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Politique Publié le samedi 25 août 2012 | L’Inter

Situation socio-politique en Côte d`Ivoire / Adama Diomandé, farouche partisan de Ouattara en France: “Voici ceux qui attaquent la Côte d`Ivoire”

© L’Inter Par DR
Politique nationale / Adama Diomandé, président de l`ADDL, Paris
Photo: Adama Diomandé, président de l`ADDL, Paris
Par deux fois, le procès de l’ex-président, Laurent Gbagbo, a été reporté à la demande de ses avocats. Comment appréhendez-vous ces reports ?

Les avocats font leur boulot, ils sont payés pour ça. Me Altit a un marché considérable. Tant que ça dure et que les partisans de Gbagbo prennent cela pour une victoire, il ne s’en plaint pas. Moi, je ne voudrais pas que le procès de Gbagbo soit un ingrédient politique en Côte d’Ivoire. Le gars a des comptes à rendre devant la justice internationale, parce qu’il a posé des actes dans son pays qui l’ont amené là où il est. Il y a des accusations contre lui, on va lui présenter les preuves, il a ses avocats avec lui, il va se défendre. Je ne souhaite pas que le RHDP, notamment le RDR, utilise ce procès comme une action politique. On ne peut pas empêcher les partisans de Gbagbo de pleurer. Je ne souhaite pas une contre-manifestation contre les actions des partisans de Gbagbo à la Haye. Que les associations des victimes soient représentées d’une manière modeste, mais pas d’une manière politique.

Pourtant, il se dit que vous préparez un déferlement bientôt sur la Haye ?

Oui, mais ce n’est pas ma conception. Je ne me suis impliqué dans cette mobilisation, parce que je pense que ce n’est pas en faisant du bruit autour de la Haye qu’on va influencer la décision des juges. Même le boucan des partisans de Gbagbo à la Haye ne sert pas la cause de Gbagbo.

Ne craignez-vous pas que ce procès attire d’autres personnes vers la Haye dans les rangs du pouvoir actuel, suite aux tueries massives qu’il y a eu durant la crise post-électorale ?

Moi, je suis pour que la justice se fasse et dans n’importe quel camp, que ce soit celui du pouvoir ou celui de l’opposition. Il faut reconnaître une chose cependant : il y a un camp qui, Malgré sa défaite, en bravant les injonctions de la communauté internationale. Des gens se sont battus pour faire respecter le verdict des urnes. C’est pourquoi je suis un peu réservé sur les conclusions de l’enquête de la commission nationale (CNE). Parce que catégoriser les victimes en RHDP et LMP, ce n’est pas juste. Il y a eu des tueries relevant d’une situation, du fait d’un individu, il doit les assumer. Même si les combattants FRCI, qui ont été constitués pour faire face aux mercenaires et autres miliciens, ont commis des dégâts, on ne peut pas les mettre sur le même pied. Par contre, s’ils ont outrepassé la défense et commis des crimes contre l’Humanité, des crimes de guerre, ils doivent en répondre. Le président de la République a dit, pour la crédibilité de son gouvernement, que ceux qui ont commis des crimes inacceptables dans les deux camps, doivent être déférés devant la justice.

Bientôt les élections locales en Côte d’Ivoire. Vous qui aviez manifesté de l’intérêt pour les législatives avant de vous retirer, avez-vous encore ces ambitions?

Oui, j’ai encore mes ambitions. Je n’ai pas été partant aux législatives, qui sont purement politiques. Il fallait la caution d’un parti politique. Moi, je souhaiterais aller en RHDP, ce qui m’a semblé un peu difficile. Mais, je suis attaché à mon village. Certes, je suis originaire du nord, mais je suis pleinement un fils de Zikisso, où tout le monde me reconnaît comme tel. Ce sont mes frères Dida, eux-mêmes, qui m’appellent pour les municipales à Zikisso. Parce que, pour eux, le fait que mon combat a été reconnu auprès du président Alassane Ouattara, est un atout aujourd’hui pour que le pouvoir se penche sur cette sous-préfecture
délaissée, alors qu’elle était réputée être un bastion du FPI. Ces personnes se tournent vers moi, parce que si je suis candidat, c’est pour amener le président de la République dans le schéma de la réconciliation, à se pencher sur les problèmes existentiels de ces populations qu’on pensait lui être hostiles. C’est le sens de mon combat. Mais, je souhaiterais, si cela devrait l’être, que ça se passe en RHDP. C’est-à-dire un mouvement qui soutient l’action de Bédié et de Ouattara. Je suis donc partant pour les municipales, et je réunirai les conditions politiques pour y arriver.

Entretien réalisé par F.D. BONY
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