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Société Publié le mercredi 28 décembre 2011 | Le Nouveau Réveil

Répétition des bavures, atteintes à la crédibilité et à l’image de la République : Les Frci, une menace pour Ouattara ?

© Le Nouveau Réveil Par Emma
Opérations de pacification: patrouilles des Forces républicaines (Frci) dans les rues d`Abidjan
Mercredi 13 avril 2011. Abidjan.
En quelle langue faut-il leur parler pour qu’ils comprennent enfin qu’ils sont en train de nuire à la crédibilité et à l’image de notre pays ? Comment comprendre cette répétition de faits criminels attribués aux Frci alors même qu’après les graves incidents de Vavoua qui ont fait 4 morts, le chef de l’Etat était lui-même monté au créneau pour enjoindre à ses commandants en chef de restaurer l’ordre et la discipline au sein de l’armée ? De deux choses l’une, ou bien les instructions du chef suprême des armées ne sont pas parvenues à tous les éléments des Frci ou bien ces derniers ou en tout cas certains parmi eux ont décidé de passer outre ces instructions ?

Ce qui vient de se passer à Sikensi, 70 km au nord d’Abidjan, nous interpelle à plus d’un titre.

Lentement mais sûrement, avec une sérénité et une détermination déconcertante, les Frci sont en train d’élargir le fossé entre elles et les populations ivoiriennes. Elles sont en train de saper le crédit de la République, de détruire l’image du président de la République à l’extérieur.

Cette image, cette notoriété internationale est l’une des forces de notre président. C’est le sérieux qu’incarne monsieur Ouattara qui fait que les portes s’ouvrent à lui lorsqu’il va à Bruxelles, à l’Union Européenne pour plaider la cause de la Côte d’Ivoire, ou en France et aux Etats-Unis pour solliciter l’aide extérieure. A chacune de ses rencontres avec les bailleurs de fonds ou les investisseurs étrangers, le chef de l’Etat n’a eu de cesse de rappeler que notre pays, qui a durement été éprouvé par la crise post-électorale et par les autres crises intérieures, est en train de sortir la tête de l’eau, que la situation sécuritaire est en voie de normalisation, et même que l’indice de sécurité est aujourd’hui meilleur à celui d’avant les élections de 2010. Et sur le terrain effectivement, Alassane Ouattara ne ménage aucun effort pour offrir aux Ivoiriens des conditions de vie plus sereine. A travers le rééquipement de la police nationale, la sensibilisation et des mesures vigoureuses contre le racket, la réduction des barrages anarchiques, etc…

Mais l’attitude affichée par certains éléments des Frci, certaines brebis galeuses au sein de notre armée, prend totalement à contrepied les efforts du chef de l’Etat. Peut-on compter le nombre de bavures sanglantes enregistrées ces derniers jours ? Pourquoi subitement les Frci font autant parler d’elles ? Veut-on mettre mal à l’aise le chef de l’Etat ou lui transmettre tout simplement un message codé ? Il est vrai que depuis que le président de la République est intervenu après les évènements de Vavoua, les Frci sont moins visibles dans les rues d’Abidjan. On ne les voit presque plus se prononcer au marché d’Adjamé avec les AK 47 en bandoulière. Mais, ce qui vient de se passer à Sikenssi nous oblige à croire que nos soldats, précisément certains éléments des Frci, n’ont aucune idée de la noblesse de la tenue qu’ils portent, du poids de leur responsabilité de soldat en arme. Ils continuent hélas à se comporter comme des voyous, et le mot n’est pas fort. Comment pour une "affaire de fesse" ou de rivalité, un soldat peut-il ouvrir le feu sur un citoyen ?

Ne savent-ils pas que l’arme ne doit être utilisée même dans les situations les plus difficiles qu’en dernier recours ? C’est quoi ces militaires qui ouvrent le feu sur des citoyens pour un oui ou pour un non ? Si les Frci continuent à endeuiller des familles à ce rythme, si elles continuent de tuer chaque semaine, il faut craindre pour Ouattara, son régime et pour la Côte d’Ivoire. Il est trop facile d’invoquer la thèse de la provocation ou d’autres alibis pour tenter de justifier l’injustifiable. Lorsque des brebis galeuses jettent le discrédit sur une armée, lorsqu’elles déshonorent la République, il faut les dénoncer sans ménagement. Se taire, c’est cautionner une forfaiture. Et ce n’est pas aider Alassane Ouattara. Heureusement que la majorité de nos soldats n’ont pas la gâchette facile et qu’ils ne règlent par leurs problèmes personnels avec les armes que la République leur a confiées.

Akwaba Saint Clair

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