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Politique Publié le mardi 27 décembre 2011 | Nord-Sud

Hostilité contre les militaires, attaques meurtrières, …. - 5 morts à Sikensi

La fête de Noël a été endeuillée par des affrontements à Sikensi
Bilan : cinq morts.

Sikensi veut-elle se révolter contre l’armée ? Ce qui se passe depuis samedi dernier et qui a continué, hier, laisse transparaître une tentative de révolte contre l’autorité militaire. Les faits. Les violents affrontements du week-end de «Noël» ont abouti à un lourd bilan. Deux soldats des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) ont été tués par un groupe de jeunes Abidji, déchaînés. Côté civil notamment dans le camp des allogènes, malinké, on a déploré deux morts et chez les autochtones c’est-à-dire les Abidji, il y a eu un mort. Comment en sommes-nous arrivés à cette situation ? Un témoin oculaire à Sikensi, informe que suite à une altercation dans une buvette en début d’après-midi du samedi entre un groupe de militaires et un jeune Abidji, ce dernier a été passé à tabac. Grièvement blessé, celui-ci bat en retraite pour aller chercher du renfort. Armés de machettes, de gourdins et d’armes à feu, de bidons remplis d’essence, les amis du jeune blessé préparent la contre-offensive. Objectif : brûler et tuer les éléments des Frci du camp basé au rond-point sur la route menant à Tiassalé. Surprises par les assaillants, deux sentinelles ont été tuées sur-le-champ. De leur position, les Frci repoussent leurs agresseurs par des tirs de sommation. Les jeunes replient dans leur base. Ils érigent des barricades. Entre-temps, les Frci informent la hiérarchie qu’elles sont attaquées. L’armée prend position et encercle leur camp. Dimanche matin, à la surprise générale, des coups de feu retentissent dans le quartier Abidji. Le commissaire de police de Sikensi, Ignace Goba, demeure muet. La tension reste très vive toute la journée de dimanche. Lundi matin, les jeunes Abidji changent de stratégie. Toujours armés d’armes blanches, selon plusieurs témoins contactés sur place, ils s’attaquent aux allogènes, malinké. Deux jeunes malinkés sont tués. «Nous ne voulons plus voir de Dioula et de Frci sur notre terre», scande la foule de jeunes Abidji chauffés à blanc. Côté malinké, la riposte est immédiate. Un Abidji est lynché à mort. Les allogènes s’arment de fusils et barricadent leur quartier. Joint par téléphone, hier, le colonel Chérif Moussa, porte-parole de l’armée, a indiqué ceci : «nous sommes informés de la situation. Je n’ai pas encore l’autorisation de ma hiérarchie pour m’adresser à la presse. Mais ce que je peux vous dire, au moment où je vous parle c’est qu’il y a deux ou trois morts dans nos rangs. Et, un civil blessé léger». Le ministre-délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, était sur les lieux dans l’après-midi d’hier. Il était accompagné du capitaine Léon Alla Kouakou, porte-parole du ministère de la Défense. Ils ont rencontré les autorités locales et les communautés.


Bahi K.

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