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Société Publié le vendredi 6 janvier 2012 | Nord-Sud

Cdt Koné Gaoussou à propos de la discipline de l’armée : «Nous ferons appliquer les décisions du président »

Le commandant Koné Gaoussou dit Jah Gao a adressé, hier, son dernier avertissement aux éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) qui occupent encore les commissariats d’Abobo.

C’est le dernier avertissement. Jeudi 5 janvier 2012, le commandant Koné Gaoussou dit Jah Gao fait le tour des commissariats du district de police d’Abobo pour demander aux militaires qui s’y trouvent de déguerpir. « Le président de la République a pris des décisions. Nous devons les appliquer. Il a demandé que les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci, ndlr) quittent les commissariats. Il faut que ce soit fait », fait-il savoir. Nous sommes à la base des éléments qui occupent le 14ème arrondissement. Le lieu, une maison au rez-de-chaussée d’un immeuble jaune, abrite les bureaux de plusieurs ‘’commandants’’. A l’arrivée de la délégation, il n’y a personne. Hormis les membres du secrétariat. Le commandant Koné Gaoussou appelle le chef au téléphone. Il lui laisse la consigne : « on ne veut plus voir d’éléments Frci dans les commissariats. Depuis qu’on a passé le message, certains éléments n’obéissent pas. C’est le dernier avertissement-là ! ». Au 14ème, le commandant et ses hommes n’ont trouvé aucun militaire. Personne n’est venu, confient les policiers. La patrouille commence au 15ème arrondissement. Koné Gaoussou demande aux militaires qui partagent le local avec la police de décamper. « Nous ne sommes plus ici. Depuis qu’il nous a été demandé de partir, il n’y a plus personne », se défend le seul élément trouvé sur place. Les militaires embarquent le chef du district, le commissaire Coulibaly Fangnan Yacouba. La suite de la tournée se fait avec lui. Le commandant Koné soutient que, désormais, tous les éléments seront regroupés à la cité universitaire. « Si un commissaire a besoin d’hommes pour une mission quelconque, il nous saisit et nous les mettons à sa disposition avec un ordre de mission. A partir de ce moment, ils seront sous le commandement de ce commissaire », explique-t-il. 32ème, 21ème puis 32ème arrondissements, l’ex-patron du groupement tactique 9 passe le message de la hiérarchie militaire. A chacune de ces étapes, point de ‘’commandants’’. « Ils ont certainement été informés de mon arrivée. Ils ont donc fui », croit-il savoir. Il les joint par téléphone afin de leur donner l’information de vive voix. Au 32ème, les dérapages des éléments des Frci sont palpables. Un classeur bleu contenant des convocations, des reconnaissances de dettes et d’autres papiers administratifs dont la confection est exclusivement réservée aux policiers est découvert. « Est-ce cela le travail des militaires ? C’est pourquoi ils doivent impérativement partir des commissariats », se plaint l’officier. Nous sommes au 13ème arrondissement. L’endroit a triste mine. Les toits incendiés probablement à la faveur de la crise post-électorale n’ont pas été remplacés. Un seul individu, en dehors des policiers, est présent « Tu es un élément ? Et, tu as une coiffure pareille ? », le réprimande le commandant après qu’il eut répondu par l’affirmative. La visite prend fin. Constat : les éléments ne sont déjà presque plus dans les commissariats. Et, avec cette tournée, il est sûr que les derniers Frci s’en iront définitivement.

Bamba K. Inza

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