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Le Temps N° 3039 du 29/10/2013

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Simone, Blé, Seka, Abéhi, Dibopieu… : Comment le régime les tue à petit feu
Publié le mardi 29 octobre 2013  |  Le Temps


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© AFP
Le commandant Anselme Séka Yapo dit Seka Seka, proche de Simone Gbagbo, épouse de l`ex-président ivoirien


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Tabou et San Pedro, deux départements qui ont subi de plein fouet, la folie meurtrière des hommes de Ouattara en 2010, sont sous l’émotion en recevant Koua Justin, le secrétaire national par intérim de la Jeunesse du Fpi, Gnaoré Achille, le président du comité de crise des Agoras et parlements. Ce samedi 26 octobre 2013, à la salle Rotary de San Pedro, une foule compacte attend Koua Justin et sa délégation. Parmi elle, on note la présence remarquable de la communauté malinké. Elle est représentée par Bamba Sékou pour les ressortissants du Bafing, Yacouba Cissé, chef canton et Koné Amidou de la région du Denguélé. Le moment le plus pathétique de cette rencontre, reste l’instant où une vieille dame sort de la foule et vient les larmes aux yeux, saluer et éponger Koua qui dépeint la situation que vit la Côte d’Ivoire, avec des paroles profondes. «Eh, on ne mange plus, on souffre. Mon fils, dis tout», marmonne cette septuagénaire. Tellement sa douleur est grande. «Tout s’écroule en Côte d’Ivoire, parce que le pays n’a pas de chef. Les Dozos et les ex-rebelles ont envahi l’administration publique, les Fanci. Qu’est-ce qu’ils ont fait de la Côte d’Ivoire quand ils ont pris des armes pour l’attaquer?», Interroge l’orateur, la gorge nouée. «Rien oh!» répond en chœur la foule déchaînée. «San-Pedro a été martyrisée et souillée par les hommes de Ouattara. Ils ont tué, violé, incendié des domiciles, égorgé, électrocuté des innocents. Mon ami et frère Bilo Daniel, cadre des impôts dans cette ville, a été arrêté dans son bureau par les Frci. Il est toujours détenu depuis plus d’un an à la Maca. Tout ça parce que San Pedro soutient le Président Gbagbo. Je vous le dis, Affi N’Guessan est en train de préparer le retour de votre idole. Donc préparez vos plus beaux habits pour célébrer le Président Gbagbo à son retour triomphal». Koua ne finit pas de parler que des femmes, dont les époux sont emprisonnés par le régime Ouattara, s’écrient dans la salle : «On va mourir pour Laurent Gbagbo». Une jeune fille, ne tenant pas sur son siège vient et tente de porter Koua sur le dos. La foule scande : «On veut Gbagbo! On veut Gbagbo». «Je proclame la chute du régime Ouattara par les moyens démocratiques. Parce qu’au Fpi, nous sommes des enfants des élections et nous allons gagner en 2015. Le Fpi est en marche pour sa victoire, ne doutez même pas de cette réalité. Parce que nous sommes le seul parti véritablement national de Côte d’Ivoire», insiste le secrétaire national de la Jfpi. Il révèle que le régime Ouattara est entrain de faire mourir à petit feu, les prisonniers politiques et non des moindres. «Nous avons un autre combat à poursuivre, c’est-à-dire la libération de tous les prisonniers politiques. Parce que Ouattara les animalise et les pousse à la mort. Je vous informe que Séka Séka devient fou, Abéhi Jean-Noël ne reconnait plus personne, il commence à perdre la mémoire, Jean-Yves Dibopieu ne peut plus faire usage de ses membres, Blé Goudé approche de jour en jour de la mort, Simone Gbagbo est interdite de prendre ses médicaments, pourtant elle est souffrante.

