La Côte d’Ivoire confirme son leadership en Afrique de l’ouest en se hissant au deuxième rang africain selon les résultats communiqués par la banque mondiale dans le cadre de l’Évaluation de la politique et des institutions publiques ( CPIA) 2025 où le score du pays est passé de 3,9 en 2024 à 4,0 en 2025.
‘’ Dans une lettre datée du 11 juin 2026, Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de division pour la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin et la Guinée à la Banque mondiale, souligne les progrès réalisés par le pays dans plusieurs domaines évalués au titre de la CPIA 2025.
Avec ce résultat, la Côte d’Ivoire se classe au 2e rang parmi les pays africains les plus performants, derrière le Rwanda, et au 1er rang en Afrique de l’Ouest, avec un score nettement supérieur à la moyenne des pays éligibles à l’Association internationale de développement (IDA)’’, rapporte le ministère ivoirien des Finances et du Budget dans une note d’information transmise à Abidjan.net le mercredi 07 octobre 2026.
Selon la note, cette progression repose notamment sur les avancées enregistrées dans quatre principaux domaines, notamment, la gestion économique, les politiques structurelles, l’inclusion sociale, l’équité et la gestion du secteur privé.
En matière de gestion économique, indique la note, la Banque mondiale relève les efforts de consolidation budgétaire, la réduction des déséquilibres, l’amélioration continue des performances fiscales ainsi que la solidité de la gestion de la dette au cours des trois dernières années.
Quant aux politiques structurelles, elles enregistrent également des progrès, notamment en matière de stabilité financière, de régulation des marchés des facteurs, ainsi que dans les domaines du foncier et du travail.
Concernant l’inclusion sociale et l’équité, apprend-t-on, la Banque a salué une meilleure priorisation des dépenses publiques et les efforts consacrés à l’éducation, à la formation, à l’alphabétisation et à la protection sociale des populations vulnérables. Les services de proximité et la participation communautaire figurent également parmi les avancées relevées.
La gestion du secteur public constitue le quatrième domaine de progrès, avec des résultats positifs notamment dans l’administration fiscale et centrale et dans la coordination de la gestion des ressources humaines, a par ailleurs, souligné le document.
Toutefois, la Banque mondiale dit relever un point de vigilance concernant la facilitation du commerce, dont la performance s’est dégradée en raison notamment des difficultés liées à la logistique aux frontières et au temps de séjour des conteneurs à l’importation.
‘’ Pour la poursuite des réformes, elle ( la Banque Mondiale) recommande de renforcer les efforts dans les domaines du financement, de l’efficacité des mesures destinées à améliorer le climat des affaires, des normes du travail et de la facilitation du commerce. Elle préconise également de poursuivre les actions en faveur de l’efficacité du secteur public, de l’impact des politiques sociales et de la prévention de la captation de l’action publique par des intérêts privés’’, a également fait savoir la note.
A en croire le document, la Banque mondiale a aussi indiqué que les scores des pays éligibles à l’IDA seront publiés conformément à sa politique d’accès à l’information, les données relatives à la Côte d’Ivoire devant figurer en annexe du rapport. La banque, conclut le texte, s’est également déclarée disposée à accompagner les autorités ivoiriennes dans la vulgarisation des résultats à travers des séances de présentation.
L’évaluation CPIA de la Banque mondiale est un outil de diagnostic annuel qui mesure la qualité des politiques et des institutions des pays éligibles à l’Association internationale de développement ( IDA).
L.Barro

