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Les Peulhs appelés à l’apaisement après l’assassinat de présumés braqueurs issus de leur communauté à Bondoukou

Publié le lundi 16 avril 2018  |  AIP


Bondoukou – Le préfet par intérim du département de Bondoukou (Nord-Est, région du Gontougo), Sylla Moustapha, a appelé la communauté peule de sa circonscription à l’apaisement après l’assassinat de quatre présumés braqueurs issus de leur rang, lors d’une rencontre tenue lundi à la salle de presse de la préfecture.

« Je vous demande de vous calmer et de ne prendre aucun risque en vous faisant justice car cela peut déboucher sur une crise communautaire qu’on ne pourra pas maîtriser », a lancé Sylla Moustapha à des membres de cette communauté venus réclamer justice.

L’administrateur civil a demandé à cette communauté comprenant des bouviers et des éleveurs de rester dignes dans la douleur, promettant que les autorités judiciaires et administratives feront leur travail en toute responsabilité pour élucider cette affaire.

M. Sylla a rappelé la rencontre des préfets de Côte d’Ivoire à Yamoussoukro, le 12 avril avec le Président de la République Alassane Ouattara qui a déclaré que les autorités préfectorales doivent être fermes dans l’application de la loi pour tous ceux qui voudront se faire justice.

Rapportant les faits, le préfet par intérim a indiqué que selon des témoins sur les lieux, notamment le chauffeur et son apprenti, un véhicule appelé communément "Badjan" a été braqué vendredi par un individu de la communauté peule sur l’axe Bandolé-Marahui, dans la sous-préfecture de Tagadi.

Les voyageurs, se rendant compte que le présumé braqueur détenait une arme factice, se sont jetés sur lui pour mettre fin à sa vie. Trois autres présumés braqueurs installés dans un deuxième véhicule arrivant au même endroit ont été également tués par les voyageurs, estimant qu’ils étaient en complicité avec le premier bandit.

Selon l’autorité administrative, cette version est rejetée par la communauté peule qui reconnaît le forfait du premier braqueur. Elle estime toutefois que les trois autres personnes dans le second camion étaient innocentes et ont été exécutées par les voyageurs car faisant l’objet de délit de faciès.

Une enquête a été ouverte par la gendarmerie afin de situer toutes les responsabilités.

zaar/cmas
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