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Politique Publié le lundi 13 mai 2013 | Le Mandat

Crise malienne / Avant la Présidentielle de juillet - La MISMA disparaît… - Voici la nouvelle mission onusienne qui la remplace

© Le Mandat Par BIPA
Exercice militaire franco-ivoirien "Agbanian": FRCI, Force Licorne et Onuci expliquent l`événement
Mardi 02 avril 2013. Abidjan. Etat-Major Général des FRCI au Camp Gallieni. Dans le cadre du lancement de l`exercice militaire franco-ivoirien "Agbanian" qui se déroulera à Lomo Nord du 3 au 07 avril 2013, le général de corps d’armée Soumaïla Bakayoko, chef d’Etat-major général des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et le colonel Vincent Giraud, Commandant de la Force interarmées Licorne expliquent l`importance de l`événement
Une réunion du Comité restreint des chefs d’état-major de la CEDEAO, sur la crise malienne et en Guinée-Bissau, s’est tenue pendant près de 10 heures de temps, à Abidjan-Plateau le week-end-end dernier. Au cours de laquelle d’importantes décisions ont été prises.
Plus de temps à perdre. Les chefs d’état-major de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) veulent en finir pour de bon avec la crise malienne. Surtout avant la tenue de la Présidentielle en juillet prochain. Le samedi 11 mai, le Comité restreint des chefs d’état-major de la CEDEAO, s’est réuni au Novotel-Plateau pour réfléchir sur la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), de 10 heures à 21 heures. Il s’agissait pour le général de corps d’Armée Soumaïla Bakayoko, chef d’état-major général des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et les autres responsables militaires de la sous-région d’accorder leur violon sur les modalités de la transformation de la MISMA en une mission des Nations-Unies, dénommée Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Ce, conformément à la résolution 2100 du Conseil de Sécurité des Nation-Unies (UNSC) adoptée le 25 avril dernier. Cette mission devrait être effective au plus tard le 1er juillet, avec près de 12.000 militaires et policiers, selon Soumaïla Bakayoko, président du Comité des chefs d’état-major de la CEDEAO.
12.000 soldats et policiers
« Il est question de faire en sorte que l’actuelle mission au Mali puisse bien passée la main à la MISMA. Cette mission sera effective le 1er juillet 2013 avec près de 12.OOO hommes, soit 11.2OO soldats et 1.044 policiers. Il est important qu’à l’occasion de cette réunion, des dispositions judiciaires soient prises pour accomplir cette mission », a indiqué le chef d’état-major général des FRCI. A l’ouverture de ladite réunion, le ministre auprès du président de la République chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi, a invité les généraux et Officiers supérieurs à se concerter sur les actions à prendre afin que cette transformation soit une réussite. « Vous devrez examiner les différents mandats des pays contributeurs de troupe, garantir la gestion multinationale et l’accroissement des effectifs », a précisé l’envoyé du président de la République Alassane Ouattara, ministre de la Défense ivoirienne. Au nom du président de la Commission de la CEDEAO, Mme Hon Salamatu Hussaini Suleiman, Commissaire des Affaires politiques paix et sécurité a souligné que cette transformation de la MISMA en MINUSMA marquera une étape importante pour la recherche d’une solution durable aux défis sécuritaires. Car, dira-t-elle, le Mali fait face aux défis sécuritaires, qui pose une sérieuse menace à toute la sous-région et au monde, de manière générale. « Il est particulièrement idoine de saluer la réponse émanant de notre communauté et particulièrement de cet auguste Comité depuis le commencement de cette crise, qui a mené au déploiement de la MISMA, en dépit des nombreux défis rencontrés », a indiqué Salamatu Hussaini Suleiman avec beaucoup de satisfaction. Au dire de la Commissaire de la Commission de la CEDEAO, la transformation de la MISMA en MINUSMA fera l’objet de multiples exigences, pour qui, « en dehors du besoin urgent de planification et de coordination du mécanisme de transition d’une trame d’opération à une autre, il existe aussi un besoin de générer la conduite d’une force qui devra s’assurer que la MISMA respecte les normes de l’ONU ». Selon elle, les chefs d’état-major de la CEDEAO doivent s’efforcer de trouver une position commune sur ces exigences et sur la nomination d’un Commandement de militaires et de policiers de la MINUSMA.
Le cas de la Guinée-Bissau
S’agissant de la crise en Guinée-Bissau, Mme Salamatu Hussaini a noté que des progrès continuent d’être accomplis en vue de stabiliser la situation sécuritaire, et en vue de pouvoir mettre en place le Programme de réforme du secteur de la Défense et de la Sécurité (DSSRP). « Nous allons, par conséquent, continuer à le soutenir dans la réalisation de cet objectif, tout en impliquant la communauté internationale pour prêter main forte à la Guinée-Bissau dans cette période critique », a-t-elle rassuré, lors de la première partie de la réunion du Comité restreint des chefs d’état-major de la CEDEAO. Dans la soirée, après 10 heures de travaux, les responsables militaires de la sous-region se sont félicités de la qualité du travail abattu. Même s’ils n’ont pas levé le voile sur le contenu des recommandations, le général de Corps d’Armée Soumaïla Bakayoko, a néanmoins confié que le fruit de leur labeur permettra d’endiguer les crises au Mali et en Guinée-Bissau. « Les excellents résultats que nous venons d’obtenir aujourd’hui, (samedi 11 mai, ndlr) relativement à la mission de la CEDEAO au Mali, et en Guinée-Bissau, montre une fois de plus combien de fois nous sommes déterminés à faire en sorte que la paix soit une réalité dans notre sous-région. Il va sans dire que les recommandations pertinentes que nous venons de faire, surtout concernant la transformation de la MISMA en une mission des Nations-Unies, la MINUSMA, vont permettre, nous en sommes convaincus d’exécuter parfaitement cette mission », a-t-il révélé. Le général Sow, chef d’état-major des Armées du Sénégal a, également, salué l’esprit qui a guidé les travaux et les résultats auxquels ils sont parvenus. Non sans adresser une motion spéciale à l’endroit de la Commissaire de la CEDEAO. Qui, selon lui, les accompagne tout le temps dans leurs réflexions et décisions. « Elle a apporté les éclairages nécessaires et le soutien assez précieux pour nous autres décideurs militaires. Son appui politique est toujours le bienvenu à tout ce que nous faisons », a confié le général Sow.
FOFANA Baba Idriss

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