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Entretien avec Amedé Kouakou, ministre des Infrastructures économiques : « Problèmes d’eau à Bouaké et Abidjan : voici les vraies raisons et les solutions »

Publié le jeudi 10 mai 2018  |  L’intelligent d’Abidjan
Transports
© Abidjan.net par Paul-Richard AHOLIA
Transports Publics : Ouverture d`un séminaire régional sur la mobilité urbaine
Abidjan le 05 avril 2018. Un séminaire régional sur le thème de la planification de la mobilité urbaine durable, prévu se tenir du 5 au 6 avril 2018 a ouvert ses portes ce jeudi, à Abidjan, en marge de la première session ordinaire du comité exécutif de l`Union africaine des transports publics (UATP). Photo: M. Amedé Kouakou, ministre des infrastructres économiques


Une partie de la population de la ville de Bouaké, au Centre de la Côte d’Ivoire est privée d’eau potable depuis quelques temps. Amédé Kouakou, ministre des Infrastructures économiques s’est prononcé sur cette situation, au cours d’un entretien à son cabinet, le lundi 7 mai 2018.

Monsieur le ministre, quelle est la situation de l’eau aujourd’hui à Bouaké ?

Le 1er mai 2018 , lors de la Fête du travail, les travailleurs ont fait cas de la situation de l’eau en Côte d’Ivoire, mais particulièrement à Bouaké. Le chef de l’État, soucieux du bien-être des populations ivoiriennes, nous a instruit de tout faire pour améliorer les conditions de distribution de l’eau à Bouaké. Diverses solutions ont été envisagées.

Nous avons 15 camions-citernes dans la région qui distribuent de l’eau à la partie de la population qui n’en a pas. Je tiens à rappeler que ce sont les 2/3 de la population qui sont alimentés à partir de la Loka qui n’ont pas d’eau, mais ils sont alimentés grâce au soutien du chef de l’État et le tiers restant est alimenté à partir du Kan. Il y’a une dizaine de forages qui sont en train d’être réalisés aussi bien à Bouaké que dans la région de Sakassou.
À Bouaké, on produisait 24. 000 mètres cubes à partir de la Loka, 6. 000 mètres cubes à partir du Kan, et on a 5 forages qui produisent 1. 000 mètres cubes. Mais comme la Loka a tari, on ne produit que 7. 000 mètres cubes avec un appoint avec les camions-citernes.

Ce que le chef de l’État a autorisé, c’est qu’on pose une autre unité de traitement d’eau sur le Kan qui va produire, 6. 000 mètres cubes en plus des 6. 000 mètres cubes qu’il produit déjà. Ensuite, nous allons poser une unité de traitement sur le fleuve Gonfreville où nous allons produire 2. 000 mètres cubes, soit 8. 000 mètres cubes en complément.

Avec les 10 forages en construction, le total serait donc ramené à 10. 000 mètres cubes supplémentaires. Il y’a aussi le fait que 91 pompes villageoises vont être réparées pour permettre aux populations de s’alimenter en eau potable. C’est l’ensemble de ces mesures urgentes que la Banque mondiale a accepté de financer à hauteur de 5 milliards de FCFA.

Pourquoi n’y a-t-il plus d’eau dans la Loka ?

C’est tout simplement du fait de la faible pluviométrie ; ainsi la Loka n’a pas pu se remplir convenablement. Mais pire, les populations y prélèvent du sable, ce qui crée des excavations, de sorte que l’eau reste dans les cavités creusées au lieu de parvenir à la source de traitement. Ce que nous proposons avec la Banque mondiale, c’est de trouver des solutions définitives.

Nous allons donc poser une canalisation au niveau du lac de Kossou pour récupérer les 24. 000 mètres cubes que nous prenions dans la Loka. Une fois que ce sera fait, nous allons construire une grosse unité de traitement d’eau sur le lac Kossou qui va produire 30. 000 mètres cubes d’eau que nous allons distribuer directement à Bouaké et ses environs. C’est dire que sur Bouaké, nous aurons une diversité de sources, de sorte que si une source tarit nous aurons un remplacement. Je voudrais donc profiter pour dire merci à la Banque mondiale qui a accepté de nous accompagner.

Pourquoi des mesures d’anticipation n’ont pas été prises pour éviter ces pénuries ?

Comme je l’ai dit tantôt, des forages sont en construction, et sur le 10 forages, 7 sont pratiquement achevés. Dans les trois mois à venir, les deux unités de traitement sur le Kan et sur le fleuve Gonfreville seront terminées. Pour ce qui est de la canalisation sur le lac Kossou, il faut commander tout le matériel qu’il faut, mais nous en avons discuté avec la Banque pour que d’ici à un an, cette canalisation soit posée.

