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Société Publié le samedi 28 mai 2011 | Nord-Sud

Yopougon-Lokoua - Académie régionale de la mer / Hôpital cherche malades

Créé en 1997, à coups de centaines de millions de Fcfa, l’hôpital de l’Académie de la mer, a été abandonné.


Ce matin_L0, en franchissant l’imposant seuil de la clôture de l’Académie régionale des sciences et technique, de la mer à Abidjan-Yo­pougon, on est surpris de voir un magnifique édifice construit sous forme de pavillons. Sur la grosse plaque qui trône à l’entrée de la réception on peut lire : Centre médico-chirurgical de l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer à Abidjan. Consultation : médecine générale, gynécologie, obstétrique, Orl neurologie, pédiatrie, chirurgie générale, ophtalmologie odon­­to - stomatologie, hospitalisation, bloc opératoire… Elles sont rares, les populations de Yopougon-Lokoua, à con­naître son existence. Pourtant, ce centre de santé était, à l’origine, l’un des plus important du pays. Créé en 1997 et réhabilité en 2002 par le Banque africaine de développement (Bad), il n’a jamais servi. A la réception, un vigile monte la garde contre les pillards. Contrairement à la façade, l’intérieur est dans un état piteux. Les murs sont lézardés, à la place des ampoules, ce sont des trous et des fils électriques qui pendent par-ci par-là. Dans les pièces, des meubles brisés traînent par terre. Des bouts de papiers et des cartons sont épars sur le plancher. Des fils électriques sortent des murs. Des emballages, des bidons d’eau sont à la place de ce qui devait être des bureaux climatisés. Le plafond tombe en ruine. Les laboratoires sont vides, les machines de radiologie ont le ventre ouvert. Tables et chaises renversées…Le centre de santé, jadis construit pour former les élèves de l’académie et aussi pour soigner les marins, est hs (hors-service). Le centre compte quatre pavillons : les pavillon d’hospitalisation, le pavillon d’administration, de consultations et le pavillon para général avec le service de laboratoire, la radiologie et le centre hyperbare. (où on peut augmenter la pression dans un environnement marin scaphandrier. les plongeurs en ont besoin pour respirer en haute mer). Dr Fofana Moussa, dermato-neurologue, médecin à l’académie, essaye de le remettre en marche depuis la fin de crise. Car, c’est l’un des rares centres en Afrique de l’ouest qui dispose d’un tel service. Mais l’état des lieux est rébutant. « Il faut réhabiliter les toitures, la peinture, l’électricité, l’eau, etc. Ce sont des choses qui avaient été faites par le Bureau national d’études techniques et de développement (Bnetd). Au niveau matériel, à part les lits d’hospitalisation et le matériel de consultation, le matériel de para-clinique n’existe pas. Les laboratoires ont été déshabillés (par les pilleurs), le bloc opératoire n’existe pas, la radiologie est en panne… », cite-t-il. Cette radiologie a été installée par la société Siemens. Mais les techniciens, selon Dr Fofana Moussa, sont repartis sans donner le code de fonctionnement à cause d’une mésentente avec les structures qui avaient demandé l’installation de la machine. « Les gens ont essayé de la faire fonctionner, cela a grillé l’unité centrale », explique M. Fofana. « Nous essayons de la remettre en marche. Nous en avons grand besoin. Parce que, lorsqu’on fait une analyse, il n’y a pas de service de radiologie publique proche de la population à part le Chu. Nous avons intérêt à mettre la radio en marche pour que la population puisse en bénéficier à moindre coût », ajoute-t-il. Il faut environ 100 millions de Fcfa pour remettre le centre de santé sur pied. « Nous pouvons commencer avec le nécessaire puis, avec l’argent que nous recevrons, nous allons faire le reste ». Mais, déjà la population peut venir pour des soins minimums. La consultation générale est à 2500 Fcfa, la consultation spécialisée à 5.000. L’hospitalisation à 5.000 Fcfa.

Raphaël Tanoh
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