x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Politique Publié le lundi 17 octobre 2011 | L’intelligent d’Abidjan

Ce qui a eu raison de Laurent Gbagbo ? La faiblesse de sa diplomatie

Ce qui a eu raison de Laurent Gbagbo ? La faiblesse de sa diplomatie
© L’intelligent d’Abidjan
jean Ping de l`UA à Abidjan avec un “message“ pour Gbagbo
En matière de métier politique, Laurent Koudou Gbagbo est une singularité en Côte d’Ivoire.

C’est même une fierté pour l’international socialiste. En Afrique du Sud, au Cameroun, au Bénin, au Zimbabwé, au Rwanda, Laurent Koudou Gbagbo fait l’objet d’admiration. Ce qui a eu raison de la gestion du pouvoir présidentiel de Laurent Koudou Gbagbo de 2000 à 2011, c’est bien sa diplomatie figée dans un rituel ‘’folklorique’’. Une diplomatie peu méticuleuse, moins passionnante et mal approfondie. La diplomatie est très complexe. Et Laurent Koudou Gbagbo, ne prenait pas suffisamment le temps, pour évaluer la psychologie morale des ambassadeurs accrédités en Côte d’Ivoire. Au ‘’terminus’’ de cette faiblesse diplomatique, la Côte d’Ivoire est devenue un ‘’véritable marché’’ de la diplomatie internationale et africaine.

Des diplomates qui se ‘’mêlent’’ de tous les sujets d’actualité en Côte d’Ivoire. Mais, à aucun moment, les différents ministres des Affaires étrangères de Laurent Koudou Gbagbo, n’ont levé la voix contre cette mélancolie des relations diplomatiques en terre ivoirienne. Signe très flagrant que la Côte d’Ivoire était en danger et Laurent Koudou Gbagbo, de plus en plus mal à faire passer ses ‘’préoccupations’’ dans les enceintes internationales. D’une façon générale, président de la République, chef suprême de la diplomatie, Laurent Koudou Gbagbo a oublié de marteler parfois son mécontentement aux ambassadeurs accrédités en Côte d’Ivoire, que leur rôle était de renforcer les liens d’amitié économiques de leurs pays avec la Côte d’Ivoire, et non de ‘’travailler’’ dans un mécanisme diplomatique mélancolique. A l’analyse, Laurent Koudou Gbagbo, n’a pas été vigilant, dans ‘’l’opération’’ diplomatique contre la Côte d’Ivoire, et dans les limites, très complexe. Ce qui lui a joué un mauvais tour. J’ai eu un abcès de fièvre pour l’invitation de l’Onu en Côte d’Ivoire par Laurent Koudou Gbagbo. Depuis plus de dix (10) ans, je n’arrive pas à décrypter le rôle de l’Onuci, de plain-pied, dans la gestion des ‘’affaires intérieures’’ de la Côte d’Ivoire, où logiquement, elle est chargée de sécuriser les 322.462 kilomètres carrés de superficie. Mais, à mon avis, cette opération s’est littéralement transformée en ‘’service public’’. Sur ce point précis, je peux affirmer, qu’en dix (10) ans de présence, l’Onuci est encore loin de sa ‘’vraie’’ mission. En tirant les leçons, qui ont souvent entaché sa crédibilité, l’Onu n’a jamais réglé un conflit. Ce résultat est illustré au Liban, au Soudan, en République démocratique du Congo, dans le conflit du Sahara occidental depuis 1975. Je suis confus, que Laurent Koudou Gbagbo ne savait pas le rôle et la mission de maintien de la paix de l’Onu. Mais j’écris et j’assume que la naïveté diplomatique de Laurent Koudou Gbagbo, a été le choix assumé de l’Onu, pour régler la crise ivoirienne. En vérité, dans les limites de sa mission de maintien de la paix, l’Onu ne peut pas faire quinze (15) ans en République démocratique du Congo, 30 ans au Sahara Occidental, trente (30) ans au Liban, dix (10) ans en Côte d’Ivoire, quinze (15) ans au Soudan. Autrement dit, la diplomatie de Laurent Koudou Gbagbo qui n’a pas compris le phénomène des relations internationales a vécu dans une autre triste réalité : la qualité et l’expérience des ambassadeurs de Côte d’Ivoire accrédités en France, en Angola, au Benelux. Dans ces pays, il fallait des ambassadeurs de carrière, avec des objectifs au quotidien tels que celui de l’esprit de créativité. A aucun moment, ces ambassadeurs n’ont expliqué à Bruxelles, au Luxembourg, devant la presse américaine, le vrai visage de la crise ivoirienne. Son impact considérable sur les mentalités des opérateurs économiques de la Cedeao, de l’Union Monétaire Ouest-africaine. Au Mali, au Ghana, à Dakar, au Maroc, des ambassadeurs ivoiriens n’ont pu expliquer, tourner et retourner dans tous les sens, que ‘’liquider’’ les ressources économiques de la Côte d’Ivoire, provoquerait des préjudices incalculables pour les générations ivoiriennes futures. Mais, moi, je savais une seule chose : que Laurent Koudou Gbagbo, même réélu, été chassé du pouvoir par la diplomatie singulière.

Par Ben Ismaël
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Politique

Toutes les vidéos Politique à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