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Société Publié le mercredi 28 décembre 2011 | L’Inter

Après les affrontements meurtriers : La situation toujours tendue à Sikensi

© L’Inter
Crise post-électorale : Manifestation de rue à Abobo après l`assassinat d`une dizaine de femmes.
Jeudi 3 mars 2011. Abidjan. Photo: casques bleus de l`Onuci entre manifestants et éléments des FDS
Les affrontements ont cessé à Sikensi depuis lundi mais il régnait hier mardi 27 décembre, un calme précaire dans la ville, a rapporté l’Agence ivoirienne de presse (AIP). La tension qui était montée d’un cran suite au meurtre d`un jeune autochtone, avait dégénéré et l’on avait déploré au moins quatre morts et plusieurs blessés. Les populations autochtones Abidji et des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), ainsi que des membres de la communauté malinké vivant à Sikensi, s’étaient affrontés à la machette, au gourdin mais aussi avec des pierres. Selon l’agence de presse, la situation restait volatile dans cette bourgade du sud où « les rancœurs » étaient encore perceptibles dans les deux camps, malgré le fait que la police, la gendarmerie et la force de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) se soient déployées massivement dans la ville. Le constat est clair pour notre source, des jeunes dans différents quartiers se promenaient avec des armes blanches et des fusils traditionnels. Cette situation a obligé les commerçants à fermer leurs magasins, les riverains à fuir certains quartiers ; plusieurs déménagements ont été constatés dans la ville. Les patrouilles intempestives des forces de l’ordre pour pacifier la localité et les villages environnants ont semblé ne pas rassurer les populations surtout que dans la matinée, une rumeur annonçant une descente sur la ville de nombreux villageois avait traversé Sikensi, jetant un vent glacial sur cette cité. Mais jointe hier soir, une source policière nous a informé que tout était rentré dans l’ordre, les véhicules de transport en commun qui desservent Sikensi étaient de retour à la gare. Seul les taxis hésitaient encore. Une grande réunion devait se tenir dans la ville en présence des chefs traditionnels et des chefs de communautés allochtones et allogènes pour ramener définitivement le calme et la quiétude à Sikensi. Pour rappel, une dispute entre un élément des FRCI et un jeune autochtone avait dégénéré dimanche et lundi, occasionnant quatre morts et plusieurs blessés graves.

Hervé KPODION

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