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Société Publié le jeudi 19 mars 2009 | Le Temps

Silue Kagnon Augustin a propos de l`impact de la guerre au nord : "La crise a fait des milliers de veuves et de divorcées"

Vous êtes sollicité régulièrement par la femme pourquoi cela ?

En sillonnant ces villes et villages, je me rends compte de plus en plus que la pauvreté s'accroît et les populations ont des besoins presque communs. Mais, la tendance qui se dégage est la pauvreté, la recherche du bien-être de l'homme. Voyez-vous, des hommes sont morts pendant les heures chaudes des combats. Ensuite, des vivants ont aussi fui ou abandonné leurs familles parce qu'ils ont perdu leur dignité devant la femme et les enfants. Il y a des infrastructures qui sont sujetes à la pauvreté, lorsqu'ils vous manquent vous devenez handicapé. Tel que l'école, les centres de santé, l'électrification, les routes…


Combien d'associations de femmes compte la région ?
Il y a 810 associations de femmes dans la région. Notre ambition est de pouvoir être à la hauteur de l'estime et de la confiance que ces nombreuses femmes portent en nous. Mais, avec le courage et la perspicacité, nous réussirons à satisfaire ces dames. Car, il faut le dire la crise a fait des milliers de veuves et de divorcées.

Qu'allez-vous apporter à ces femmes après les mégaphones, les groupes électrogènes et les chaises distribués gratuitement çà et là ?
On a assez mangé, dansé et bu. Maintenant, il est l'heure de travailler. Il fallait d'abord les rassurer en s'occupant de leurs préoccupations immédiates. C'est ce que j'ai fait, par les dons de chaises, groupes électrogènes et mégaphones. En plus près de 300 femmes sont regroupées dans la commune de Siolokaha et le village de Lononkaha dans la sous-préfecture de Napié pour la riziculture irriguée. Nous les aiderons au niveau des facteurs de productions et l'achat de fils barbelés pour la clôture des champs dans lesquels elles passent la nuit au risque de leur vie pour la protection de leurs champs contre les bœufs de transhumance qui détruisent tout sur leur passage. Des exemples similaires seront faits à d'autres associations qui le souhaiteront. En tant que leader d'opinion, notre rôle est de nous battre et de recenser tous les problèmes, toutes les préoccupations des villages et villes que nous parcourons et ensemble nous réfléchissons sur le sort de la femme, afin de résoudre ce qui est à notre possible. Pour les grandes œuvres, nous approchons les personnes ressources. Si nous ne prenons garde et continuons de vivre dans cette situation délétère, nous nous acheminerons vers une catastrophe humanitaire silencieuse.

Interview réalisée
par Ulrich Yéo,Correspondant
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