Si on veut vraiment la réconciliation, il faut libérer sans délai tous les prisonniers politiques. Parce que, nous n’allons plus tolérer pendant longtemps, leur maintien en prison», prévient Koua Justin qui demande aux Ivoiriens d’avoir en estime le capitaine Abéhi, le général Dogbo Blé, le commandant Konan Boniface et les autres officiers. Parce que ces vaillants hommes ont défendu avec courage et farouche résistance, la mère patrie. «Ils ont donné leur vie pour la Côte d’Ivoire depuis 2002. Mais, Ouattara veut les diaboliser», dénonce-t-il. Avant son intervention, c’est Gnaoré Achille, le président des Agoras et Parlements, qui a fait monter le mercure. Ses talents d’orateur et d’harangueur de foule ont créé l’hystérie dans la salle. Son intervention est précédée par le titre phare de l’artiste maître Mayou. Tout le public vibre environ 5 mn avec des invités de marque. «Votre mobilisation et détermination démontrent que le Président Gbagbo a bien fait, très bien fait de ne pas fuir sous les bombardements de l’armée française. Il est resté digne et fort face à l’épreuve. Aujourd’hui, il se livre en sacrifice pour vous. Restez donc fermes dans votre foi et conviction en lui. Ne vous laissez pas non plus effrayés par qui que ce soit. La victoire est toute proche», décrète Gnaoré Achille. Guina, le fédéral Jfpi et Klé Beugré, le fédéral Fpi, ont salué la forte mobilisation des populations, qui ont bravé la peur. Ils ont assuré Koua de la ferme volonté des militants de battre le rappel des troupes à San-Pedro pour les joutes électorales à venir. Tout sera mis en œuvre, disent-ils pour faire revivre les structures de base dans ce département. Les populations qui ont fait le déplacement, sont en extase après de tels discours. Surtout que le bâtiment abritant le meeting est sous haute surveillance de la Gendarmerie et de la Police nationale qui ont déployé un impressionnant dispositif de sécurité pour Koua Justin. A son arrivée, il est allé rendre les civilités au préfet de région, Ousmane Coulibaly, dit Ben Laden. Absent, ce jour parce que parti à la Mecque, c’est le secrétaire général de préfecture, Zozoro Firmin qui a échangé avec la délégation de la Jfpi. En présence du sous-préfet Tétialy Zézé Bertin, du colonel Akpo Koua Jules, commandant de la 5e légion de gendarmerie et du capitaine Diomandé Yacouba dit «Capitaine Delta écrit sur son macaron». Ce dernier a fait rire plus d’un dans la délégation de la Jfpi. Alors que le commandant de la 5è légion est venu avec son chauffeur, le capitaine Delta va à la rencontre de la Jfpi, escorté par deux pick-up surmontés d’armes lourdes et plusieurs de ses hommes. «De quoi a-t-il peur», s’est interrogée la délégation de la Jfpi. A San Pedro, Koua s’est entretenu dans la soirée du samedi 26 octobre 2013, avec les communautés Agni, Krou, Dan et Kroumen. Il a salué le climat de paix et de cohésion qui anime ces communautés en les rassurant que le Fpi est conscient des souffrances qu’elles ont endurent. «Actuellement, personne ne peut effrayer le Fpi et ses militants. C’est Ouattara qui doit avoir peur, lui pour qui les gens ont pris des armes. Mais, ces armes font de lui, un chef éphémère et détesté par tous. Ouattara est le Président de la torture, de la mort et des emprisonnements et non des Ivoiriens. La Côte d’Ivoire est devenue invivable à cause de ce régime. Personne ne pourra arrêter un membre du Fpi encore. Parce que, c’est fini pour Ouattara, les Dozos et les Frci.

