Coincés, les partisans de Laurent Gbagbo qui tentaient de réfuter les preuves au début, finissent par les reconnaître, même s’ils prétextent une stratégie de communication.
Sonnés. Puis mis K.O. par les preuves accablantes du ministre Hamed Bakayoko, les partisans de Laurent Gbagbo s’en remettent difficilement. Ils vont jusqu’à se mélanger les pédales. A chaud, ils ont nié en bloc les déclarations du ministre avant de se raviser et de reconnaître l’existence des preuves qui, selon eux, étaient bel et bien dans l’ordinateur d’Ousmane Sy Savané. Sur ivoircarrefour.com, un de leurs nombreux sites internet, ces pro-Gbagbo, supposés être les vrais auteurs du document en question, ont publié hier, ledit dossier qu’ils reconnaissent comme étant celui que le ministre de l’Intérieur avait, effectivement, en sa possession mardi lors de l’émission télévisée. Tentant d’expliquer le contexte et l’objectif de la rédaction du document. « Le présent document est une proposition de stratégie de communication. Il a été rédigé deux mois après la capture du président Laurent Gbagbo (juin 2011). Son objet était de restaurer l’image du président Gbagbo considérablement détériorée par la crise postélectorale, puis d’empêcher son transfèrement à La Haye, en s’appuyant au plan interne sur des personnalités influentes, et sur le plan international sur des figures de pays émergents, ainsi que par la rencontre systématique avec des leaders de tous domaines, pouvant influer le cours des évènements, car déjà, on parlait de la Cpi…», expliquent-ils. «Le concepteur du document, poursuivent-ils dans leurs explications, a pris également la liberté de proposer des commissions ou «pools» et de les pourvoir, en cooptant des personnes, selon lui, qualifiées à différentes tâches; sans pour autant les en informer au préalable…» Dans leurs argumentaires, ils expliquent que le document était une ébauche à parfaire, eu égard à la mention des prénoms des personnes concernées, sans leurs noms. « Ce document rédigé le 18 juin 2011, n’a jamais pu être ni discuté ni validé ni même mis en application, car la majeure partie des personnes cooptées pour le «pool lobby/ pool finances » ayant vu leurs avoirs gelés et les personnes ressources n’ayant pu être contactées», justifie-t-on sur ivoirecarrefour.com. C’est ce document et ces justifications peu convaincantes que leurs auteurs comptent mettre sur la place publique ce matin, ou dans les jours à venir, à travers les journaux qui leur sont proches, pour le banaliser et espérer se dédouaner à la face du monde. Curieusement, ces explications, loin d’être convaincantes, les enfoncent et démontrent à quel point la Refondation est secouée après le grand déballage d’Hamed Bakayoko.
Ouattara Abdoul Karim
Sonnés. Puis mis K.O. par les preuves accablantes du ministre Hamed Bakayoko, les partisans de Laurent Gbagbo s’en remettent difficilement. Ils vont jusqu’à se mélanger les pédales. A chaud, ils ont nié en bloc les déclarations du ministre avant de se raviser et de reconnaître l’existence des preuves qui, selon eux, étaient bel et bien dans l’ordinateur d’Ousmane Sy Savané. Sur ivoircarrefour.com, un de leurs nombreux sites internet, ces pro-Gbagbo, supposés être les vrais auteurs du document en question, ont publié hier, ledit dossier qu’ils reconnaissent comme étant celui que le ministre de l’Intérieur avait, effectivement, en sa possession mardi lors de l’émission télévisée. Tentant d’expliquer le contexte et l’objectif de la rédaction du document. « Le présent document est une proposition de stratégie de communication. Il a été rédigé deux mois après la capture du président Laurent Gbagbo (juin 2011). Son objet était de restaurer l’image du président Gbagbo considérablement détériorée par la crise postélectorale, puis d’empêcher son transfèrement à La Haye, en s’appuyant au plan interne sur des personnalités influentes, et sur le plan international sur des figures de pays émergents, ainsi que par la rencontre systématique avec des leaders de tous domaines, pouvant influer le cours des évènements, car déjà, on parlait de la Cpi…», expliquent-ils. «Le concepteur du document, poursuivent-ils dans leurs explications, a pris également la liberté de proposer des commissions ou «pools» et de les pourvoir, en cooptant des personnes, selon lui, qualifiées à différentes tâches; sans pour autant les en informer au préalable…» Dans leurs argumentaires, ils expliquent que le document était une ébauche à parfaire, eu égard à la mention des prénoms des personnes concernées, sans leurs noms. « Ce document rédigé le 18 juin 2011, n’a jamais pu être ni discuté ni validé ni même mis en application, car la majeure partie des personnes cooptées pour le «pool lobby/ pool finances » ayant vu leurs avoirs gelés et les personnes ressources n’ayant pu être contactées», justifie-t-on sur ivoirecarrefour.com. C’est ce document et ces justifications peu convaincantes que leurs auteurs comptent mettre sur la place publique ce matin, ou dans les jours à venir, à travers les journaux qui leur sont proches, pour le banaliser et espérer se dédouaner à la face du monde. Curieusement, ces explications, loin d’être convaincantes, les enfoncent et démontrent à quel point la Refondation est secouée après le grand déballage d’Hamed Bakayoko.
Ouattara Abdoul Karim