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Société Publié le jeudi 28 juin 2012 | Notre Voie

Opération ville propre aux II-Plateaux : Des maquis et des maisons détruits

© Notre Voie Par Franck Danon
Aménagement de la ville d`Abidjan : Ce qui reste de la Rue Princesse.
La rue princesse de Yopougon rasée au Bulldozer.
La représentation d’Abidjan de l’Ong Regard pour enfants démunis (Red) sis aux II-Plateaux, route d’Aghien, non loin du Fonds national de solidarité (Fns), l’atelier des ferronniers, deux maquis, un lavage auto ont été détruits par des individus non identifiés, le 9 mai dernier. Ces individus ont dit être envoyés par « l’autorité », selon Désiré Tagro, secrétaire adjoint de l’Ong Red, qui a relaté les faits, le 12 mai dernier, auprès des décombres de sa représentation. Il a révélé que les dégâts matériels de l’Ong sont estimés à 15 millions Fcfa.

« Le maquis restaurant de l’Ong, les dons, les documents administratifs, médicaux et confidentiels, le matériel de bureau, un ordinateur, un frigo, 70 chaises, etc., sont les pertes que nous avons subies », a-t-il déclaré. Il déplore que les enfants démunis ne puissent pas bénéficier dans l’immédiat des services de l’Ong qui a permis des interventions chirurgicales. Désiré Tagro a annoncé que l’Ong et les voisins ferronniers, les maquis, le lavage auto, etc., ont reçu une mise en demeure, le 16 avril dernier, qui mentionnait que les occupants de l’espace rectangulaire de plus de deux hectares ont 48 h pour déguerpir. Les occupants de l’espace se sont rendus à la mairie pour se mettre en règle par rapport à la taxe d’Occupation du domaine public (Opd). Il a brandi l’attestation d’exonération de taxe n° 3507/2010 de la Direction de la production et du recouvrement de la mairie de Cocody attribuée à l’Ong Red. « Sur la mise en demeure, il est mentionné domaine privé. Pourtant, nous sommes sur une occupation du domaine public. Lorsque nous nous sommes rendus à la mairie de Cocody, au service Brigade de Surveillance, de l’Environnement et du Cadre de Vie et au service Transport, nos interlocuteurs nous ont dit qu’il ne se pose pas de problème à leur niveau, mais que nous pouvons avoir affaire au ministère de la Salubrité. Mais, curieusement, la mise en demeure nous a été récupérée par nos interlocuteurs », a-t-il expliqué. Les « bourreaux », a-t-il indiqué, sont partis avec des tôles pour montrer à leurs commanditaires qu’ils ont accompli leur mission.
Toutefois Désiré Tagro soupçonne une dame, propriétaire du marché situé sur le flanc ouest du site où les biens ont été démolis, d’être l’instigatrice de ce déguerpissement. D’autant qu’elle a auparavant menacé de déblayer la devanture de son marché en vue de construire des boutiques. « Nous avons porté plainte contre inconnu, car la mairie dit ne pas être responsable des démolitions. Nous avons confié le dossier à Me Toussaint Dako », a-t-il annoncé.
G.E.

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