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La «passivité» des pays africains face aux enjeux de dénucléarisation de la péninsule coréenne décriée

Publié le mercredi 7 novembre 2018  |  APA


L’Organisation d’information et de communication Multimédia Africaine (OICMA), dénonce la «passivité» des pays africains face aux enjeux de dénucléarisation de la péninsule coréenne, dans une note transmise mardi à APA.

« Alors que les négociations sont dans l’impasse quant à la dénucléarisation de la péninsule, on note l’absence de débat à ce sujet dans les médias et le désintéressement des pays africains comme si la menace d’une guerre qui pourrait embraser le monde ne les concerne guère », déplore l’OICMA.

Selon l’organisation, si l’Afrique veut dire son mot et participer activement à la marche de ce monde, le continent peut sortir de sa « torpeur face aux enjeux géopolitiques », surtout dans ce contexte, car il a été aussi « le théâtre de la seconde guerre mondiale durant laquelle sa jeunesse a payé un lourd tribut ».

Les chefs d'Etat africains évitent notamment d'entretenir des relations diplomatiques avec la Corée du Nord, suivant ainsi le mot d’ordre des Nations-Unies. Seule la Mauritanie a ouvertement manifesté son amitié envers la Corée du Nord suite aux menaces de sanctions des États-Unis contre ceux qui violeraient les résolutions de l’ONU envers ce pays.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, avait après le Sommet Chine-Afrique au mois de septembre 2018, fait un détour vers la Corée du Nord pour assister aux cérémonies de commémoration du 70e anniversaire de la création de l'Etat de Corée du Nord qui a vu le jour en 1948.

Depuis le sommet historique et l’accord signé le 12 juin 2018 à Singapour entre les présidents américain Donald Trump et Nord-Coréen Kim Jong-un en faveur d'une «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne», dont le processus devrait être défini lors de négociations ultérieures, « aucune avancée significative n’est notée par rapport aux modalités pratiques », a fait observer l’OICMA.

Pour décrisper la situation, les deux dirigeants Nord et Sud coréens s’étaient rencontrés entre le 18 et le 20 septembre 2018, pour discuter de questions parmi lesquelles, «les mesures pratiques» à prendre pour dénucléariser la péninsule coréenne.

Selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA, Kim Jong-un avait réitéré sa volonté de dénucléarisation de la péninsule et accepté de fermer définitivement certains sites bien que ces mesures soient jugées dérisoires par certains observateurs.

LB/ls/APA
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