x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Société Publié le mardi 27 décembre 2011 | Notre Voie

Traque des Frci indélicats - Le chef de sécurité de Wattao et un gendarme pris en plein braquage

© Notre Voie Par DR
A fighter from the Republican Forces rebels smokes a cigarette in the village of Pekanhouebly on the border of Ivory Coast and Liberia
Jeudi 24 mars 2011. Frontière du Libéria. Des soldats des FRCI en patrouille près du village de Pekanhouebly
La chasse aux voyous FRCI confiée à Koné Djakaridja alias Zakaria aurait fait une victime de taille dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 décembre dernier. Selon un communiqué de presse dont copie nous est parvenue hier, le chef de la sécurité de Wattao, Coulibaly Dramane alias colonel Gaz et un sous-officier de la gendarmerie, ont été surpris en plein braquage. Ils ont été mis aux arrêts en attendant d’être déférés devant le parquet militaire aujourd’hui. Selon le service de la communication du chef de la police militaire, ils sont détenus au camp du Génie à Adjamé. Le communiqué en question se réjouit intensément de cette prise. Lisons: «Dans la zone d’Abidjan sud, les opérateurs économiques peuvent désormais dormir tranquille. Un bandit de grand chemin, tapis au sein des Forces républicaines vient d’être mis aux arrêts. Il s’agit de Coulibaly Dramane alias colonel Gaz, chef de la sécurité du commandant Issiaka Ouattara (Wattao) qui est tombé dans les mailles des hommes du patron de la police militaire». Comment en est-on arrivé là? Explications: “Les faits se sont déroulés dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 décembre dernier, aux environs de 22 heures dans la commune de Koumassi. A cette heure avancée de la nuit, un opérateur économique N.S, est entre de mauvaises mains. Un braquage est en cours, dirigé de main de maître par un Frci indélicat, le colonel Gaz. Son véhicule neuf qu’il vient d’acquérir, risque de lui échapper. Heureusement pour lui et manque de pot pour le chef de gang et ses éléments, un passant a suivi la scène. Il alerte la police militaire. Là encore la chance sourit à l’homme d’affaires, Koné Zakaria et ses hommes sont en patrouille dans la zone de Port Bouët. Ils se déportent en toute urgence sur les lieux. Le chef de la sécurité du commandant Wattao est pris la main dans le sac. Le gang opérait avec le véhicule de son chef, une Range Rover de couleur noire. Il est mis aux arrêts avec ses trois complices. Ils sont gardés aux frais au camp génie d’Adjamé, quartier général de la police militaire». Selon le communiqué, les hommes de Wattao, au cours de l’interrogatoire que l’on devine musclé, sont passés aux aveux. Ils auraient soutenu repérer leurs victimes aux abords des grandes surfaces avant de lancer l’attaque, une fois la victime en possession du bien que les malfrats recherchent.
Selon les dires de la police militaire, le gang n’est pas à son premier forfait. Il a pour habitude de dépouiller ses victimes sous la menace des armes.
Déjà, les langues se délient sur l’arrestation du chef de la sécurité de Wattao. C’est que les deux hommes, Zakaria et Wattao ne sont pas en odeur de sainteté. Il y a environ trois ans, Zakaria, fervent partisan de Ouattara, avait été contraint à regagner sa base du Burkina Faso à la suite d’une incompréhension avec ses supérieurs. Aussitôt après son départ, il a été remplacé par Wattao, très proche de Soro, qui a immédiatement procédé à un nettoyage des écuries. La hargne avec laquelle le communiqué de Zakaria est libellé fait dire à nombre de supporters des deux camps que c’est la hache de guerre qui vient d’être déterrée. Comme le «colonel Gaz», un sous-officier de la gendarmerie, Yapo Romaric Clifford de l’école de gendarmerie de Toroguhé, a été appréhendé dans la journée du dimanche à 16 heures. Il a été mis aussi sous l’éteignoir. De la promotion 2009-2011 matricule 7259/ EGT, il a été surpris en plein braquage à Adjamé. Il était porteur, dit-on, d’une «arme de dotation de la gendarmerie sur laquelle le numéro d’immatriculation a été scié pour dissimuler toute trace».

Zabril Koukougnon
(Source : Service communication Police militaire)
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Société

Toutes les vidéos Société à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