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Santé Publié le mercredi 19 mai 2021 | AIP

Vers une augmentation du coût des prestations des cliniques privées en 2022 (Dr Boguifo)

Après près de 30 ans d'inertie et de "sacrifices" consentis par les acteurs du secteur, les coûts des prestations effectuées dans les cliniques privées devraient connaître une augmentation en 2022, a annoncé le président du conseil d'administration (PCA) de l'Association des cliniques privées de Côte d'Ivoire (ACPCI), Dr Boguifo Joseph.

"Il faut qu'on s'asseye et qu'on pense notre système de santé, sinon on va le détruire", a insisté Dr Boguifo, lors d'une conférence de presse organisée mercredi 19 mai 2021 au siège de la FIPME, à Abidjan Cocody, notant que le pays dispose du secteur privé de santé le plus performant en l'Afrique de l'Ouest.

Si en 2022, rien n'est fait, les schémas qui se présentent sont soit le fait que beaucoup de cliniques vont devenir indépendantes en se passant du tiers-payant, soit elles vont fermer, soit elles vont opter pour la fraude, a-t-il prévenu.

Dr Boguifo a justifié cette rencontre avec la presse notamment par les critiques diffusées sur les réseaux sociaux relativement à la hausse des coûts, au mauvais accueil ou à des prestations approximatives dans les établissements de santé tant publics que privés. S'exprimant donc sur "La problématique du secteur privé de la santé", il a lancé un cri de détresse au nom de ce secteur qui consent d'énormes sacrifices depuis des années, par le fait que les tarifs décidés depuis 1998 ne sont pas encore entrés en vigueur ou le sont "très partiellement", alors que le coût de la vie a augmenté.

Il a rappelé que des discussions engagées avec le gouvernement avaient arrêté l'application de nouveaux tarifs, respectivement en 1998, 2009 et 2018, sans toutefois jamais pouvoir aboutir à cause de fortunes diverses. Ce sont, entre autres, le coup d'Etat de 1999, les crises militaro-politiques ou instabilités politiques de 2002 à 2010, et même maintenant la pandémie à COVID-19 qui a engendré l'augmentation du prix des consommables et d'équipements médicaux.

Ainsi, le PCA de l'ACPCI appelle à des discussions ouvertes avec le ministère de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle. Il l'invite à établir un contrat avec le secteur privé de la santé et avec les sociétés de gestion du portefeuille maladie, demande la mise en place d'une Autorité de régulation du secteur de la santé ainsi que l'actualisation des textes notamment le Code de la Santé qui date de 1953.

Au gouvernement, il demande de faire bénéficier au secteur de la santé les avantages liés aux secteurs prioritaires. Il préconise également une fiscalité spécifique en faveur du secteur privé de la santé, par la réduction des taxes ou la détaxation de produits médicaux. "Que l'Etat subventionne la santé comme il le fait pour l'Education", a-t-il dit, estimant qu'il peut même affecter des médecins spécialisés dans les cliniques, pour réduire les coûts.

Quant aux sociétés d'assurance, Dr Boguifo les exhorte à une convention-cadre avec les cliniques. Les populations ont quant à elles été invitées à "comprendre ce qui se passe, sans s'en prendre au système de santé". Le PCA a affirmé sa confiance au nouveau ministre, Pierre Dimba, qu'il qualifie de technocrate et de stratège. La volonté de l'Etat de faire de la Côte d'Ivoire le hub de la santé d'ici 2025 peut se réaliser si tous les acteurs se mettent ensemble, a-t-il conclu.

(AIP)

cmas

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