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Société Publié le lundi 26 octobre 2026 | Abidjan.net

Coopération halieutique : le ministre Sidi Tiémoko Touré met en lumière les acquis de l’accord avec l’UE

Coopération halieutique : le ministre Sidi Tiémoko Touré met en lumière les acquis de l’accord avec l’UE
© Abidjan.net Par DR
Coopération halieutique : le ministre Sidi Tiémoko Touré met en lumière les acquis de l’accord avec l’UE

ABIDJAN, 26 octobre 2026 – La coopération entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne (UE) dans le domaine de la pêche constitue un levier de développement de la filière halieutique nationale. Intervenant, lundi 26 octobre 2026, à la troisième édition des « Rendez-vous de l’AIP », le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a mis en lumière les retombées de cet accord, notamment en matière de surveillance des pêches, de lutte contre la pêche illicite, de création et de préservation des emplois, ainsi que de développement de l’aquaculture.


En vigueur depuis 1990, l’accord de pêche entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne s’inscrit dans un cadre de coopération visant à encadrer l’accès des navires européens aux ressources halieutiques ivoiriennes, tout en contribuant au renforcement des capacités nationales. Le protocole actuel, conclu pour une durée de quatre ans depuis 2024, autorise 32 navires thoniers européens, dont 25 senneurs congélateurs et sept palangriers de surface, à pêcher exclusivement le thon dans les eaux ivoiriennes. Un quota de cette pêche est destiné à approvisionner le marché ivoirien.


Selon les explications du ministre, ces navires opèrent au-delà de 22 kilomètres des côtes, dans des zones inaccessibles aux pirogues de nos pêcheurs artisans. Cette spécificité distingue l’accord de la Côte d’ivoire de ceux d’autres pays de la sous-région, qui couvrent plusieurs espèces et peuvent ainsi soulever des enjeux de concurrence avec la pêche locale.


Le protocole prévoit un tonnage de référence de 6 100 tonnes par an. En contrepartie, la Côte d’Ivoire bénéficie d’un financement global de 740 000 euros par soit 2,96 millions d’euros sur quatre ans, soit environ 1,94 milliard de FCFA. Cette enveloppe connaît une progression de 8,5 % par rapport au précédent protocole signé 2018, qui prévoyait une contribution annuelle de 682 000 euros.


Un appui renforcé à la surveillance maritime et à la lutte contre la pêche illicite


Au-delà des recettes financières, le ministre a mis en avant la contribution de ce partenariat au renforcement des moyens de contrôle et de gestion durable des ressources halieutiques. A travers un appui à la politique sectorielle, cet accord a notamment permis de consolider la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), considérée comme un enjeu majeur pour la préservation des ressources et la compétitivité des acteurs nationaux.


Parmi les réalisations présentées figurent la mise en place du Centre de Surveillance des Pêches doté de système de surveillance satellitaire, de drones et d’embarcations pour arraisonner les navires fraudeurs.


Transformation, emplois et valorisation des produits halieutiques


Le partenariat entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne soutient également les activités de conservation et de transformation des produits de la pêche. La rénovation de la fabrique de glace de Locodjro figure parmi les réalisations citées, aux côtés des actions de formation destinées aux professionnels de la filière.


À ce titre, plus de 1350 acteurs, principalement des femmes et des jeunes, ont bénéficié de formations visant à renforcer leurs compétences. Le ministre évoque par ailleurs environ 3 000 emplois maintenus dans les industries de transformation, soulignant l’importance économique de la filière thonière et de ses activités connexes. En ce qui concerne le secteur de l’aquaculture, ce sont six (06) stations d’alevinages étatiques qui ont été réabilités et permettent aujpourd’hii de fournir des alevins (tilapia, silure et machoirons) de qualité aux aquacultueurs.


L’intervention de Sidi Tiémoko Touré aux « Rendez-vous de l’AIP » a ainsi permis de rappeler que l’accord de pêche avec l’Union européenne ne se limite pas à l’accès à la ressource thonière. Il constitue également un instrument de coopération mobilisé au service de la surveillance des pêches, du renforcement des capacités des acteurs et du développement de l’économie bleue en Côte d’Ivoire.


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