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Le prochain fléau qui menace le continent africain est le tabagisme, prévient le Pr Abdoulaye Diagne
Publié le mardi 11 fevrier 2014  |  APA




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Le prochain fléau qui menace le continent africain, si on n’y prend garde, est le tabagisme qui a des conséquences néfastes sur les systèmes de santé, a prévenu lundi, à Abidjan, le Pr Abdoulaye Diagne, Directeur exécutif du Consortium pour la recherche économique et sociale (CRES), un Centre basé à Dakar au Sénégal.

Dans un entretien à APA, à la vielle d'une réunion sur la hausse de la taxation du tabac qui se tient à Abidjan du 11 au 13 février, à l'initiative du Consortium pour la recherche économique et sociale (CRES), le Pr Abdoulaye Diagne a souligné qu'on s'est rendu compte que le « prochain fléau qui menace le continent africain, si on n'y prend garde, c'est le tabagisme, qui a des conséquences néfastes sur les systèmes de santé ».

Selon lui, cette rencontre de la capitale économique ivoirienne qui va regrouper autour de la table, des experts et parlementaires des pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)a pour objectif principal de réfléchir sur « la législation en matière de fiscalité des produits de tabac ».

Il s'agit en effet, a-t-il expliqué, de rehausser les taxes sur les produits de tabac notamment la cigarette afin de non seulement de réduire leur accès aux couches défavorisées et aux personnes les plus vulnérables.

« Les travaux que nous avons menés, ont montré que la fiscalité a un rôle très important à jouer dans la mesure où elle permet d'augmenter de façon sensible les prix des produits de tabac et en réduire la consommation surtout chez les jeunes et les personnes à revenu faible qui sont les plus affectés par le tabagisme » , a affirmé le Pr Diagne en marge d'une réunion préparatoire de ces assises qui se poursuivront jusqu'à jeudi à Abidjan.

« La région de l'Afrique de l'Ouest se distingue par ses taux extrêmement faibles, ses prix du tabac qui sont extrêmement faibles comparés aux prix affichés dans les autres parties du monde », a-t-il souligné, avant de saluer des initiatives visant à changer les données.

En Côte d'Ivoire, « nous venons d'assister ici à une augmentation des taxes sur les cigarettes », a relevé le Directeur exécutif du CRES, ajoutant qu'«au Sénégal, il y a une loi qui est en instance d'être votée pour durcir les conditions de l'usage du tabac et aussi du commerce du tabac ».

Selon Abdoulaye Diagne, « l'investissement qu'on peut faire pour prévenir ce fléau est beaucoup moins important que celui qu'il faudra faire pour faire face à ses conséquences ».

A ce propos, le représentant du Centre de recherche pour le développement international (CRDI), partenaire financier du CRES, Robert Geneau soutient qu'en finançant ce type d'initiative, il s'agit de contribuer au « contrôle du tabagisme » parce qu'il implique un enjeu pour « les ménages, mais aussi pour les Etats ».

Les Etats font face à un double fardeau, celui «des maladies infectieuses et celui des maladies non transmissibles qu'on voit augmenter sans arrêt».

« La hausse des taxes peut avoir des effets très importants pour la santé publique, mais également pour les finances des pays de la région », s'est convaincu M. Geneau.

Robert Geneau poursuit en précisant que « la hausse des taxes peut entraîner la hausse des revenus qui peuvent permettre de financer les systèmes de santé également. Aussi en rehaussant les taxes, on va réduire la consommation, réduire beaucoup la mortalité ».

Des experts et parlementaires de la CEDEAO, des institutions telles que l'Organisation ouest africaine de la Santé (Ooas), le CRDI, des ONG internationales et l'Université sud africaine de Cape Town, sont attendus à cette rencontre de plaidoyer.

Créée en 2004 par un groupe d'enseignants-chercheurs de diverses disciplines (économie, droit, techniques quantitatives, sociologie) de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) qui voulaient mettre sur pied une institution de recherche indépendante, spécialisée dans le domaine économique et social, et capable de répondre aux besoins du marché africain en compétences de haut niveau sur les questions relatives aux politiques nationales et aux grands programmes en cours d'élaboration, le CRES s'est engagé depuis 2011 à lutter contre le tabac en faisant de la recherche qui puisse servir à la prise de décision dans ce sens.
JBK/ls/APA

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