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Politique Publié le vendredi 17 août 2012 | Le Patriote

Voici ce qui se prépare contre les Ivoiriens

La répétition avant la grande représentation ? C’en a tout l’air. Après l’attaque sanglant de la ville de Dabou hier, il est clair que les ennemis de la Côte d’Ivoire ont décidé de porter le glaive dans le sein de la mère patrie. On croyait à des escarmouches, juste pour apeurer les moins courageux. Mais au fil du temps, on se rend compte qu’il y a quelque chose de plus sérieux dans ce qui se passe ces derniers temps. Ceux qui en veulent terriblement à la nouvelle Côte d’Ivoire sont en train de mettre à exécution lentement, mais sûrement, leur projet. On se le rappelle, courant juin, des rumeurs d’attaques circulaient déjà. Dans le camp Gbagbo, les activistes proches de l’ancien régime ne manquaient pas de dire à qui veut l’entendre qu’ « un match retour » était en cours. Lors d’un meeting dans le mois de juin 2011, le président de la JFPI, Koua Justin avait lancé ce jour-là que le «fameux match retour » aura bel et bien lieu. «Il sera dur. Mais nous allons le gagner avec panache et détermination», déclarait-il le samedi 9 juin devant la jeunesse d’Ebimpé à Anyama. Dans les rues de Yopougon, de Koumassi, de Marcory et de Cocody, les inconditionnels de Laurent Gbagbo disaient à qui voulaient l’entendre ceci : « Ce n’est pas encore fini ». Alors, les Ivoiriens se demandaient bien ce qui n’était pas fini. Lors de leurs sorties, des proches de l’ex-chef de l’Etat et certains dirigeants de son parti, le FPI, en des mots à peine voilés, laissaient entrevoir que quelque chose est en train de se tramer contre la Côte d’Ivoire. A l’approche du 13 août 2012, date à laquelle l’audience de confirmation des charges devait se tenir, les rumeurs d’attaques se sont amplifiées. Ces rumeurs disaient clairement qu’à la veille de cette échéance, les attaques ciblées vont se multiplier. Le début de ces man?uvres subversives avaient même été données par les auteurs de ce que l’on qualifiait à l’époque de nouvelles de « radio Treichville ». Pendant ce temps, le secrétaire général par intérim du FPI, Laurent Akoun, parcourait le centre ouest et l’ouest du pays pour exhorter les militants et sympathisants du FPI à un soulèvement contre les FRCI en cas de confirmation des charges retenues contre Laurent Gbagbo. Dans la foulée, une vraie-fausse prophétie décrétait une guerre de « 77 jours à compter du 7 août 2012 ». Aujourd’hui, ce message qui parlait d’une guerre de libération contre la Côte d’Ivoire sonne, avec tout ce qui se passe, comme un signal. Celui du début d’une guérilla urbaine qui a déjà commencé. Nos sources sont formelles. La fameuse guerre de 77 jours ne sera pas un conflit armé conventionnel. Ce sera une guerre d’harcèlement permanent. Durant la période choisie par ces apprentis terroristes, à savoir d’août à octobre, nos sources disent que les attaques seront quasi-quotidiennes. Les six attaques qu’a déjà subies la Côte d’Ivoire entrent dans cette stratégie. Le choix des villes de Yopougon, d’Agboville, de Grand-Bassam, de Toulépleu, d’Abengourou et de Bingerville n’est pas fortuit. Ces villes ont voté majoritairement pour Laurent Gbagbo lors des deux tours de l’élection présidentielle de 2010. Et dans ces localités, de nombreux miliciens pro-Gbagbo y résident encore et sont lourdement armés. Ce sont ces miliciens qui servent de points focaux et de tuteurs aux mercenaires recrutés pour les besoins de la cause. Les auteurs des attaques se retrouvent en terrain favorable. Ils sont aidés, selon les informations que nous avons à notre possession, par des militants et cadres locaux du FPI qui, au cas échéant, leur donnent gîte et couvert jusqu’au jour de l’attaque. Les attaques se perpétueront jusqu’en octobre comme prévu. Et elles se feront dans des villes et villages où les populations sont favorables à l’ancien régime. Dans le plan général d’attaques, les villes comme Aboisso, Adiaké, Bonoua, Abengourou (la première tentative ayant échoué), Agnibilékrou, Bondoukou, Adzopé, Azaguié, Akoupé pour ne citer que celles-là, sont dans le collimateur de ces déstabilisateurs. L’objectif n’est pas pour le moment la prise du pouvoir. Mais, créer un environnement d’insécurité pour installer la psychose au sein de la société ou éventuellement, provoquer des affrontements intercommunautaires. Toujours dans ce même souci de créer un climat de tension permanent, ces attaques visent également à effrayer les investisseurs et les bailleurs de fonds. Mais que l’on ne se méprenne guère pour autant sur le but final de ces tueurs. Derrière les attaques se cachent une opération militaire d’envergure. Les sécurocrates proches de l’ancien régime espèrent voir le régime Ouattara profondément ébranlé après ces différentes attaques. Une fois le dispositif sécuritaire des Forces républicaines de Côte d’Ivoire suffisamment déréglé et affaibli, ils entendent provoquer une insurrection courant octobre qui, selon leur plan, mènera à la chute du pouvoir Ouattara. Les sécurocrates du FPI, vu le relatif succès des dernières attaques, sont convaincus que cette chute est pour bientôt. C’est pourquoi, aujourd’hui, dans le camp des pro-Gbagbo, le moral est au beau fixe et l’heure est à l’optimisme. Le mot d’ordre qui circule actuellement est : « Tenez-vous prêts. Car le match retour aura bientôt lieu ! ». Ce qui se passe en réalité ces temps-ci n’est rien d’autre qu’une répétition avant la grande représentation. Pourvu que les auteurs et commanditaires soient freinés dans leur projet. Ici et maintenant. Avant que cette sorte d’effroi sans fin auquel les Ivoiriens assistent, en ce moment, ne se transforme en une fin effroyable.
Jean-Claude Coulibaly
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