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Politique Publié le lundi 23 décembre 2013 | Nord-Sud

Retour des exilés, libération des prisonniers : Damana Pickass désavoue Amani N’Guessan

© Nord-Sud Par CHRIS STEIN
Damana Adia Pickass, Ancien membre de la commission électorale de Côte d`Ivoire et président de l`Association des réfugiés ivoiriens à Accra.
Les partisans de Laurent Gbagbo continuent d’étaler leurs divergences sur la nécessité de lâcher ou non du lest au nom de la paix et de la réconciliation. Dernier exemple en date, la profonde divergence de vues entre la direction du Front populaire ivoirien (Fpi) et une partie des militants et cadres de l’ancien parti au pouvoir, en exil. Vendredi dernier, c’est par un communiqué posté sur Facebook que Damana Pickass, ex-représentant de Laurent Gbagbo à la Commission électorale indépendante (CEI) s’est dit surpris de la démarche entreprise auprès du gouvernement par l’ancien ministre, Michel Amani N’Guessan, pour faciliter le retour des exilés et la libération de partisans de l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo. «La Coalition des patriotes ivoiriens en exil (Copie), dirigée par Damana Adia Pickass, a appris avec étonnement ce jeudi 19 décembre 2013, à travers les médias, la conclusion d’un accord entre le gouvernement Ouattara et une délégation du Front populaire ivoirien (Fpi), composée de Amani N’Guessan Michel, Miaka Ouréto et de Sery Gouagnon sur le retour des exilés.
Suite à cette information, de nombreux exilés ne cessent de nous joindre pour exprimer leurs inquiétudes et mécontentements. La Copie invite les exilés et les Ivoiriens au calme et à la sérénité. Dans les heures qui suivent, la Copie donnera de façon claire et nette sa position sur ce prétendu accord», lit-on dans ce communiqué qui est un vrai pavé jeté dans la mare de la direction du Fpi.
C’est que, jeudi dernier, la direction du Fpi, conduite par Michel Amani N’Guessan, Sylvain Miaka Ouretto et Séry Gouagnon, a rencontré le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, pour plaider la cause des exilés et autres prisonniers pro-Gbagbo. Apparemment, la démarche n’est pas du goût de tous les partisans de l’ancien chef de l’Etat, en faveur de qui la marche est menée. «Nous sommes de grandes personnes. Quand nous sentirons le besoin de rentrer, nous prendrons nos dispositions pour le faire», a assuré un partisan de Laurent Gbagbo, réfugié dans la sous-région. «Ce n’est pas la peine d’aller b… votre culotte pour nous», ajoute-il sur sa page Facebook. Un avis que ne partagent pas d’autres pro-Gbagbo, sans doute désireux de regagner le bercail. «(…) Nous vous soutenons et vous faisons confiance pour la libération des prisonniers politiques et le dégel des avoirs, et dans toutes vos initiatives pour le retour des vrais exilés et les vrais réfugiés et non pour des exilés aux agendas secrets et aux desseins inavoués», rembarre Claude Gohourou, bien connu dans, ce qui s’appelait à l’époque, ‘’la galaxie patriotique’’. «(…) Il est temps que nous sachions exactement ce qui semble être bon pour soi et ce qui est bon pour l’ensemble des démocrates exilés et réfugiés», insiste-t-il.

Marc Dossa

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