Organisez-vous dès maintenant à recevoir le président du Fpi, qui viendra en tournée à San Pedro. Il viendra vous donner les nouvelles fraîches du Président Gbagbo». Tel a été le message du secrétaire national de la Jfpi à ces communautés. Pour le chef canton des Kroumen et président de la Cdvr locale, Koyé Gnepa Pascal, la Côte d’Ivoire a besoin de toutes ses filles et fils pour se reconstruire. «Nous remercions Dieu pour votre présence à San Pedro. Nous allons encore prié pour que tous les prisonniers soient libérés. Et je vous dis que tous les prisonniers vont sortir. Parce qu’on a besoin d’un climat de paix. Ce n’est pas une seule partie qui doit réfléchir à la place des autres et pour eux», soutient le chef canton Kroumen. Koua a également fait savoir à ces communautés, que le bout du tunnel n’est plus loin. Et qu’elles doivent savoir que le Président Gbagbo et le Fpi reviennent au pouvoir en 2015 pour leur apporter la paix, la prospérité, le bonheur, la vie et la joie de vivre. Juste avant ces différentes rencontres importantes, Koua Justin s’est empressé après son meeting de rendre visite au président de la communauté du grand nord, Lancina Koné, dont le fils Youssouf Sylla est en exil, parce qu’il a choisi de suivre le Président Gbagbo. A la grande mosquée de la ville, le doyen Lancina Koné a fait des révélations sur le Président Gbagbo, son ami d’enfance. «Gbagbo et moi, nous avons joué au football ensemble. Nous nous sommes souvent battus, dans nos jeux d’enfants. C’était dans le canton Zadi, à Ouragahio. J’ai beaucoup d’estime pour lui. C’est un homme courtois. Je tiens à dire également que Kla Koué Sylvanus est un ami et nous partageons de bons souvenirs. Concernant mon fils en exil, c’est Dieu qui a son destin en main et je sais qu’il reviendra dans son pays», s’est-il exprimé. A Touih, le chef canton Kassa Ano et le chef du village Grebio Sessé et leurs populations ont été émues d’accueillir, les enfants de Gbagbo. Après toutes les souffrances endurées durant la crise, une telle visite est salutaire. «Nous avons beaucoup souffert et nous continuons de souffrir. Plusieurs villages, dont Gniti et Tobah ont perdu nombreux de leurs habitants en 2010. Ici, est basé un bataillon des Frci, qui terrorise les populations. D’ailleurs, le secrétaire de section Fpi est encore interdit de séjour à Touih. Nous gardons encore les séquelles morales et physiques des événements de 2010. Pendant 3 mois, le chef canton et ses administrés ont séjourné au milieu du fleuve Sassandra, fuyant la mort. Votre arrivée ici, nous redonne espoir et vie. Mon fils Koua, tu ne dois pas dormir. Continue de parler et de te battre. Nous voulons t’entendre et te voir partout pour sauver notre pays. Comme le coq, ne t’arrêtes jamais de parler pour que le pays se porte mieux», a indiqué Klé Beugré au nom du chef canton. Tout cet engouement et cette ferveur de retrouver une délégation de la Jfpi venue d’Abidjan, ont bien commencé à Toulaké, village situé à quelques encablures de Tabou ce vendredi 25 octobre 2013. C’est le chef de terre et patriarche Oulé Maya Bernard, qui a accueilli en personne Koua et sa délégation à 17h 50. Les populations sont sorties massivement pour réserver un accueil triomphal à la Jfpi. «Y a rien en face, c’est poussière!», scandent ces populations. A ces invités de marque, le chef offre de la noix de cola accompagnée de piment, en pure tradition Kroumen. Après avoir reçu la bénédiction du patriarche, la délégation est escortée par des centaines motards jusqu’à Tabou, non sans klaxonner et lever les deux doigts en l’air. Le préfet Yacouba Doumbia, est le premier à écouter Koua Justin, avant son meeting à la place de la gare Outouké de Tabou. Le préfet a salué l’esprit républicain qui a guidé Koua en venant lui rendre les civilités d’usage. En précisant que les dispositions sécuritaires ont été prises pour que son séjour soit paisible et sécurisé. Autour de 18h 20, le cortège s’ébranle