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Économie Publié le mercredi 15 avril 2015 | Cote d’Ivoire Economie

Sara 2015 : la Côte d’Ivoire s’ouvre au monde

© Cote d’Ivoire Economie Par DR
3ème édition du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan (SARA 2015)
Pendant dix jours, à compter du 3 avril 2015, la Côte d’Ivoire expose à la face du monde son potentiel agricole, dans l’objectif de le promouvoir et d’apporter une nouvelle visibilité à l’investissement agricole durable. Des centaines de milliers de personnes venues des quatre coins du monde sont attendues à ce grand rendez-vous de l’agribusiness.

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA), la Côte d’Ivoire, à l’instar d’autres pays de la Cedeao, a conçu et adopté son Programme national d’investissement agricole (PNIA), en juillet 2010. Ce programme a été opérationnalisé à travers le Plan d’investissement détaillé (PID), évalué à 2002,8 milliards FCFA, soit 4,0057 milliards de dollars US. Ce programme couvre la période 2010 à 2015, et connaît déjà un début de mise en œuvre. Le portefeuille projet, qui était en cours de janvier 2010 à fin juillet 2012, était évalué à plus de 75 milliards FCFA. Cinq autres projets également en cours d’instruction pour un montant d’investissements de plus de 80 milliards FCFA sont attendus. Le PNIA est conçu pour s’aligner avec les grandes priorités nationales de développement et de réduction de la pauvreté qui ont été définies d’abord par le DSRP (Document stratégique de réduction de la pauvreté), et reprises par le PND (Programme national de développement 2012-2015).

Une porte ouverte sur les opportunités d’investissement
Ainsi, le PNIA concourt directement à l’atteinte du résultat stratégique 2 du PND décliné en ces termes : «La création de richesses nationales est accrue, soutenue, et ses fruits sont repartis dans l’équité.» Le PNIA a pour ambition non seulement de rattraper le retard accumulé au niveau des investissements publics durant les dix dernières années, mais aussi de jouer le rôle de catalyseur de l’investissement privé et associatif en vue de réaliser au moins 9% de croissance agricole à l’horizon 2020 (en d’autres termes, réaliser un taux de croissance de 9% ou 10% du PIB agricole). L’atteinte de cet objectif n’est possible que par des actions publiques de valorisation du potentiel agricole ivoirien, mais également par des mesures d’incitation à l’investissement privé. C’est donc dans ce cadre que la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao et de noix de cola, premier producteur africain de latex, de bananes et premier exportateur de noix de cajou a décidé de s’ouvrir au monde à travers le Salon international de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (Sara) en 2015. Cet événement, comme nous le soulignions précédemment, va mettre en valeur les richesses agricoles nationales et promouvoir l’investissement, pour le développer et le pérenniser. «C’est une plateforme d’opportunités d’investissements directs dans le secteur agricole, des ressources animales, halieutiques et forestières», précisait donc, l’année dernière, le ministre de l’Agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly, lors du lancement de cet important événement, troisième du genre après les éditions de 1997 et 1999.

500 000 visiteurs attendus

La Côte d’Ivoire devient ainsi, du 3 au 12 avril 2015, la vitrine de l’Afrique à travers l’exposition de son potentiel agricole. Quelque 500 000 visiteurs et de nombreux investisseurs découvriront le savoir-faire qui sera présenté lors de ce salon. La Sara 2015, à l’instar des éditions précédentes, sera une véritable plate-forme de réflexion autour d’un thème central très important de par la densité de son contenu : «Investir dans les plus pauvres et dans l’agriculture familiale : la clé du succès des économies africaines». La Côte d’Ivoire, via son potentiel agricole, devient donc une sorte d’Afrique en miniature, offrant matière à réflexion afin, pourquoi pas, d’impulser le développement agricole de l’Afrique tout entière. Si, pour les deux éditions précédentes, les esprits en ont été plus où moins marqués, le Sara 2015 se donne quant à lui les moyens, à tout point de vue, de s’inscrire dans les annales de l’histoire. «L’investissement public et privé dans le secteur agricole», «L’efficacité de l’aide au développement dans le secteur agricole», «La création d’une bourse des matières premières agricoles : outil de développement du secteur agricole», « Le financement des exploitations agricoles et l’assurance agricole», «La formation et la recherche agricole», «Valorisation de produits agricoles et gestion des plantations agricoles : faisabilité et rentabilité», voilà autant de thématiques qui peuvent, à en croire les promoteurs du Sara 2015, dessiner une vision plus large et plus approfondie des politiques agricoles publiques.

Capitaliser sur les acquis du passé
Après seize ans de disette, le Sara revient dans un contexte de stabilité politique, mais surtout de relance économique ponctuée par des indicateurs de performance qui, de l’avis de nombreux experts, placeront la Côte d’Ivoire sur orbite à l’horizon 2020, faisant d’elle un pays émergent. Tout en capitalisant sur les acquis du passé, ce troisième salon va innover, tant par l’approche adoptée pour son organisation que par son contenu. Par son organisation, le Sara 2015 se veut aussi une illustration concrète du partenariat public-privé. En effet, l’option a été prise de confier les tâches opérationnelles de l’organisation du Sara à un acteur privé, un professionnel ayant une solide expérience en matière de promotion, d’organisation et de gestion d’événement de grande ampleur. Outre les aspects classiques d’exposition de produits et de visites des stands, l’accent sera mis sur les assises, qui seront l’occasion de faire le bilan de la mise en œuvre du Programme national d’investissement agricole. Le Sara 2015, c’est enfin la distinction dans l’Ordre du mérite agricole des plus méritants des acteurs du développement agricole de toutes les contrées de la Côte d’Ivoire, acteurs anonymes, mais qui se battent chaque jour pour faire avancer l’économie de ce pays. L’opportunité sera donc saisie pour leur rendre un hommage mérité.

Dieudonné Wognin

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