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Politique Publié le mercredi 26 novembre 2014 | Ministères

Statut du pupille de la nation et lutte contre la traite des personnes : le gouvernement prend des mesures

© Ministères Par DR
Conseil des Ministres extraordinaire présidé par le Chef de l`Etat, SEM Alassane OUATTARA
Vendredi 3 octobre 2014. Palais de la Présidence de la République. Ph : Koné Bruno
Un conseil des ministres s’est tenu, exceptionnellement mardi 25 novembre, en raison de la visite de 48 heures qu’effectuera en Côte d’Ivoire, du mercredi 26 au jeudi 27 novembre, le Chef de l’Etat gabonais, SEM Ali Bongo. Au cours de cette séance de travail hebdomadaire qui a réuni autour du Président de la République, SEM Alassane Ouattara, le Premier ministre et son équipe, plusieurs décisions ont été prises concernant plusieurs secteurs de la vie socio-économique nationale. Au nombre des décisions majeures adoptées au cours de ce conseil des ministres, figurent l’adoption d’un projet de loi définissant le statut de pupille de la nation et d’un projet de loi relatif à la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées.

En ce qui concerne le projet de loi portant statut du pupille de la Nation, il apporte une définition claire des catégories de personnes visées.

Il s’agit, a précisé Bruno Koné, le porte-parole du Gouvernement, des enfants ayant l’âge entre zéro et dix-huit ans, notamment des enfants abandonnés, des enfants de parents toxicomanes ou atteints troubles psychologiques, des enfants de mères incarcérées ou décédées en couche, des orphelins de pères et/ou de mères, des enfants dont le père et la mère sont dans l’incapacité de faire face à leurs obligations parentales ou ont été déchues leur autorité parentale et des enfants en situation de vulnérabilité qui peut nuire à leur vie.

Dans tous ces cas-là, a souligné Bruno Koné, L’Etat peut recueillir les enfants et leur apporter toute l’assistance dont ils ont besoin pour grandir normalement. « Les enfants peuvent être notamment accueillis dans les orphelinats, dans les structures spécialisées, pourront faire l’objet d’adoption mais suivis par l’Etat de Côte d’Ivoire », a renseigné M. Koné.

Pour ce qui est de la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées, elle prendra une toute autre tournure avec la nouvelle législation en préparation dont le projet a été adopté au cours du conseil des ministres. Selon le porte-parole du Gouvernement la nouvelle législation vient corriger les insuffisances des textes actuels dont les réseaux proxénètes profitent pour exploiter des personnes, notamment des jeunes filles.

Face à une pratique qui prend des « proportions inquiétantes » dans le pays, l’Etat adopte donc ce projet de loi qui « permet de mieux définir les pratiques concernées, met en place des mécanismes de répression, de prévention, de protection de ces personnes-là ».

Ainsi, on retient de ce projet de texte législatif que la traite des personnes et les pratiques assimilées concerne l’exploitation sexuelle, le travail domestique, l’esclavage, le travail forcé, l’exploitation de la mendicité, la servitude pour dette civile, le mariage forcé et le prélèvement ou du trafic d’organes humains.

Avec cette définition plus aboutie des pratiques qui constituent la traite des personnes, le gouvernement compte apporter plus de vigueur à la lutte contre ce fléau aux effets dévastateurs.

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