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Politique Publié le lundi 21 novembre 2011 | Soir Info

Conclave des pro-Gbagbo à Accra / Damana Pickas élu président de la « Coalition des patriotes en exil » : « Nous allons répondre aux provocations du régime »

© Soir Info Par DR
Commission électorale indépendante : Bamba Yacouba et Damana Pickass
Damana Adia Pickass (G), représentant de Laurent Gbagbo, arrache la feuille de résultats partiels de l`élection présidentielle en Côte d`Ivoire des mains du porte-parole de la Commission électorale, le 30 novembre 2010 à Abidjan
Le conclave de la jeunesse pro-Gbagbo tenu, samedi 19 novembre 2011, de 11h à 15 h 30, à Accra au Ghana, a accouché de deux décisions importantes. Un : la mise en place d’une structure dénommée « Coalition des patriotes ivoiriens en exil » en abrégé Copie. Et deux : l’élection à l’unanimité des participants de Damana Adia Pickas comme le premier président de la nouvelle organisation. La rencontre, selon un participant, a enregistré la présence des jeunes proches du régime déchu comme Idriss Ouattara (président du Comité d’organisation), Touré Zeguen Moussa, Watchard Kédjébo, Fofana Youssouf, Nadaud Clément, Hyacinthe Koffi…Blé Goudé, invité, n’a pu faire le déplacement. « C’est pour une question évidente de sécurité que Blé Goudé n’était pas là… », a indiqué un participant au conclave contacté, par téléphone, samedi 19 novembre 2011. Aussitôt élu, Damana Pickas a dévoilé son plan d’actions. Il a nous révélé, au téléphone, dimanche 20 novembre 2011, qu’il entend nommer ses collaborateurs incessamment. « Je vais faire des consultations pour former mon bureau. Il y aura aussi des antennes dans d’autres pays comme le Benin, le Togo, la Gambie et autres. Il est aussi prévu une coordination de la diaspora. Une fois par mois, nous allons nous retrouver pour évaluer l’évolution de la situation en Côte d’Ivoire », a indiqué Damana Pickas, ex-numéro 1 de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (Jfpi). La « Coalition des patriotes en exil » ne compte pas rester inactive, à écouter son président. « Nous allons faire des tournées régulières dans les différents camps de réfugiés pour nous imprégner de leur situation et les aider. Nous allons aussi organiser des conférences pour informer la communauté nationale et internationale de la situation en Côte d’Ivoire. Nous comptons faire du lobbying », a annoncé le leader de la Copie. Damana Adia Pickas a dit avoir donné la position de son mouvement dans son discours pendant le conclave. « Nous avons dit que désormais les patriotes en exil sont déterminés à répondre au coup par coup aux provocations du régime Ouattara. En ce qui concerne les rumeurs du transfert du président Laurent Gbagbo à la Cpi, nous avons été clairs. Si elle s’avère, nous considérons cela comme une déportation qui va anéantir complètement la Côte d’Ivoire. Elle va laisser des traces indélébiles, des plaies que personne ne pourra cicatriser. En tout cas, nous les patriotes, on va en vouloir éternellement à ceux qui seront à la base de cette déportation », a averti l’ancien numéro 3 de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), estimant que les Ivoiriens peuvent régler leur différend en interne. « Nous lions la réussite de la réconciliation au sort de Laurent Gbagbo. Si Laurent Gbagbo est déporté devant la Cpi, il n’y aura plus de réconciliation en Côte d’Ivoire », a martelé l’ex-représentant du ministère de l’Intérieur à la Commission électorale indépendante (Cei). « Nous avons invité le Pr Sery Bailly, qui est un camarade de longue date de Laurent Gbagbo, à se retirer de la Commission de réconciliation s’il est déporté à la Cpi ou s’il n’est pas libéré », a fait savoir M. Damana Pickas. « Pour ce qui est des législatives, nous soutenons la position du Fpi. Parce que c’est une mascarade pour donner un parfum de démocratie au régime Ouattara alors que les conditions minimales pour aller aux législatives ne sont pas réunies. En témoignent les événements à Ebilassokro, à Bonoua et à Port-Bouët », a affirmé l’administrateur civil. Répondant à l’une de nos questions, il a déclaré ne pas voir peur d’être rapatrié suite à l’émission d’un mandat d’arrêt international. « Tout se qui se passe dans notre pays, nous oblige à réagir. Nous sommes dans un pays panafricaniste, le pays de Kouamé Krumah, qui garantit les libertés individuelles et collectives. Dès l’entame de notre conclave, nous avons écarté toute idée de déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Il est donc hors de question d’utiliser le Ghana pour servir de base arrière. D’ailleurs, Laurent Gbagbo ne nous a pas enseigné les coups d’Etat », a souligné Damana Pickas, envisageant de collaborer avec la Coordination du Fpi en exil.

SYLLA A.
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