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Necrologie Publié le jeudi 29 juillet 2010 | Le Patriote

Hommage posthume, Bakary Tuo Touré (Secrétaire général du domaine des Sciences naturelles) : “Sans l’ASCAD, Samba aurait accédé à l’immortalité”

© Le Patriote Par Prisca
Académie des sciences, des arts, des cultures d`Afrique et des diasporas (Ascad): les Immortels rendent hommage au Pr Samba Diarra
Mercredi 28 juillet 2010. Abidjan. Photo: Pr Bakary Tuo Touré
L’émotion était au rendez-vous. Hier, la salle de conférence de la Fondation Harris Mémel Fotê, aux II Plateaux-Vallon, a abrité la cérémonie d’hommage posthume au Professeur Samba Diarra rappelé à dieu le samedi dernier. Compagnons et condisciples de tout temps étaient tous présents aux côté de la famille éplorée.

Pour l’hommage de la société savante, c’est le Professeur Bakary Tuo Touré, Secrétaire général du "Domaine des Sciences Naturelles", domaine auquel l’illustre disparu appartenait, qui a porté la voix de ses pairs. « Le Professeur samba Diarra était au début de la création de l’ASCAD avec entre autres éminences telles que Barthélémy Kotchy et feu Harris Mémel Fotê. En tant qu’humains, nous sommes mortels, mais l’Immortalité dont il s’agit, ne concerne que nos œuvres. Le Professeur Samba ayant produit d’éminentes œuvres comme tous les membres de l’Académie devient ainsi immortel. Mais, même sans l’ASCAD, Samba Diarra aurait accédé à l’Immortalité», a-t-il dit en présentant la référence morale qu’était l’homme pour son entourage : « Il a eu une vie bien remplie, un destin exceptionnel, il a mené le bon combat, il était un passionné de la dignité humaine. Il fut une force et une conscience morale pour les jeunes qu’il formait. » Mais, lorsqu’il dit « Samba part, mais reste immortel, A Dieu Grand Frère… », lui- même explose en sanglots. Le silence plat dans lequel la salle est plongée est ainsi rompu par des souffles et pleurs étouffés.

Lorsque le Professeur Salomon Ahouti monte au pupitre, c’est pour témoigner, au nom de toutes ces personnalités qui ont pratiqué, pendant sa vie scolaire, estudiantine et professionnelle le Professeur Samba que la Côte d’Ivoire et toute la communauté scientifique pleure.nt «J’ai rencontré Samba, pour la première fois, à l’Ecole Normale de Dabou en 1951, avant de le retrouver en 1955 alors qu’il était en troisième année de Médecine à Dakar au Sénégal. C’était un meneur d’hommes, toujours à la tête de mouvements pour revendiquer de meilleures conditions de vie et d’études. Après l’Indépendance, il rentre en Côte d’Ivoire dans son pays. Suite à une fausse citation d’un faux agent secret, je rejoins Samba en prison dans l’affaire des "faux complots". L’instruction aboutit à un non-lieu. Mais, les plaies laissées par cette page triste ne sont pas effacées».

Bien avant ces témoignages, les membres de l’ASCAD ont fait un "piquet d’honneur" sous la chapelle ardente dressée sur l’estrade de la salle.

Les membres de la famille, le Premier ministre Seydou Elimane Diarra, l’épouse et les enfants du défunt et bien d’autres personnalités, telles Jean Konan Banny, Mgr Dakoury Tabley, étaient de la cérémonie.

Jean- Antoine Doudou
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