vers le lieu du meeting, escorté par la foule et les motards en liesse. Un groupe de Wôyô venu du village de Yokobo est au milieu de la place publique, fredonnant un chant qui harangue les populations. «Les vieux, les mamans, les jeunes et les enfants disent qu’ils veulent voir Laurent Gbagbo. Pour ça, le Président Gbagbo va revenir pian !», dit ce chant en Kroumen. «De nombreux militants sont tombés dans nos sections en 2011. Mais, nos bourreaux ne savent pas que le Fpi est un esprit fort et insaisissable. Tu coupes sa tête, il repousse par la queue, tu coupes la queue, il repousse par la tête. Nous resterons toujours débout et mobilisés pour le Fpi et Gbagbo», martèle le fédéral Fpi, Tah Tchimou. Le parrain du meeting et 2e secrétaire national de la Jfpi, Ouallo Jean-Luc, fils de Tabou s’est dit fier de voir que ses parents sont sortis nombreux pour écouter les envoyés du Fpi. «Le Fpi vit et vivra toujours à Tabou quels que soient les esprits malsains», informe-t-il. Le président des Parlements et Agoras, Gnaoré Achille est tout à son aise devant une foule vivante et enthousiasmée. Il lance avant son intervention, le slogan : «Y a rien en face!», le public répond à tue-tête : «C’est maïs !». Il peut commencer. «Je vous salue pour cette mobilisation fantastique et Gbagboïste. Cela démontre que c’est votre seul et vrai Président, c’est Koudou Laurent Gbagbo. C’est un esprit, une énigme et une icône en Afrique. Il n’a pas eu peur d’aller en prison à La Haye et pour vous, il y reviendra très bientôt pour continuer ce qu’il avait commencé», déclare Achille Gnaoré. L’hystérie envahit la foule qui s’impatiente à 19h d’entendre le secrétaire national de la Jfpi. Le chant des Galliets résonne dans les baffles, avant l’entrée en scène de Koua. Tout le monde se met à danser et à exulter. Transcendé par ce spectacle digne de celui de la campagne électorale de 2010, Koua Justin prend bien ses marques. «Depuis avril 2011, Tabou souffre, pleure, vivote, survit. Yako pour tous les braves militants tués par le régime Ouattara. La Côte d’Ivoire est méconnaissable du fait de la pollution qui la mine. Chaque jour, Ouattara ridiculise le pays par ses errements. Mais, le Fpi revient pour mettre fin aux souffrances des Ivoiriens. Laurent Gbagbo est en route. Mettez-vous dès maintenant en esprit qu’il est avec nous. Remobilisez toutes les structures de base, afin qu’il retrouve un Fpi puissant», lance Koua. Délire dans la foule. Koua est surpris de voir un invalide dans sa voiturette, venir l’adouber pour cette vérité. Le secrétaire national enfonce le clou : «Je vous réaffirme que le Président Gbagbo revient prendre son poste. Il triomphera de la Cpi, parce que cette Cour internationale s’est rendue compte que la réconciliation et la paix en Côte d’Ivoire passent par Laurent Gbagbo. Que le Rdr n’ait pas peur. Laurent Gbagbo n’est pas un revanchard et rancunier comme Ouattara», soutient Koua. Il reste convaincu que Ouattara partira du pouvoir, par une petite fenêtre. «Le Pdci se vide de ses cadres et militants. Très bientôt, vous entendrez de grandes déclarations d’adhésion au Fpi par des cadres du Pdci. Je demande à Kkb et Djédjé Mady de ne pas être en reste. Qu’ils nous rejoignent pour chasser Ouattara du pouvoir en 2015», révèle le secrétaire national de la Jfpi. Pour qui, la fin de Ouattara est imminente et perceptible. Il est mis en quarantaine et acculé par la communauté internationale, à laquelle, il doit pourtant tout. «Avec ce qu’on voit et entend, Dieu va régler le compte de Ouattara. Dieu va faire tomber une grande pluie pour laver le pays», prophétise Koua Justin qui prend congé des populations autour de 19h 50. Une communion totale avec une immense foule, qui est la preuve que le Fpi est le plus grand parti politique de Côte d’Ivoire. Malgré la présence des forces de répression de Ouattara.

Fabrice Tété, Envoyé spécial à San Pedro et Tabou

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