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Société Publié le mercredi 28 décembre 2011 | Le Patriote

Aller au-delà des discours

© Le Patriote Par DR
Crise post-électorale: éléments des Forces républicaines (FRCI)
Photo: soldats des ex-Forces armées des forces nouvelles en route quittant Bouaké
18 décembre 2011, des affrontements ont lieu à Vavoua, ville située centre ouest de la Côte d’Ivoire. Les affrontements font six morts et plusieurs blessés. Le président de la république monte au créneau et prendre des mesures draconiennes. Plus de FRCI et d’hommes en arme dans les rues. Cette décision est unanimement saluée par les Ivoiriens. Car, pour eux, elle permettra de mettre un terme aux exactions et aux dérives des brebis galeuses tapies au sein de la grande muette. Dès son retour de l’étranger, le chef du gouvernement, le Premier ministre Guillaume emboite le pas au chef de l’Etat, chef suprême des armées. Il faut le tour des casernes et rencontre la haute hiérarchie de la gendarmerie. Les consignes strictes du président Ouattara sont répétées au tout le monde. On croyait les choses rentrées progressivement en ordre avec un début d’exécution des mesures du chef de l’Etat que surgissent encore d’autres événements à Sikensi, le dimanche dernier. Endeuillant encore des familles. Pour une banale affaire de femme, la ville enregistre par la faute d’éléments qui ne savent pas encore faire la différence entre leur qualité de militaire et les devoirs de simples citoyens, quatre morts inutiles et d’importants dégâts matériels. Même si l’on n’a pas pu éviter le pire, il faut reconnaitre qu’on n’est pas passé loin de la tragédie. Les choses auraient pu plus graves que ce qui a été donné de voir. On est passé à deux doigts d’un affrontement généralisé entre autochtones et allogènes. Dans un contexte aussi sulfureux comme celui que vit la Côte d’Ivoire, c’est l’occasion de tirer une fois de plus sur la sonnette d’alarme et interpeller à nouveau les autorités militaires. Il est grand temps d’aller au-delà des discours et traduire en actes les mesures prises par le président de la République. Actuellement, beaucoup de choses ont été faites. Les Ivoiriens ont pu constater, dès l’annonce des mesures prises par le chef de l’Etat, une nette amélioration de la situation sécuritaire. Mais les événements douloureux de Sikensi viennent rappeler que la partie est loin d’être gagnée et qu’il reste encore à faire. Car la situation reste encore volatile. Il appartient donc au niveau de la hiérarchie militaire de parfaire l’exécution des instructions du président Ouattara pour que l’opération « tolérance zéro » au sein de l’armée soit une réalité. Il faut donc aller vite, avant qu’il ne soit trop tard.

Jean-Claude Coulibaly

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