Devant des journalistes chinois et étrangers, il a insisté sur le rôle de la Chine dans la promotion de la paix, du multilatéralisme et de la coopération internationale dans un contexte mondial marqué par des tensions et des conflits.
Dès l’ouverture de la rencontre, le chef de la diplomatie chinoise a souligné que le monde traverse une période de transformations profondes et de turbulences. Selon lui, la Chine entend continuer à défendre le droit international, l’équité et la justice, tout en s’opposant à l’unilatéralisme et aux politiques d’intimidation. Il a également salué l’action du président Xi Jinping, dont la diplomatie de chef d’État, a-t-il affirmé, constitue la « boussole » de la politique étrangère chinoise.
Selon Wang Yi, l’année 2025 a été marquée par une intense activité diplomatique du président chinois. Xi Jinping a multiplié les rencontres avec les dirigeants mondiaux et effectué plusieurs visites en Asie du Sud-Est, en Russie et en Asie centrale. Il a également présidé des rencontres internationales majeures, notamment le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai à Tianjin et le forum Chine-CELAC, renforçant la coopération avec les pays du Sud global.
Pour 2026, Pékin prévoit une série d’initiatives diplomatiques d’envergure, dont la réunion des dirigeants de l’APEC qui se tiendra à Shenzhen. Placée sous le thème « Construire une communauté Asie-Pacifique pour la prospérité partagée », cette rencontre vise à promouvoir l’ouverture économique, l’innovation et la coopération régionale.
Interrogé sur les relations avec Moscou, Wang Yi a souligné la solidité du partenariat stratégique entre la Chine et la Russie, qui repose selon lui sur le respect mutuel, l’égalité et la non-confrontation. Il a rappelé que cette année marque le 30ᵉ anniversaire de l’établissement du partenariat stratégique entre les deux pays.
Dans un contexte international instable, Pékin estime que cette coopération contribue à défendre l’ordre international fondé sur le droit et à promouvoir l’émergence d’un monde multipolaire.
La situation au Moyen-Orient a également occupé une place importante lors de la conférence. Réagissant aux frappes menées contre l’Iran par les États-Unis et Israël, le ministre chinois a appelé à un cessez-le-feu immédiat et à un retour au dialogue.
Pour Pékin, la souveraineté des États doit être respectée et les crises doivent être résolues par des moyens politiques et diplomatiques plutôt que militaires. La Chine se dit prête à travailler avec les pays de la région pour promouvoir la sécurité et la stabilité.
Concernant les relations avec Washington, Wang Yi a reconnu que les rapports entre la Chine et les États-Unis ont connu des hauts et des bas, notamment depuis le retour à la Maison-Blanche du président Donald Trump. Toutefois, Pékin estime que les deux puissances doivent éviter la confrontation et privilégier le respect mutuel ainsi que la coopération.
La Chine attend notamment beaucoup de la visite prochaine du président américain à Pékin, prévue à la fin du mois de mars. Selon Wang Yi, cette rencontre pourrait contribuer à stabiliser les relations bilatérales et à renforcer la coopération entre les deux pays.
Enfin, le chef de la diplomatie chinoise a mis en avant l’Initiative pour la gouvernance mondiale proposée par Pékin. Cette vision vise à renforcer le rôle de l’Organisation des Nations unies et à promouvoir un système international plus représentatif, notamment pour les pays du Sud global.
Pour la Chine, l’objectif reste la construction d’une « communauté d’avenir partagé pour l’humanité », fondée sur la coopération, le dialogue et le développement commun.
R-SEKONGO

