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Art et Culture Publié le lundi 10 mai 2021 | AIP

La danse du « Kroubi » un creuset de rapprochement des populations de Bondoukou

Bondoukou – Le "Kroubi", danse populaire de réjouissance des jeunes filles organisée du dimanche 09 au lundi 10 mai 2021 à Bondoukou (Nord-est, région du Gontougo), se veut un creuset de rapprochement des populations et de cohésion sociale.

« Grâce au Kroubi, toutes les familles de Bondoukou se sont réunies au centre-ville pour être ensemble et partager ce moment important de notre tradition », a lancé Timité Bintou, commerçante. Celle-ci a plaidé pour que ces festivités perdurent dans le temps.

Pour Ouattara Adja Mia, tresseuse, cette fête doit être reconnue sur le plan national car, elle contribue au renforcement de la cohésion sociale et consolide la paix entre les populations. Elle s’est dite heureuse de participer au "Kroubi" qui ne doit pas disparaître, malgré de nombreuses oppositions.

Même son de cloche pour Timité Fatoumata qui affirme que le "Kroubi" est un patrimoine culturel qui doit être préservé. Car, selon elle, cette danse rassemble des personnes de religions, d’ethnies et d’origines diverses qui viennent assister à ces festivités.

Le Kroubi est une danse traditionnelle qui met ensemble des jeunes filles de cinq à 25 ans, vêtues d’habits d’apparat, perchées à une hauteur de près de trois mètres sur des poutres tiennent pour la plus part des queues de chevaux qu’elles balancent de façon synchronisée au rythme d’un son musical bien orchestré.

A plusieurs points névralgiques de la commune, ces jeunes filles, guidées par des femmes un peu plus âgées se trémoussent, attirant l’attention des curieux impressionnés par la cadence des pas de cette danse qui se tient à quelques jours de la fête de Ramadan.

Le Kroubi dont l’origine reste encore une énigme visait, dans le temps, à mettre en éveil les hommes pendant qu’ils lisaient le Coran, lors de la nuit du destin. A ce jour, le Zanzan reste la seule région où cette danse est encore pratiquée.


zaar/tm

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