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Politique Publié le vendredi 30 décembre 2011 | Soir Info

Situation sécuritaire dans le pays : Ce qui attend les chefs militaires

© Soir Info Par Lass Com
Redéploiement de l`administration publique: Le Premier ministre Guillaume Kigbafory Soro a installé les forces militaires et paramilitaires de la région des Montagnes
Lundi 3 octobre 2011. Man. Le Premier ministre, ministre de la Défense, Guillaume Soro installe dans l’après-midi, les forces militaires et paramilitaires de la région des Montagnes
« Faire libérer dans les jours à venir par les Frci, les différentes localités qu'elles occupent, interdire et réprimer toutes patrouilles isolées se réclamant des Frci, procéder au regroupement de toutes les troupes sur des sites appropriés, rétrocéder les infrastructures occupées par les Frci, faire appliquer la discipline militaire aux soladts. ». Ce sont, entre autres, les missions confiées par le Général de division Soumaïla Bakayoko, aux ex-commandants de zones (Com-zones). Le 28 décembre 2011, il a donc mis en route ses collaborateurs en direction de leurs zones respectives, à l'effet de faire appliquer les mesures prises par le Chef de l'Etat Alassane Ouattara. Cela, suite à l'exaspération du Président de la République, devant le désarroi semé par son Armée dans certaines localités. Force est de reconnaître que cette mission confiée à ces chefs militaires est assurément herculéenne. Surtout qu'elle se détermine dans un temps bien précis: deux semaines maximum. Mission difficile, parce qu'il s'agira d'inculper un autre mode de vie, une autre conduite, un autre comportement beaucoup plus républicain, à des individus, qui ont acquis d'autres habitudes hors des casernes. Des personnes qui se sont frottées à la vie civile et qui en ont goutté aux délices, pendant de longs mois, qu'il faudra ramener dans des « enclos ». Ces soldats parmi lesquels, de nombreux, même de plus petits, se sont enrichis aux mamelles de canaux peu vertueux. Des individus qui en un rien de temps, ont changé de vie de façon « argentée », qui roulent carrosse et qui étaient les seigneurs dans les rues. Des soldats qui se permettaient tout et qui ne savent même plus ce que c'est que la vie dans une caserne. En l'espace de deux semaines seulement, les chefs militaires doivent réussir l'exploit de ramener leurs hommes sur terre. Ils doivent les nourrir à la discipline militaire qui rime, on le sait, avec rigueur et souvent galère. C'est là, que se situe la hardiesse de la tâche des Wattao, Chérif Ousmane, Fofié, Vétcho et autres. Mais ont-ils le choix? Redorer le blason terni, même au-delà des frontières, de notre Armée qui n'était plus citée en exemple. Une Armée crainte, non pas pour sa parfaite maîtrise de sa mission régalienne, mais pour son indiscipline caractérisée animée par des moblots incontrôlables. Une Armée plus souvent citée pour ses exactions à l'encontre des populations, au sein desquelles elle n'avait de cesse de semer émoi et désarroi. Les mémorables tristes exemples des événements de Vavoua et de Sikensi sont là, pour qu'on se rappelle son indigne image. Des événements salissant pour l'image de notre pays et qui avaient fini, par ne plus être du tout amusants, pour le chef suprême des Armées. Alors, aux chefs militaires de mettre tout en œuvre, pour rendre sociables leurs troupes. Et puis eux non plus, ne devraient pas oublier qu'ils jouent là, leur crédibilité avec le jaugeage de leur capacité réelle, à maîtriser leurs hommes. Leur emprise sur ces derniers. Et ils ont deux semaines pour le prouver à la face du monde.

KIKIE Ahou Nazaire

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