Et si déjà on peut traiter l’eau du lac Kossou à Bouaké, cela va soulager les populations. Bouaké est une grande ville, mais les canalisations sont vieilles, elles datent de 1958.

Nous avons convenu avec la Banque mondiale de réhabiliter ces canalisations, faire de l’extension de réseau. Pour les nouvelles constructions dans le District d’Abidjan, je peux vous dire que l’accès à l’eau est une préoccupation. En termes de production, si on prend Bonoua I et II, Saint-Viateur et l’ensemble des unités de production d’eau pour la ville d’Abidjan, et si les canalisations sont correctement faites pour atteindre tous ces quartiers, on doit pouvoir assurer les besoins en desserte en eau des populations.

C’est vrai qu’on pouvait faire mieux, mais il faut que les populations sachent que toutes les mesures que nous avons prises visent à éviter que ce qui s’est passé, ne se reproduise plus.

Pourquoi, monsieur le ministre, les problèmes d’eau perdurent dans certains quartiers comme Abobo, N’dotré… ?

Abobo devait être alimenté par l’unité de production d’eau de Songon. Mais nous avons quelques petits problèmes à résoudre à Songon. À Abobo, il y avait de vieilles canalisations que nous venons de remplacer. Un ensemble d’investissements a été fait, et nous avons demandé à la SODECI de nous faire un point précis, quartier par quartier, pour que nous puissions savoir les vraies raisons et résoudre les problèmes quartiers par quartiers.

Ce point nous sera fait dans quelques jours et les populations abidjanaises verront que les problèmes seront abordés au cas par cas. Pour ce qui est de la rue ministre à la Riviera , lorsqu’il pleut l’eau s’écoule sur la route. Nous avons donc décidé de faire une chaussée en béton. Les études sont presque terminées et dans quelques jours les travaux vont commencer.

Le RDR vient de tenir son 4ème congrès extraordinaire consacré au parti unifié. Quel est votre commentaire ?

C’est une question importante. Je suis un élu local, secrétaire exécutif du PDCI, délégué régional PDCI et coordonnateur RHDP de Divo. J’étais au congrès extraordinaire du RDR, j’ai vu la ferveur militante de nos frères du RDR. Il faudrait que nous qui sommes issus du PDCI, du RDR et des autres partis membres du RHDP, nous comprenions que l’idée de créer le RHDP a été développée en 2005.

Nous sommes sortis de la crise en 2011 et à partir de 2012, vous avez vu le bond qualitatif qu’a fait la Côte d’Ivoire : 9% de taux de croissance de l’économie. C’est grâce au leadership du Président Alassane Ouattara, au président Henri Konan Bédié et au gouvernement, qui est un gouvernement RHDP. Ce sont des éléments forts et il faut que nous puissions, avec tous les partis frères du RHDP, continuer à vivre ensemble.

L’union fait la force et l’esprit de Félix Houphouët-Boigny, c’est que tous ses enfants soient ensemble. C’est ce que le Président Alassane Ouattara et le président Bédié ont compris et nous les militants de ces différents partis, adhérons à cette idée et encourageons nos militants à aller vers le RHDP unifié. Le président Bédié a signé l’accord politique pour le compte du PDCI-RDA et nous, animateurs du PDCI-RRDA au niveau local, nous sommes heureux que le président Bédié se soit engagé dans cette voie. Nous l’encourageons. L’avantage que nous avons d’être ensemble, c’est de penser à demain, à la paix, à la cohésion pour continuer l’œuvre et préserver l’héritage du président Houphouët-Boigny.

Le Président Ouattara, dans son discours de clôture a dit que le RDR ne disparaîtra pas. Le président Bédié a dit que le PDCI-RDA ne disparaitra pas et qu’il proposera un candidat en RHDP pour 2020. Parlent-il pas, selon vous, le même langage ?

Le choix des candidats est important, mais c’est la vision de paix pour la Côte d’Ivoire qui est essentielle. Nos deux mentors, sauront au moment opportun nous indiquer la voie à suivre. En tant que soldats du développement, militants actifs de nos partis respectifs, la mission c’est de sensibiliser nos bases, leur dire que l’essentiel aujourd’hui c’est la paix, la cohésion. Rien ne se construit dans la division.

Nous sommes aujourd’hui ensemble grâce au Président Alassane Ouattara et au président Bédié, il faut continuer à travailler ensemble pour le bonheur des Ivoiriens.
Olivier Dion
... suite de l'article sur L’intelligent d’Abidjan

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L’intelligent d’Abidjan N° 4183 du 10/5/2018

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