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Politique Publié le jeudi 29 décembre 2011 | Le Nouveau Réveil

Après avoir fait diversion du côté de la frontière ghanéenne : Les cades Lmp recrutent des mercenaires libériens pour attaquer l’Ouest

Les forces armées nationales sont en alerte maximale depuis 72 heures sur tout le long de la frontière ouest du pays. Cette subite mobilisation des troupes, si l’on en croit des sources militaires recoupées, fait suite à une rumeur persistante qui balaie depuis quelque temps cette région, laquelle fait état de l’imminence d’une attaque projetée par des cadres pro-Gbagbo exilés au Ghana et ailleurs. Les hiérarchies militaires disposeraient d’éléments assez sérieux sur cette énième tentative de déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Raison pour laquelle, dès aujourd’hui même, les responsables de la gendarmerie nationale, de la police nationale, des Frci, appuyés par l’Onuci, ont décidé de se redéployer tout au long de la frontière ouest pour la verrouiller. Cette opération se fera en concertation avec les Forces armées nationales du Liberia de manière à mettre hors d’état de nuire, des deux côtés de la frontière, tous les éléments suspects ou en armes qui s’y hasarderaient.
Selon les dernières informations que nous avons reçues, le Ghana serait en fin de compte une manœuvre de diversion des partisans de Gbagbo qui se sont jurés de faire boire le calice jusqu’à la lie au régime actuel. C’est bien par le Liberia qu’ils veulent frapper. Et profitant d’une période qu’ils estiment favorable en raison d’une part des fêtes de fin d’année et d’autre part du semblant de confusion qui règne au sein des Frci. Suite aux bavures successives, les pontes du Fpi seraient passés dans la phase pratique de la préparation de leur funeste opération.
Depuis quelque temps en effet, ces derniers feraient la navette entre Monrovia et Accra. Le nom de Koné Katinan est cité. De même qu’un jeune Ghanéen du nom de Okoré qui aurait reçu pour mission de recruter des jeunes, Libériens aguerris au combat des armes. Ce dernier, selon des sources militaires, aurait reçu suffisamment de moyens pour enrôler et monter une armée capable de rivaliser avec les Frci.
De fait, le Liberia a été choisi parce que les pro-Gbagbo se sont rendu compte que, pour des raisons d’ordre sociologique et historique, le Ghana ne tolèrerait jamais un projet de déstabilisation de la Côte d’Ivoire à partir de son territoire. En outre, la frontière libérienne offre de nombreux avantages. Elle est longue, poreuse en raison des nombreuses pistes difficilement contrôlables. Il y a aussi la forêt dense qui permet l’infiltration discrète des armes et des troupes.
Mais l’armée ivoirienne n’est pas prête à se laisser surprendre. En collaboration avec les populations villageoises, elle veille au grain. Ainsi récemment, dans le village de Tiobly dans le département de Toulépleu, sur dénonciation de la chefferie traditionnelle, deux jeunes suspects qui avaient quitté ledit village depuis 2002 et qui seraient réapparus en compagnie de Libériens ont été dénoncés. Interpellés par les autorités militaires, ils ont été conduits sans violence à la gendarmerie pour y être interrogés. Sur eux, il aurait été découvert de la drogue.

Aujourd’hui, toutes les forces militaires basées à Toulépleu et dans les autres localités vont donc se redéployer vers la frontière. Avec les autorités militaires du Liberia, sera mis en place un dispositif intégré de défense commune, des deux côtés de la frontière. Le but, empêcher que tout homme en arme avec des munitions puisse franchir cette frontière. En fait, le souci de ces déstabilisateurs n’est pas tant de renverser Ouattara, ils savent que c’est une mission quasi impossible. Mais leur objectif serait d’installer un kyste, une rébellion armée sur le flanc gauche du territoire national ivoirien. Et imposer des pourparlers avec le régime en place afin d’obtenir éventuellement la libération de leurs camarades incarcérés. Il s’agirait aussi de freiner l’élan du pouvoir dans la mise en œuvre de ses nombreux chantiers programmés pour 2012. Mais comme le dirait l’autre, on voit le dos du nageur.

Sur le reste du pays, suivant les instructions du Premier ministre, des détachements d’éléments de la gendarmerie nationale sont arrivés dans certaines localités du sud, hier, notamment dans les villes d’Agboville, d’Adzopé et d’Alépé. Il s’est agi, pour les hommes du général Gervais Kouassi, de quadriller ces localités afin de les préserver des situations similaires à Sikensi ou à Vavoua. La prise de contact achevée avec les autorités militaires, les patrouilles ont commencé. Sur l’ensemble du territoire, la situation reste calme. Mais le crocodile ne dort que d’un œil.

Akwaba Saint Clair

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