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Société Publié le mercredi 28 décembre 2011 | L’intelligent d’Abidjan

Sikensi / Après les affrontements meurtriers du lundi Les Frci ont quitté la ville, les quartiers barricadés

Les Frci ont quitté la ville, les quartiers barricadés
Magasins fermés. Rues désertes. Automobilistes rares. Carcasses de pneus brûlés par-ci, cliniques surchargées par-là. Tel est le triste décor que présentait Sikensi hier. Située à 75 km d’Abidjan, cette ville avait tout l’air d’un cimetière. Conséquences des affrontements meurtriers qui se sont déroulés lundi dernier entre les populations Abidji et des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). A notre arrivée vers 14 heures, aucun élément de ces forces n’était présent sur le terrain. Information prise, les hommes du général Soumaïla Bakayoko auraient quitté dare-dare la ville le même jour des événements. Le complexe « M’Bouaffouê » qui leur servait de base militaire est quasi vide actuellement. A la grande satisfaction de son propriétaire qui réclamait depuis longtemps le départ des Frci de son complexe hôtelier. Présentement, la sécurité est assurée par un important détachement de la police et de la gendarmerie nationale qui multiplient les patrouilles aux fins de dissuader les éventuels revanchards, aidés en cela par des soldats de la force onusienne. En plus des quatre morts et de la quinzaine de blessés issus de la violence de lundi, quatre cas d’empoisonnement ont été enregistrés hier et évacués d’urgence sur Abidjan pour des soins appropriés. Pendant que nous mettions sous presse, une rencontre entre le préfet du département, le maire Aboh Faustin, les chefs des communautés Abidji et Malinké et les jeunes se tenait à la préfecture de la ville pour aplanir les divergences qui ont conduit à des affrontements intercommunautaires. Si le calme semble revenu, force est de noter que le feu couve toujours sous la cendre entre les deux communautés. Les quartiers sont barricadés et les deux communautés restent recluses, chacune dans sa zone. Comme pour dire que les rancœurs restent vives, nous avons même assisté à une scène où une femme malinké a été obligée de ‘’replier sur sa base’’ alors qu’elle tentait de traverser une sorte de ligne de non franchissement.

D. Yala, envoyé spécial

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