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Un affrontement évité entre Dioman (Bafing) et Gouiné (Tonpki)

Publié le jeudi 9 aout 2018  |  AIP


Les populations de la sous-préfecture de Dioman, dans le département de Touba, région du Bafing, et celles de la sous-préfecture de Gouiné, dans le département de Biankouman, région du Tonpki, ont frôlé l’affrontement pour un problème de terre.

Les sous-préfets de Touba, Savadogo Adama et de Gouiné, Fagla Thomas, ont organisé une rencontre entre les populations des deux sous-préfectures, dimanche, à l’école primaire publique de Dioman afin de trouver une solution à cette crise foncière.

« Nos frères Toura de Gouiné ont vendu toutes leurs terres et depuis quelques temps, ils viennent occuper les nôtres. Ils en ont vendu une partie à un ressortissant burkinabé du nom de Jean. Nous les avons interpellés, mais ils continuent. Ce que nous ne pouvons pas accepter », a expliqué le chef du village de Dioman, Diomandé Moussa, rappelant qu’il a été informé de cette occupation par le chef du village de Bèhi et le président des jeunes du village de Sion, de la sous-préfecture de Gouiné.

Ce Jean, acheteur de terre, dit que ces terres lui ont été vendues par des personnes des villages de Sion, Bèhi (sous-préfecture de Gouiné) et Bèmasso1 (sous-préfecture de Dioman). Malgré les démarches menées par le chef du village de Dioman, les occupants de ces terres ne sont pas partis.

« Nous avons rencontré nos frères de Dioman et il n’y a pas eu d’entente, à deux reprises », a affirmé le chef de terre de Sion, Maniga Gaston, soutenant que l’histoire montre que Sion faisait frontière avec Zoh, et que la limite entre les deux villages est représentée par la rivière après Laganan, village de la sous-préfecture de Dioman.

Ce que dément le chef du village de Dioman. « L’actuel site de Sion est la terre de Dioman. C’est la fraternité qui nous lie qui nous ont permis de leur céder l’espace», a-t-il insisté.

Après avoir écouté des chefs de terre et des villages de Sion, Bèhi, Kokialo et Kossesso, dans la sous-préfecture de Gouiné, de Dioman, Lagaman, Bèmasso2, Kaniasso et Gbèkan, dans la sous-préfecture de Dioman, les sous-préfets de Touba et de Gouiné ont invité les Toura et les Mahou à l’entente.

« Cette situation dure depuis 2016. Mon collègue et moi, avons, avec l’autorisation de nos deux préfets, demandé à la direction régionale de l’agriculture de procéder à la délimitation entre les deux sous-préfectures. Et la délimitation en interne suivra», a dit Savadogo Adama.

Le directeur régional de l’Agriculture et du Développement rural, Galla N’Guessan Célestin a exhorté les chefs de terre et de villages à dire l’histoire vraie afin de faciliter l’opération de délimitation. « Jean devra arrêter l’exploitation des terres qu’il occupe jusqu’à la délimitation », a-t-il conseillé.

Au terme de la rencontre, il a été retenu qu’une enquête foncière sera faite par la direction régionale de l’Agriculture et la délimitation devra suivre. Les liens historiques de fraternité entre les deux peuples Toura et Mahou ont été évoqués et il a été retenu par les deux d’en tenir compte dans le règlement de ce conflit foncier.

(AIP)

dm/kkf/fmo
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