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Grève dans les écoles publiques Les enseignants paralysent le système éducatif
Publié le mercredi 4 mars 2015  |  L’intelligent d’Abidjan
Education
© Abidjan.net par Atapoint
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Annoncée depuis quelques semaines, la grève du Collectif des syndicats des emplois et associations du secteur éducation-formation a débuté le lundi 2 mars 2015 sur toute l’étendue du territoire national. Nous avons pu faire un bilan de cette première journée. La grève a été largement suivie.

Lycée moderne de Port-Bouët, Lycée municipal dans la même commune, Collège moderne de Cocody, il est 10 h ce lundi 2 mars 2015 et le constat est le même : les élèves déambulent dans la cour des établissements ou à l’extérieur. La plupart commencent d’ailleurs à rentrer chez eux. « Quelques professeurs sont présents mais ils ne font pas cours. On apprend qu’ils sont en grève jusqu’au mercredi 4 mars prochain », avancent certains collégiens interrogés dans ces établissements cités plus haut. De façon générale voici les chiffres et les tendances qu’on a pu avoir :

Au niveau de l’enseignement
secondaire général
A Abidjan, la majorité des établissements secondaires suivent le mot d’ordre de grève à 85%. Tous les établissements de renom tels que le Lycée Sainte-Marie de Cocody, le Lycée Classique d’Abidjan, le Lycée Municipal de Yopougon, le Lycée Municipal d’Attecoubé, le Lycée Municipal de Simone Ehivet Yopougon, le Lycée Municipal d’Angré, le Collège Moderne du Plateau, le Collège Moderne de Cocody, le Lycée Moderne de Port-Bouët sont fermés. A l’intérieur du pays, tous les établissements des grandes villes comme San-Pedro, Yamoussoukro, Gagnoa, Bondoukou, Divo, Agboville, Adzopé, Dabou, etc. sont fermées en dehors d’Abengourou, d’Aboisso et les villes du nord. De façon générale, le suivi est estimé à 75%. Les antennes pédagogiques sont fermées tant à Abidjan qu’à l’intérieur du pays.

Au niveau du Préscolaire et du Primaire
A Abidjan comme à l’intérieur du pays, la grande majorité des écoles primaires publiques est fermée. On peut estimer le suivi à 78%. Les Inspections de l’Enseignement Primaire (IEP) sur toute l’étendue du territoire national sont fermées. Au niveau du Préscolaire, le suivi est total à Man, Guiglo, Divo, Grand-Bassam, San-Pedro, Moosou, Ahoutoué, Daloa, Adzopé, Orphelinat de Bingerville et de Bassam, Pouponnières d’Adjamé, Yopougon et Bouaké, etc.

Au niveau de l’Education
Spécialisée
Tous les centres d’éducation spécialisée qui s’occupent des handicapés sensoriels (mal voyants, mal entendants) et des enfants en difficultés tels que les Orphelinats, les pouponnières, sont fermés.

Au niveau de l’Education
Permanente
Tous les Instituts de Formation et d’Education Féminine (IFEF) sont fermés.

Au niveau des CAFOP
Seul le Cafop de Daloa est resté ouvert, tous les 13 autres sont fermés.

Au niveau de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle
Les grands établissements de formation professionnelle et d’enseignement technique tels que le Lycée Professionnelle de Yopougon, le Lycée Technique de Yopougon, le Ceti, le Lycée Professionnelle de Jacqueville, le CPM Bois de Koumassi, le CBCG Cocody, CBCG Treichville, Lycée Professionnel de Man ; etc. sont fermés. On peut estimer dans ce secteur le suivi à 60%.
Il faut rappeler que le Collectif des syndicats des emplois et associations du secteur éducation-formation qui regroupe 14 syndicats a décidé cette grève pour faire aboutir deux revendications principales. Le paiement des effets financiers du déblocage des avancements indiciaires à la fin du mois de janvier ; et le paiement des stocks des arriérés dus aux effets financiers du reclassement et de la bonification indiciaire. Le Collectif dénonce le peu d’empressement des autorités d’engager de vraies discussions sur le sujet. « Nous avons déposé le préavis de grève le mardi 17 février dernier. Ce n’est que le vendredi 27 février que le directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement technique (MENET) a bien daigné nous recevoir. C'est-à-dire dix (10) jours après. Nous considérons cette attitude comme un manque flagrant de considération», indiquait Théodore Gnagna Zadi, SG de l’Udensci l’Union des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire) (UDENSCI) syndicat membre du collectif. Au niveau du ministère du MENET, on se veut prudent. Notre interlocuteur, qui a gardé l’anonymat nous a indiqué que ce problème est transversale et ne concerne pas seulement que leur département. « C’est la conjugaison des efforts des différents départements (MENET, Fonction publique, Economie, Finance et Budget) qui va permettre de solutionner le problème », a affirmé notre source.

Olivier Guédé
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L’intelligent d’Abidjan N° 3366 du 4/3/2015

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